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[Forêt] Lisière Nord

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Koromaru
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MessageSujet: [Forêt] Lisière Nord   Mer 13 Fév - 9:58

A vrai dire... Trois mois étaient passé, et rien n'avait réellement changé. Pendant tout ce temps, j'avais continué de bosser, sans pour autant développer une énergie positive et motivante à ce que je faisais, ce que je voulais faire. Les étoiles, les prairies, les ombres de la forêt, je les préférais toutes et tous à la douce douleur du travail forcé. Mais soit, trois mois sont passés, et comme prévu, je retrouvais Hanomaru-san à la frontière nord du village de Konoha. Pourtant, cela ne changeait pas grand-chose. Toujours des arbres, de toute couleur, de toute variété. Tout cela était magnifique, mais comment aurait-on pu tracer avec précision et détermination une ligne marquant la limite du village ? Bref, tout cela n'était qu'éphémère, et disparaitrait un jour, avec nous. Je m'asseyais doucement sur une roche, ressentant sa légère froideur qui pénétrait en moi, puis je sortais un tube de fleur et d'un coup d'allumette, j'enflammais la cigarette, dégageant une douce odeur de soja et de rose, tout cela combiné.

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Dernière édition par Koro' Nara le Mer 23 Avr - 14:09, édité 1 fois
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Koromaru
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MessageSujet: Re: [Forêt] Lisière Nord   Ven 15 Fév - 14:36

J’en avais marre d’attendre. Alors je m’étirais. Aya-chan arriverait pour l’apéro, comme ça tout le monde sera content. Ecartant les jambes avec souplesse, je me balançais d’un côté puis de l’autre. Pliant mon genoux, me tenant droit adossé à un tronc, je contractais mes cuisses, puis je sautillais quelque peu, pour remettre en forme tout le petit matériel musculaire dont je n’avas pas l’habitude d’utiliser. En fait très peu. Cependant, je constatais avec tristesse que cela devenait essentiel pour une cohérence parfaite de ma stratégie de combat : le meilleur moyen d’utiliser le Kage Mane est que mon adversaire soit prêt de moi. Or, s’il l’est, c’est qu’il maîtrise les arts du corps à corps et du taijutsu. Il n’aura donc aucun mal à passer outre mon ninpo de l’ombre. Ainsi je dois pouvoir réagir le plus vite possible. M’exercer à la vitesse semblait être la bonne solution. Un minimum je dirais… Je posais mon sac sur le sol encore chaud de la forêt environnant Konoha, puis, déposant un parchemin sur le sol, je murmurais un Kaiin léger, quelques kunais sortant dans un pouf modéré. Enchaînant quatre taos, j’insufflais trois clones de terre. Les doton bunshins, parfaits dans leur conception, se rapprochaient de moi. Je leur distribuais à chacun trois kunais, puis d’un mouvement rapide de la tête, je leur faisais comprendre le but de cet entraînement, et comment ils devraient opérer. Mais à peine m’étais-je écarter que j’entendais déjà le son de l’arme qui fendait l’air. Je me retournais, la lame se dirigeait avec vitesse vers mon dos. Je ne m’attendais pas à une réaction si vive, mais c’était tant mieux, cela mettait un peu de piquant à tout ça, et ça montrait que mes clones étaient vraiment parfaits. Prenant appui sur deux jambes, je contractais légèrement mes abdominaux, puis poussant sur ma jambe gauche, je me décalais vers la droite. D’un bon je me retournais, pivotant sur mon talon. Je faisais alors face à mes trois adversaires. Mais eux, ne lambinaient pas. Deux kunais fusaient vers moi, alors que le troisième clone ramassait déjà l’arme qu’il venait de lancé. Mes pieds dérapant sur le sol granuleux, je fonçais à la rencontre du danger. Alors que le premier visait ma tête, je me baissais rapidement, mais je voyais déjà le deuxième qui allait toucher mon torse. Le buste pratiquement vertical, je devais m’imposer. La réaction devait être brève mais franche, sinon j’y laisserais des plumes. Il fallait que je réveille chacun de mes muscles, chacun de mes ligaments, ce que je n’avais jamais fait auparavant. Ce n’était pas de la force brute, c’était véritablement un exercice de précision, d’impulsion et de reflexe. En gros, je devais largement améliorer mon esquive. Pris dans le feu de l’action, je ne voyais pas vraiment comment procéder. Mise à part tenter des trucs complètement fous, dont je n’avais même pas soupçonné l’existence. Mon corps plié à 90°, mon talon pénétrait dans le sol, afin d’être véritablement stable, et pouvoir bondir. Ma cuisse se contractait, et mon genou d’un coup sec, se détendait. Je me propulsais vers le côté, le kunai se plantait dans l’arbre, quelques mètres derrière moi. Posant les mains sur le sol, je m’élançais vers l’avant. Le tout premier attaquant, ayant ramassé son kunai, en calait un entre chaque doigt, de manière à dégainer le plus vite possible. C’était presque qu’il courrait plus vite que moi… Il y avait un bug. Peut-être que eux ne réfléchissaient pas, et qu’ils courraient, un point c’est tout. C’était cool comme méthode, je trouvais. Du physique pure. J’avais besoin d’extraire tout ce qui dérangeait mon corps, depuis de nombreuses années.
Lançant deux de ses trois kunais, dans des angles différent, je retournais légèrement ma tête, de manière à voir d’où et comment il faisait. Ralentissant d’un coup ma course, je faisais un écart sur la gauche, puis, voyant le second arriver tout droit sur moi, je n’apercevais qu’une solution. Rebondissant sur le sol, je me jetais sur l’arbre. Mettant tous mes ligaments en action, forçant leur action, je rebondissais sur le tronc, sans pour autant utiliser mon kinobori, ce qui aurait été trop facile. Le kunai se plantait une nouvelle fois dans le tronc d’où je venais de sauter, avec un petit tchac qui me faisait plus peur qu’autre chose. J’atterrissais sur les feuilles, soulevant un courant de poussière. Plus personnes. Cela voulait donc dire trop de monde. Sortant de toute part, j’étais enfin entouré de mes trois clones, un kunai à chaque main. Je souriais de la difficulté de l’entreprise. Ici, pas de chakra, rien que mon corps pour parer toutes leurs attaques. Cependant, le but n’était pas de les toucher, mais bien de les éviter, d’esquiver jusqu’à ce que je ne puisse rien faire. Un bras se tendait, la lame brillant à son bous. Reculant d’un pas, elle passait sous ma gorge. Déjà le deuxième attaquait. Je me baissais alors, et prenant appui je sautais le plus haut possible. Décrivant une parabole, je tombais derrière eux. Mais dans un mouvement de rotation remarquable, ils revenaient sur moi. Me jetant vers eux, je passais entre les deux bunshins, repoussant de suite le sol de ma course, en déviant d’un coup de hanche ma trajectoire, le kunai fissurant le sol. Les trois jetèrent alors deux kunais chacun. Gloups… Je me retournais et courrait, le plus vite possible ! J’avais l’impression que mes jambes ne touchaient plus le sol, elles glissaient, m’emportant dans leur course. Mon dos me tirait, à force de réagir de manière si impromptue. Avec la vitesse, je continuais ma course sur le tronc d’un arbre qui se trouvait sur ma course. Voyant que je ne pourrais monter plus haut, mes jambes se pliaient, et je m’envolais vers de nouvelles aventures… Les kunais se plantaient à nouveau dans la fibre du grand chêne. Je ne savais ni où ni comment j’allais me réceptionner. Quoi qu’il en soit, il fallait que je trouve un autre arbre, ce très vite, sinon je m’écraserais sur le sol…
Enfin ! Une branche. Je m’appuyais dessus, mais je repartais de suite, les kunais fusaient, mes bunshins encore en sol me fusillant dès qu’ils le pouvaient… Il fallait que j’aille plus loin…
Je revenais en vitesse là où j’avais laissé mon sac. Je le prends, le retourne, tout tombe, il est vide. Regroupant le plus de pierre possible, je le pose sur mon dos.



Choc terrible. Ca me refait penser à cet entraînement avec Takeshi-sama, où j’avais fait toutes ces pompes et ces tractions. C’était intenable. Il était nettement moins lourd que sa veste de torture, mais pour un tel exercice, je prenais des risques que je voyais comme inconsidérés… Déjà, alors que j’avais le moins de bruit possible, mes trois adversaires me retrouvent et lancent leur flammes dévastatrices. J’aurais aimé me retourner puis bondir d’un seul saut pour repartir comme tout à l’heure, mais bizarrement, plus rien ne marche : mes jambes ne pouvaient plus réagir face à mon buste, devenu alors bien plus lourd que prévu. Cependant je force la marche et en pivotant difficilement, je me penche, évite deux kunais, puis repart en courant. Enfin courir… C’est un bien grand mot, maintenant. Cependant cela fait parti du ‘jeu’, jeu que je n’aime plus du tout. Mais parfois il faut souffrir un peu. Je ne connais pas non plus ce terme si débile. Souffrir pour être beau. Faut être complètement siphonné oui ! Qu’importe, je me lance, mais les trois bunshins vont maintenant bien plus vite que moi. Me dépassant de chaque côté, ils sortent chacun un kunai, et je comprends alors le stratagème. Ils le lancent d’un seul mouvement, je stoppe ma course d’un seul coup. L’effort est violent. Je ne peux m’arrêter si facilement, mon poids m’emportant dans la danse. Alors que mes épaules dépassent la ligne, je vois dangereusement arrivé les deux lames vers mon visage, qui s’était bien évidemment baissé par mon mouvement. Je plonge tête en avant, exécutant une petite roulade, qui me détruit littéralement le dos. Je pensais m’en être sortit, mais le troisième bonhomme, resté en arrière est parfaitement aligné avec moi. Il n’a plus qu’à tendre le bras, casser son poignet et me voila embroché. Sérieusement, on ne s’est pas moqué de moi lorsqu’on m’a narré la puissance de ce machin-là. Je n’ai plus le choix. Il faut que j’arrive à me déporter le plus rapidement possible sur le côté. Alors que je me réceptionne de ma roulade, je pose mes mains sur le sol, pour avoir plus de prise que la plante de mes pieds seuls. Puis, forçant sur mes bras, dévissant le plus possible mes chevilles, je contracte mes muscles uniformément : il faut que tout mon corps subisse l’action, qu’il y participe, et… Clac, à peine ai-je relevé la tête, que je plonge sur la gauche. Devant moi, les bunshins se retournent à peine, alors qu’ils m’avaient dépassés. Le troisième, comme je l’avais prévu lance son kunai, qui tombe à l’endroit où j’étais la seconde d’avant. Cependant la réception laisse à désirer. Emporté par l’élan que j’ai avais eu tant de mal à faire précédemment, je m’étale sur la terre. Il faut que je me relève, mais mes articulations me tiraillent de partout. C’est presque intenable. Enfin pour quelqu’un d’habitué sûrement, mais pour moi ?... Ils s’approchent tous les trois de moi, kunai à chaque main. Comment ils font pour les ramasser aussi vite ? C’est pas possible !
Nous en venons aux mains… et aux pieds. Je n’attaque jamais, plus la force. Cependant je fais tout pour éviter leurs coups. Alors que le premier me met un coup de poing dans le ventre, j’utilise mon mouvement de rejet et de malaise pour éviter le pied du deuxième qui s’abat sur moi. Déjà le premier surenchérit. Mouvement de rotation, esquive sur la droite et… Paf ! Grande droite ! Je tombe, me relève, lève la tête, aperçoit son ombre, je glisse sur le sol, me relève une nouvelle fois. Tous mes muscles tirent. Mes articulations vont céder. Je suis pris dans chacun de mes mouvements par le poids derrière mon dos, et je dois fournir un effort terrible pour produire une vitesse telle que je puisse encore tenir tête à mes adversaires. Une branche craque derrière nous. Je déclipse la poche de mon bermuda, passe mon doigt dans l’anse d’un kunai et me retourne. Alignés, mes trois bunshins juste devant moi, font la même chose, déjà prêt à riposter.


« Aya-chan ? »


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Madarame Aya
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MessageSujet: Re: [Forêt] Lisière Nord   Mer 23 Avr - 18:46

Elle avait reçu la lettre de Koro, ou plutôt le mot de Koro, c’est plus juste étant donné la taille du texte que celui-ci avait écrit. N’empêche, elle était contente qu’il soit revenu entier visiblement, enfin le pensait-elle, sinon il lui aurait donné rendez-vous à l’hôpital. Ah l’hôpital… Des images, des sons et des couleurs lui revinrent en mémoire, la chambre, le lit blanc et les couloirs, les étoiles, la lune derrière les nuages, la nuit noire, ça faisait beaucoup de choses liées à un seul mot, si banal pourtant.

Elle s’était levée tôt, avait rencontré son père, qui avait tenté de l’emmener s’entraîner. Non, no, non ! Elle avait exécuté les signes très rapidement dans son dos, quand il ne s’y attendait pas, et avait lancé, dans un murmure sourd « Nehanshouja no jutsu », les plumes avaient volé dans toute la pièce, et il s’était écroulé sur le sofa, retournant ainsi au pays des rêves. Elle en avait profité pour s’éclipser discrètement, et après être sortie sur la pointe des pieds, avait rejoint la lisière nord, où Koro se trouvait déjà.

Mais Aya avait un peu de présence d’esprit, lle était passée par la cuisine, histoire de faire quelques emplettes avant de sortir, on sait jamais, ils allaient sûrement avoir faim, et vu les heures auxquelles elle rentrait lorsqu’elle croisait Koro-kun, il valait mieux être prévoyante. Elle fit donc son sac, mettant tout le nécessaire, des petits plats, deux trois bouquins, une corde, bref pleins de trucs utiles et dont on pouvait avoir besoin.

« Excuse moi, je suis en retard, j’ai dû me débarrasser d’Ottousan. Tu vas bien ? »

Elle le regarda, il avait grandit… Encore ! Elle faisait plus du tout crédible elle du haut de son mètre cinquante cinq, c’est pas juste, mais n’empêche, elle était contente de le voir, elle lui sourit gaiement, ça faisait un moment qu’il n’avait pas donné signe de vie, et oui, il est revenu en un seul morceau, c’est pas plus mal dans un sens, en plus ils étaient quittes, elle l’avait carboniser, il lui avait arraché le bras, et tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.


[HRP: +2 en vitesse, +1 XP où tu veux ^^ // Fin hRP]
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MessageSujet: Re: [Forêt] Lisière Nord   Mer 23 Avr - 21:22

D'une certaine manière, il avait voulu se moquer d'elle. Du moins la faire réagir. Le trait accentué du retard l'avait fait sourire. Elle avait fait souffirr Kanamaru, cela se payait bien évidemment. Il sourit intérieurement à l'idée qu'il avait ommis de préciser. Une petite punition ? Cela lui traversa, effleura l'esprit. Mais cela faisait si longtemps qu'il ne l'avait pas vu, qu'il ne pouvait ni se le permettre ni même l'envisager. Aya-chan ses petits yeux, son aura étrange qu'il aimait tant. Des retrouvailles. C'était un peu ça oui. La dernière fois qu'il l'avait vu, lorsqu'il l'avait rejoint à son lieu d'entraînement favori, il n'était pas le même. Ce combat, ces révélations, cette haine qui l'avait envahie durant toute la séquence éprouvant des tests du jardin Nara avait changé sa propre personnalité. Lui qui ne s'émouvait si peu. Quand la colère culmine dans l'esprit d'un Nara, il n'est plus jamais le même. Tout devient brusque, tout doit être corrigé. La mission lui avait fait un bien fou. Il s'était confronté au monde et il avait remarqué comment il était beau. Il n'avait finalement pas changé, celui-là. L'univers, complexe parce dirigé par l'homme, lui, ne se laisse pas faire.

"Excuse moi, je suis en retard, j’ai dû me débarrasser d’Ottousan. Tu vas bien ?"

Son retour à la réalité, après un momentanément retour en arrière, devint critique. Il avait envahi de lui infligé ce qu'elle avait osé provoquer dans l'esprit de son petit frère. Mais finalement, ses arguments revînrent et tout disparu, d'un seul geste, d'une seule volonté, comme balayant un brouillard éphémère. La question refaisait sortir à ses yeux l'inquiétude qu'elle avait ressenti durant ce long mois. Si il lui avait manqué n'était pas une question à se poser. Elle, lui avait terriblement manqué. Mais finalement, c'était prévisible. Ils avaient passé beaucoup de moments, de toute sorte, de toute consonnance, tous deux. Il s'en remémora brièvement la teneur et une nouvelle fois, il en sourit intérieurement. D'un mouvement de la main, il effaça ses trois clones du champ de bataille, qui se transformait comme un fabuleux terrain de jeu, une aire de pique-nique, un coin calme de la forêt de Konoha. La lisière Nord se situait relativement loin des limites du village. Il se rapprocha d'elle, gardant toujours sa question en tête, et rengaina son kunai qu'il tenait par la bouche. Son sourire l'intriguait et lui donnait une nouvelle dose de bonheur. Juste un sourire. Elle en faisait trop. Il déposa un baiser sur sa joue douce.

"Je..."

Il tourna doucement la tête, puis en déposa un second sur l'autre joue, respirant tranquillement son odeur. Il ressentait peu à peu la texture de sa main qu'elle avait passé durant de longues minutes dans ses cheveux.

"... Vais..."

Répondant à son geste, il plongea ses doigts dans ses mèches bien ordonnée. Puis passant ses paumes sur son front, il les écarta avec une fièvre qui le prenait de plus en plus. Il était totalement conscient de ce qu'il faisait. Il n'en avait ni peur, ni honte. Il y posa ses lèvres une troisième fois.

"... Très..."

Puis ses mains descendirent doucement, filant ses longs cheveux, caressant tendrement son cou, puis rejoignant ses propres mains à elles, qu'il sentait une nouvelle fois. C'était toutes ses émotions dans son lit d'hôpital qui remontaient. Ses peau douce et claire comme la lune qui revenaient chatoyer ses mèches d'un brun foncé typique du clan des ombres. Il la regarda, sans savoir ce qu'elle ressentait. Au fond de lui-même, il se disait qu'il aurait du faire ainsi depuis très longtemps. Peut-être ne l'accepterait-elle, ce petit jeu qui pourrait mener loin. Peut-être. Mais durant ces quelques secondes qui semblaient des heures, lui n'avait plus peur de rien, ni du ridicule, ni de la honte qu'il pourrait s'infliger, ni même de l'aimer, elle. Il se plongea dans son regard diaphane et sourit enfin. Un petit plissement confiant, quelque chose de beau, dont il avait la recette. Un Nara ne souriait jamais pour de faux. Il laissait ses émotions l'envahir, comme il l'avait toujours fait. Mais ce sourire-là repoussait les limites de la franchise et de l'exactitude émotionnelle. Il tenait toujours ses mains, le long de son corps fins. Peu à peu, sans même sans rendre compte, son cou se plia, son visage tiré par ses cheveux attachés se rapprocha inéluctablement du sien. Il marqua un tant d'arrêt il voulait savoir comment elle réagirait. La pointe de ses lèvres s'étirèrent encore un peu plus.

"... Bien."

Il déplia ses doigts et les lia aux siens. Puis il ferma les yeux doucement et se laissait sentir de cette fièvre qui montait en lui.

*Tu es en retard Aya-chan, voici ta punition...*

Il sourit un peu plus.
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Madarame Aya
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MessageSujet: Re: [Forêt] Lisière Nord   Jeu 24 Avr - 14:21

Ses yeux clairs ne quittaient pas Koro, elle ne faisait pas attention aux clones qui disparurent dans un nuage de fumée, elle le regardait, appréhendant intérieurement la réponse à sa question : était-il redevenu ce Koro qu’elle avait toujours connu, cette mission lui avait-elle vraiment fait du bien ? Elle n’en savait rien, elle avait peur de savoir mais en avait en même temps très envie, c’est ce qui lui avait permis de patienter jusqu’à son retour. Pendant ce long mois, elle s’était souvent demandée comment il allait, où il était, ses entraînements avec Kana la préoccupaient puisque le garçon semblait toujours joyeux, mais savait-il où était son frère ? Si oui, le sourire du petit montrait qu’il allait bien, mais une deuxième alternative s’offrait à la petite Aya : il n’en savait rien, et le fait que Koro ne donne pas de nouvelle l’inquiétait. C’est donc un dilemme intérieur que vivait la perle des Madarame depuis un long mois, dilemme qui allait prendre fin dans quelques instants, avec la réponse à la question fatale. L’espace d’une seconde, Aya aurait tout donné pour disparaître, pour ne pas l’entendre, pour ne rien savoir, mais déjà, la fumée des clones se dissipait et il s’approchait d’elle, aucune expression sur le visage, rengainant son kunai, neutre, blasé peut être, elle ne l’espérait pas, mais malheureusement c’était une hypothèse qu’elle ne pouvait écarter.

"Je..."

Pourtant, au fond d’elle, elle espérait, et c’est cet espoir qui lui permettait de sourire encore, un sourire qui en disait long sur ce qu’elle ressentait, aujourd’hui, elle ne cherchait plus à le cacher, il lui avait énormément manqué pendant ce long mois, elle avait mit une équipe sur pied entre temps, fait des entraînements avec eux, fait passer deux d’entre eux genin, et bientôt Kana aussi allait lui aussi accéder à ce rang, appris deux trois trucs intéressants, s’était battue avec Ryu-nii, mais ça n’était pas pareil, il manquait à Konoha une présence qu’elle jugeait indispensable, de telle manière qu’elle avait été jusqu’à voir son village comme un désert à certains moments, elle avait enfin compris la signification de ces quelques mots qui disaient : « une seul être vous manque et tout est dépeuplé. » Aujourd’hui, elle pouvait saisir toute l’ampleur de ces mots il lui avait manqué transformant le village en un cimetière, mais il était revenu, seulement était bien « lui » qui était revenu, et non pas « l’autre », il s’approcha d’elle, et déposa un baiser sur une de ses joues puis sur l’autre, qui prirent soudainement une teinte rose marquée, elle le regardait avec un mélange d’étonnement et de soulagement pendant qu’il répondait enfin à la question qui la tiraillait depuis si longtemps.

"... Vais..."

Ses doigts se glissaient dans ses longs cheveux, il lui caressait le cou pendant qu’elle se sentait doucement brûler intérieurement, ses joues s’embrassaient, leur teinte rose claire virait au rose foncé, pendant ces quelques secondes qui lui semblaient être des heures, Aya avait été immobile, son sourire n’était plus, elle était incapable de penser, ou même d’aligner deux mots dans son esprit, elle ne pensait plus parce qu’elle se disait que c’était un rêve, elle était prise dans un genjutsu particulièrement cruel, -peut être que son père l’avait rattrapée et cherchait à la punir. Peut être bien. Mais même si c’était le cas, elle ne cherchait pas à défaire l’illusion. Pourtant plus les secondes passaient et plus elle se disait qu’il s’agissait bien de Koro, qu’il était bien là devant elle, et qu’il était redevenu celui qu’elle avait toujours connu, celui qu’elle aimait depuis si longtemps sans jamais avoir réellement osé se l’avouer et encore moins lui avouer, celui qu’elle avait vu la première fois dans la rivière, trempé de la tête aux pieds, celui qui la faisait rire, celui qui lui donnait cette joie de vivre qui était sienne ainsi que son sourire, celui avec qui elle aimait être, celui avec qui elle avait fait les quatre cents coups sans jamais le regretter, elle se remémora tous les moments passés avec lui, que ça soit à l’hôpital, ou pendant sa soirée d’anniversaire.

"... Très..."

Sans qu’elle sache pourquoi, sa vue se brouilla légèrement, ses yeux s’humidifièrent alors qu’elle levait les yeux vers lui, elle ne voulait pas pleurer, elle n’était pas triste, mais en faite ces début de larmes étaient des larmes de soulagements, doucement, ses mains furent jointes par les siennes alors que leurs regards plongeaient l’un dans l’autre, de nouveau, Aya réussit à sourire, ce qui finit de dissiper le doute dans son esprit : les fausses larmes qui perlaient dans ses yeux tarirent, alors qu’elle dégageait doucement une des ses mains de celle de Koro, qui alla se perdre dans ses cheveux mi-longs, et d’un geste doux les détacha, elle respirait l’odeur de cette forêt d’un noir de jais qu’elle aimait tant caresser. C’est le moment qu’il choisit pour lui sourire, à cet instant elle avait la certitude d’avoir retrouvé « son » Koro, lui rendant son sourire, les yeux pleins d’étoiles admirant les siens.

"... Bien."

Ca y est, il avait fini de la rassurer, maintenant elle n’avait plus aucune raison de douter, elle admira son sourire s’élargir un peu plus pendant que sa main s’arrêta un instant de jouer avec les mèches sombres pour attirer tout doucement son visage vers le sien. Elle, qui était habituellement si timide, ne cherchait plus à fuir ce qu’elle ressentait, cela faisait trop longtemps qu’elle se le cachait, maintenant elle ne voulait plus le nier, elle n’avait plus peur de s’avouer qu’elle l’aimait, elle avait trouvé la force de lui avouer qu’elle l’aimait, parce qu’il avait fait le premier pas. Son visage qui était déjà tout près du sien s’en rapprochait encore, et encore jusqu’à ce que ses lèvres chaudes se posent sur les siennes. Un contact très doux durant lequel elle ferma aussi les yeux, se remettant à caresser les cheveux de Koro, puis lui caressant le cou, elle détacha lentement ses lèvres des siennes tout en se blottissant contre lui, passant ses bras autour de son cou. Elle l’étreignit un peu plus et lui murmura doucement :

« Je suis contente de te revoir… »


Aya sourit un peu plus, déposant un baiser sur sa joue, elle passa ses bras autour de sa taille, et le poussa doucement, accompagnant le tout d’un croche pied. Et paf ! Ils tombèrent tous les deux dans l’herbe, elle était allongée, la tête enfouie dans son cou, riant vraiment pour la première fois depuis longtemps. En l'espace de quelques secondes, il avait réussi à dissiper toutes les inquiétudes des dernières semaines, maintenant plus rien ne comptait, elle était bien là où elle était, son regard se replongea dans celui de Koro pendant que du bout des doigts elle jouait avec ses cheveux. De nouveau, un sourire se dessina sur son visage.
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MessageSujet: Re: [Forêt] Lisière Nord   Jeu 24 Avr - 19:11

L'air dénaturalisait tout. Les arbres aux fleurs d'un printemps révolus, d'un passé glorieux. Les oiseaux, virevoltant comme à la saison des amours, le chant doux de la brise qui s'affranchit le droit de se désintégrer sur la lisière même, creusant les roches, poussant les troncs d'un même sens. Le ciel d'un bleu grandiose oeuvrait à l'harmonie d'un tableau aux allures de chef d'oeuvre. Il était encore tôt. Pourtant il faisait déjà chaud. La température agréable calmait ses ardeurs. Le vent frais lui redonnait un semblant de lucidité. mais l'avait-il jamais perdu ? Non, tout cela semblait bien réel. L'herbe lui chatouillait le dos. Il s'était retrouvé inexplicablement par terre, soupçonnant la participation à cet acte presque terrorriste la Madarame. D'une certaine façon, il se le répétait, cela faisait bien longtemps qu'il en avait envie. Mais, il n'avait jamais osé. Ou peut-être savait-il que ce n'était pas le bon moment. Le tempo avait été quasi autoritaire. Tout minuté, involontairement. La nature faisait donc si bien les choses ? Apparemment. Son baiser avait laissé une douce odeur sur ses lèvres, qu'il s'empressait de mordiller. Aurait-il du rougir ? Huuum... Oui. Mais finalement... Non. Toutes ses expériences l'avaient endurcis. Mentalement comme physiquement d'ailleurs. Il n'y voyait là qu'un bienfait, mais c'était quelque chose de bien plus poussé que ça. Il était devenu d'une sérénité flagrante, à l'image d'un clan chez qui il a toujours puisé avec pugnacité les moindres valeurs.
Il se tourna vers elle, faisant rouler la tête de la Madarame sur son bras, puis posant délicatemment sa main sur sa hanche, il déposa une deuxième fois ses lèvres sur les siennes. Il n'avait pas attendu. Comme une barrière qui s'était soudainement fissurée. Puis elle avait rompu. Il n'y avait finalement plus rien pour les séparer. Il aurait voulu se livrer entièrement à elle. Céder son corps contre un amour charnel quasi éternel. Il ne la bouscula pas. Il voulait faire preuve d'un calme chaud et rassurant. C'était une manière de lui montrer qu'elle n'avait rien à craindre, qu'il respecterait tout et n'importe quoi, tant qu'il aurait ses lèvres à quelques centimètres de son visage fin et doré. Sa main remonta lentement et mêla leurs doigts entre eux avec frénésie.

Ils restèrent de longues minutes allongeant dans l'herbe fraîche. La rosée du matin avait disparu un peu avant qu'Aya n'arrive. Il regarda le ciel, la tête de sa jeune amie sur son épaule. Parfois, il se retournait et déposait un léger baiser sur ses lèvres pulpeuses. Puis... Jouant de son nez contre le sien comme des gamins... Un choc, un indice. Il regarda fébrilement sa montre. Midi... C'était ça. Mais pourquoi ça sentait le riz ? Il fit tourner ses yeux dans ses orbites, mais il semblait peu probable que la nature ai été jusqu'à leur préparer un repas... C'eut été trop beau. Il releva son buste, soutenu par le coude qu'il planta à même le sol et regarda les alentours, intrigué. Puis, suivant son instinc de Nara, c'est à dire bon pour la nourriture, pour les bonnes planques, et pour les lits douillers, il se détourna vers Aya. Son regard changea, et un petit sourire se dessina sur ses lèvres. Un sourire... amusant. Il avait presque envie de rire. C'était étrange. Il passa sa main le long de son bras et sentit enfin une matière un peu plus solide. Cela ressemblait à du cuir... Il tira doucement ce qu'il avait dans les mains et là....


"Kso !"

L'odeur ennivrante couvrait toute la parcelle de terrain. Il souria un peu plus intensément.

"T'as même apporter à manger ? Mais..."

Il allait dire une connerie. Dire, pas dire, dire, pas dire, dire, pas dire. Raaaaaa !

"Aya-chaaaaaaaaaaaaaan ! J'ai faim."

Il imita une bouille de gamin désespéré, ses yeux devinrent humides et grossirent rapidement. Sa lèvre inférieure tomba un peu plus histoire d'acentuer la trait déjà enfantin. Il la regarda intensément. Voyant qu'elle ne réagissait pas outre mesure, il décida de la faire tremblotter. Sa lèvre trembla légèrement... Il devenait... ridicule, mais tout autant indiscutable... Il y avait un peu de Kanamaru en lui. Il remercia sa bonne étoile d'avoir un frère si.... particulier.
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MessageSujet: Re: [Forêt] Lisière Nord   Sam 26 Avr - 15:05

Il n’y avait rien, les heures passaient comme les secondes, elle s’en fichait éperdument, perdue dans ses pensées, noyée dans son regard, de temps à autre elle levait le nez vers cette étendue d’un bleu pur, quelques nuages d’un blanc d’âcre survolaient leurs têtes, il faisait beau, le soleil brillait de tous ses éclats, comme lors des plus beaux jours d’été bien qu’ils ne soient qu’au printemps. Aya avait une affection sans bornes pour les rayons de cet astre de lumière, chauds et doux, qui lui offrait un sentiment de sûreté et de pureté, pendant que la brise légère lui caressait le visage, faisant danser l’herbe verte et les feuilles sur les arbres en fleurs.

Il n’avait pas râlé parce qu’elle l’avait renversé, tant mieux, en même temps, de quoi allait-il se plaindre ? Elle était tombée aussi, et en plus, l’herbe fraîche était un amortisseur de tous conforts. Une deuxième fois, leurs lèvres se rencontrèrent, et étrangement, la teinte de ses joues se fit moins intense, pas que le baiser lui déplaise, loin de là, c’est juste qu’elle se sentait plus à son aise à présent. Ses doigts fins se remirent à semer l’anarchie dans les mèches sombres qui tombaient ça et là sur son visage, els écartant doucement tout en déposant quelques fois ses lèvres sur les siennes. Dans leur bulle ils ne se rendaient pas compte du temps qui passe, sans les attendre, indifférent à leurs amours, et c’est seulement lorsque Koro réagit qu’elle se rendit compte qu’elle avait faim, son petit déjeuner étant bien loin à présent.


"Aya-chaaaaaaaaaaaaaan ! J'ai faim."

Elle le regardait prendre cet air de petit enfant martyr, si triste et si chou à la fois, faisant les gros yeux tout pleins de larmes, espérant l’attendrir. Mais toute cette comédie de la part du plus fourbe des Nara eu pour effet de faire apparaître un sourire amusé et un petit peu moqueur sur le visage de la petite Madarame. Rien à faire, elle ne cèderait pas, pas pour l’instant. Mais il avait plus d’un tour dans son sac, le coup de la lèvre tremblotante était le coup de grâce, comme résister à un stratagème pareil ? Ryu-nii-san usait de la même arme contre elle lorsqu’il avait besoin de quelque chose, et puis Kana-kun, quand il voulait un bisou aussi, d’ailleurs, il lui faisait vraiment penser à Kana-kun comme ça, avec ses yeux tout pleins de larmes, ohalala, qu’est ce que c’est dur de dire non quand on vous regarde comme ça. Et puis, voilà qu’elle revoyait la toge rouge du cadet des Nara, son grand sourire de grande cruche super heureux, et enfin toutes ses mimiques, et Ryu-nii qui lui lâchait un « s’il te plaît Nee-chaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaan » irrésistible… Elle lâcha un profond soupir avant de se relever un peu à son tour, en tirant doucement le sac des mains de Koro:

« D’accord, d’accord, t’as gagné… Et puis, moi aussi j’ai faim. »


Elle lui caressa gentiment les cheveux, et là, l’air de rien, renversa –malencontreusement bien entendu- le contenu de la bouteille d’eau fraîche qu’elle avait sortie du sac quelques instants auparavant. Ca rappelait des souvenirs, sauf que la dernière fois, elle l’avait arrosé de sake, comme quoi, elle faisait des efforts la petite. Et pendant qu’elle finissait gentiment de l’arroser, son sourire se changea en un rire amusé, puis, elle s’assit et se mit à « mettre la table », tout en regardant Koro trempé :

« Aller Koro-kun, fais un sourire, et puis en plus, comme ça, t’auras moins chaud. »

Excuse stupide qui soulignait toute la malice de la perle des Madarame, il ne fallait pas jouer au plus malin avec elle, et comme dit le proverbe : qui s’y frotte s’y pique.

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MessageSujet: Re: [Forêt] Lisière Nord   Dim 27 Avr - 20:50

Son sourire redonnait une nouvelle vigueur à sa vie. Le Nara dans toute sa splendeur n'avait pas fait attention à l'emprise qu'il aurait pu avoir sur la jeune fille. L'odeur alléchante lui remontait au nez et subitemment plus rien ne comptait plus que son estomac. Cependant il avait évolué : la sagesse s'était quelque peu réaménagé un espace dans son esprit : il s'en était rendu compte. Prendre un peu de recul, cela il ne savait pas le faire. Il l'aimait comme jamais il n'avait jamais aimé. Il ne voulait pas faire offense à sa famille. Kirue, Isao-chan, Kana-sucre. Cet amour était différent. D'une teneur fraternel, il se dissipait comme un mauvais nuage facile à chasser. Ses mains dans ses mèches le faisait frissoner. Le sentiment froid sur sa veste était pourtant bien différent de toute sensation émotionnelle. L'eau froide s'imprégnait dans les fibres. Et de sa coiffures, de longues gouttes formaient des rivières toute fines, dégoulinant sur son visage, retombant sur le sol. Il se leva subitement, souriant encore. Il s'ébroua, laissant un nuage de pluie autour de lui. Il défit rapidement ses cheveux, passa ses doigts entre les importantes mèches, puis les ressera à l'aide d'un noeud.

"Aller Koro-kun, fais un sourire, et puis en plus, comme ça, t’auras moins chaud."

Il lui fit un large sourire ironique, puis retira sa chemise, trempée. Cela ne se passerait pas comme ça. Sans aucune colère, presque par amour, il concentra et malaxa son chakra. Diffusant la pression dans tout le système interne de la terre, circulant entre les minéraux trop denses, accélérant dans l'élément de grès, le chakra formait un chemin sinueux. Son sourire devint honnête et pur. C'était presque un jeu... Il savait qu'elle ne laisserait pas cela impuni. D'ailleurs à n'importe quel moment il pouvait tout arrêter. Mais jusque là il devait se venger d'un amour trop fort pour qu'il reste impuni. Paradoxe artificiel sûrement.

La nature était leur champs de bataille, leur cpeur l'arbitre d'un combat au semblant amical, en vérité amoureux. Leurs lèvres posées l'une contre l'autre, leurs doigts mêlés, son corps contre le sien, il n'avait qu'une parole.


"Doton, Pi-ku"

Le sol sous la Madarame trembla. Puis rapidement une pointe de roche se solda par un pic accéré...
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MessageSujet: Re: [Forêt] Lisière Nord   Mer 30 Avr - 20:43

Qui aime bien châtie bien, telles étaient les paroles délivrées par la sagesse populaire. Il en est de même lorsqu’on prétend qu’on s’aime et qu’on se le montre, il fallait dire qu’Aya et Koro se le montraient d’une façon peu commune au reste des mortels, mais on ne peut pas reprocher aux deux amoureux d’être originaux, aussi, lorsqu’elle avait arrosé le pauvre Nara, Aya avait parfaitement conscience de ce qu’elle faisait. Elle ne l’avait pas affronté depuis un moment, ne pensait pas que sa réaction serait aussi vive et rapide. Elle fut d’autant plus étonnée de l’entendre invoquer doton, il avait progressé depuis la dernière fois, fois où elle l’avait envoyé dans un lit d’hôpital. Aussi, ce fut non sans étonnement qu’elle entendit le nom de la technique, un sourire malicieux se dessina sur son visage, et, sans rien dire, le regardant d’un air offensé, comme si il venait de lui voler ses rêves et ses espoirs. Il voulait se battre ? Il allait être servit, elle n’avait pas dormit non plus pendant ce long mois, elle avait à son tour progresser en faisant progresser els autres avec elle, regardant la pointe de terre, elle se jeta sur le côté pour tenter de l’éviter.

Seulement, voilà, la pointe acérée s’était permis de transpercer la chaire de son bras, une partie de sa manche avait choit sur le sol, pendant qu’elle culbutait sur le côté, saignant légèrement, le gris de sa veste prenait des teintes rougeâtres pendant qu’elle se relevait, lançant un regard noir à son ami avant qu’un doux sourire amusé s’affiche sur son visage. Inclinant légèrement la tête, elle se demandait quel sort elle allait réserver à son petit Nara, lui qui avait osé lancer la première offensive alors qu’à l’habitude, c’était elle qui avait cet honneur. Un blasphème qu’elle ne laissera pas impuni comme il l’avait si bien deviné, elle avait enfin choisit ce qu’elle allait lui infliger comme correction, pour avoir eu l’audace de commencer le combat alors qu’elle ne s’y attendait pas. Elle passa la main dans ses cheveux, pauvre Koro, qu’est ce qu’il allait souffrir. Mais il le méritait, après tout, elle l’avait arrosé par amour, il avait répondu par amour également, était-ce sa faute si ils s’aimaient trop? Non, elle n’y était pour rien, elle le subissait tout comme lui, mais leur amour n’engendrera pas de haine, ni de violence.

Elle répondait à son attaque uniquement par malice, et elle y prenait un certain plaisir qu’elle ne cherchait pas à dissimuler, puis son sourire s’effaça pour laisser place à une regard neutre, presque froid, destabilisant.


« Le lotus de Konoha fleurira une première fois… Première porte… Porte de l’ouverture… Kaï ! »


Fermant les yeux sous l’effet du chakra dévastateur qui déferlait en elle, la perle des Madarame donnait pendant quelques secondes l’impression qu’elle allait s’écrouler, c’est que cette technique était puissante, tant et si bien qu’elle devait faire preuve d’une certaine concentration pour pouvoir la maîtriser au lancement. De nouveau ses pupilles grises bleutées réapparurent ainsi que son éternel sourire, plus doux et plus affectueux que jamais. Il allait regretter, une fois qu’elle aura remporté ce petit combat, elle fera de lui ce qu’elle voudra, ça sera ça, sa véritable punition, encore fallait-il qu’elle trouve quel châtiment il allait devoir subir après s’être prit la raclée de sa vie. Passant la main dans ses cheveux, elle lui sourit, ce sourire était plein de malice et plein de mystère, pauvre Koro…
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MessageSujet: Re: [Forêt] Lisière Nord   Mer 30 Avr - 22:33

Assurer ? Il s'en foutait. Cependant étonner était un tout nouveau challenge pour un Nara tel que lui. Il en était resté à se baser sur un Kage Mane puissant, une opposition ténébreusement obscure des forces de l’ombre. Mais il la connaissait et c’était ça qu’il avait déjà un avantage sur elle. Bien que cela fusse plusieurs mois qu’ils ne s’étaient plus rencontré en entraînement ou en combat, il savait de quoi un Madarame était capable. Alors il ne s’étonnait de rien. La jeune fille pouvait maîtriser tout et n’importe quoi. Aussi la stratégie consistait à établir une défense possible à n’importe quel ouverture culturelle du combat d’un shinobi. Le Ninjutsu était inéluctablement un point fort. Il la savait affilié au Katon, il en avait d’ailleurs fait les frais. En se souvenant des conséquences de ce Goukakyu, il eut envie de se laisser mourir et qu’ils se retrouvent une nouvelle fois tous deux, seuls, dans une unique chambre de l’hôpital. Regarder la lune descendre, prendre sa main chaude et la sentir contre la sienne, sur son front, dans ses cheveux. Séchant les gouttes qui coulaient le long de ses joues d’une fièvre violente. Mais c’était lâche. Ce n’était pas correct. Il avait tout a prouvé à Konoha, à Setsuko, à Aya même. Parce qu’ils le considéraient encore comme un gamin, un Nara flemmard. Et même si c’était vrai, il fallait leur apprendre que la puissance physique seule, celle que tous voient, n’était pas la seule possible. Cela faisait de nombreuses semaines qu’il observait Konoha, chaque étudiant, chaque genin. Aucune attitude ne lui avait échappé. Il en avait appris beaucoup plus qu’on avait voulu lui en enseigner. Il s’était entraîné. Il s’était étonné de ce qu’il était capable. Alors comment elle ne le serait-elle pas ? L’amour rend aveugle. C’est comme si elle avait un bandeau sur ses yeux diaphanes. Comme si elle ne connaissait de lui que le visage tendre, la coupe brune, l’ombre perçante, les yeux d’un émeraude profond.
Il continuait doucement sa lente analyse. Son plus grand point faible était sûrement la vitesse. Et donc la force. Il ne pouvait pas se laisser abuser par un taijutsu, même mal contrôlé. Il devait évité au mieux qu’elle se rapproche de lui. Ainsi il pourrait éviter un peu plus facilement des katons qu’il n’avait pas vraiment envie de connaître de trop près. Il restait cependant un problème. Bien grave. Qu’il ne pouvait éluder par une métaphysique stratégique rondement menée. Mais là aussi, il avait dans l’idée quelques portes de sorties qui pourraient même tourner à son avantage. Bref. Dans sa tête, le Nara avait élaboré plusieurs mouvements, de grandes idées. Mais sa force résidait dans sa capacité à trouver une solution dans l’instant et à s’adapter à tout type de situation.


« Le lotus de Konoha fleurira une première fois… Première porte… Porte de l’ouverture… Kaï ! »

Evidemment. Il fallait s’en douter. Ce virus était contagieux. Ryuhei avait fait preuve d’une extrême indulgence à l’égard du Nara lors de leur dernière rencontre, la dernière fois. Laissant le champ libre à Hiroshi de lui couper les ligaments des épaules comme on couperait du foie gras avec un cheveu…

*Voyons voir… *

Il sourit intérieurement, mais il était concentré. Il avait passé beaucoup de temps à observer, et même si son entraînement s’était déroulé avec sérieux, il n’était pas encore aussi qualifié qu’Aya. D’ailleurs il ne pensait pas se rapprocher d’elle, mais bien de s’en éloigner. Cependant, avec l’ouverture de la première porte, elle serait intenable. Un Kage Mane serait difficilement réalisable. Alors il fallait qu’il trouve un moyen de la ralentir, ou quoi que se soit d’autre. Que cette maudite porte disparaisse. Déjà le combat lui semblait d’un niveau bien plus élevé que les dernières manipulations d’un pauvre Kawarimi mal jugé. Observant avec attention son amour choir de l’état de loque à celui de super-géante, il ne réfléchit guère longtemps.

*Première porte exige taijutsu… Ou alors possède-t-elle assez de chakra et de résistance pour former un simple frein à mon Kage Mane. C’est risqué mais intelligent. Bien… *

Ses doigts se joignirent et il exécuta rapidement une série de six taos et d’une voix identique, sereine et calme, cachant la tempête mémorielle qui se jouait dans sa propre tête.

« Doton, Yomi no numa »

Son chakra se diffusa uniformément dans le sol, logiquement. Mais rien ne se passa. Aucun geyser, aucune pulse ne voulait pointer le bout de son nez. Aya était à une demi-douzaine de lui, et il la regardait, fléchi sur ses genoux. S’attendre au pire. La première défense contre le Genjutsu qu’il avait organisé était presque basique, enfantine. Il baissa les yeux, et regarda les pieds de la chuunin. Il ne pouvait malheureusement pas boucher ses yeux, cela aurait été trop difficile, mais il suffisait pour lui de ne voir que les mouvements de ses mains et de ses pieds. Puis il aviserait…
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MessageSujet: Re: [Forêt] Lisière Nord   Jeu 1 Mai - 20:20

« Doton, Yomi no numa »

La dernière fois… La dernière fois qu’ils avaient été l’un face à l’autre lors d’un combat –non pas lors d’un entraînement- ils avaient fini leur soirée à l’hôpital. Elle s’en était voulu de l’avoir abimer comme elle l’avait fait, il faut dire qu’elle n’y était pas allée avec le dos de la cuillère, pourtant il ne lui en avait pas voulu, elle revoyait l’hôpital perché au sommet de la falaise, l’infirmière qui la lorgnait, les couloirs blancs âcre dans lesquels elle avait déambulé pour trouver la chambre, la porte à la poignée de fer, la chambre blanche, et toutes les fenêtres qui tapissait le mur d’en face, son bouquet de fleurs, sept iris pourpres et cinq roses blanches. Ses larmes l’avaient intriguée, l’avaient blessée, mais jamais elle ne lui avait dit ni même oser sous entendre ce qu’elle avait ressenti lorsqu’il avait pleuré. Elle n’avait rien dit mais en avait pensé long, les images qui ressurgissaient n’aidaient pas la petite fille à se concentrer. Pourtant, dans un combat comme celui-ci, la concentration était nécessaire, et c’est non sans mélancolie qu’elle sourit à son tour : il avait tord, elle n’était pas comme eux, pas comme les autres, parce qu’elle aussi avait déjà été confrontée au même obstacle que lui, seulement il ne le savait pas, ce qu’il connaissait d’Aya, c’était cette fille qui réussissait ce qu’elle entreprenait, qui bénéficiait du soutien des autres, qui semblait ne faire qu’un avec son nii-san.

Or ce qu’il ignorait, c’est qu’elle avait toujours dû se battre pour être reconnue, que son frère la maternait, si on peut se permettre de s’exprimer ainsi, que son père ne reconnaissait pas ses capacités, que de toute manière, quoi qu’elle fasse, elle sera toujours vu par son entourage comme ‘la petite Aya’, comme ‘Aya-chan’, comme la ‘perle des Madarame’. Mais lui ne le savait pas, il n’avait jamais été avec elle en dehors de Konoha, ce qui fit germer une idée dans l’esprit de la Madarame, elle voulait se rendre à Kiri, pourquoi ne pas emmener Koro ? Elle n’en pensa pas plus pour le moment, toute sa concentration était orientée dans l’unique but de remporter cette confrontation, même si, l’espace d’une seconde, elle s’était imaginée allongée dans un lit blanc avec lui à son chevet, inversé les rôles, ils l’avaient déjà fait, mais elle ne souhaitait pas qu’ils le refassent. Pour le moment, elle devait trouver une parade à son attaque. Bien que rapide et précise, elle ne pouvait pas se permettre de foncer dans le tas. De plus, il avait baissé les yeux, donc pour le moment, un genjutsu semblait impossible à lancer.


*Si c’est comme ça… Pardon*

Se faire pardonner ? Pourquoi ? Parce qu’elle allait sûrement devoir le blesser grièvement au lieu de l’immobiliser, mais il ne lui laissait pas le choix, aussi, sa vitesse accrue par l’ouverture de la porte, elle regardait le sol, puis, dessinant un cercle de rayon de sept mètres autour de Koro, elle se mit à courir à toute vitesse autour de lui, composant les taos à une vitesse hallucinante, six signes qu’il connaissait bien, peut être même trop bien, la dernière fois qu’il les avaient vu fut cette fois malheureuse où il fut brûlé par le brasier de la petite fille. Seulement voilà, la dernière fois elle l’avait fait poussée seulement par l’instinct, cette fois ci, elle le faisait comme si elle prenait sur lui une vengeance qu’elle ne cherchait pas à cacher : elle voulait lui ouvrir les yeux, il ne savait pas ce qu’elle avait elle aussi subit, il ne savait pas qu’elle le comprenait sous ses apparences d’enfant, de petite fille gâtée, que sous son masque, car s’était un masque qu’elle portait pour paraître forte, que sous ce masque, il était le seul à avoir pu voir. Si elle était aussi étrange avec lui, c’est qu’elle se sentait bien, mais qu’elle ne savait ni comment le montrer ni comment l’exprimer. Ses sourires et ses rires n’étaient pas faux dans d’autres circonstances, mais avec lui elle osait être elle-même sans avoir peur, sans craindre de lui faire mal. Tout cela, il ne le voyait pas, tout en continuant sa course, elle lança d’une voix calme, peut être trop calme, comme le calme avant la tempête :

« Katon, housenka no jutsu »

Les pétales de feu volèrent vers le jeune homme, pendant que sur le visage d’Aya toute émotion s’estompait pour finir par ne laisser qu’une mélancolie qu’elle ne cherchait pas à cacher, ses yeux gris perdus dans un monde autre, sa course se fit plus rapide encore, s’arrêter serait mettre en échec tout ce qu’elle avait tenté de monter comme opération compliquée. La vie n’est pas facile, elle le savait, il le savait, mais ils ne se l’avouaient pas, et cela, elle voulait que ça change...
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MessageSujet: Re: [Forêt] Lisière Nord   Ven 2 Mai - 21:39

La jeune Madarame ne s'arrêtait pas de tourner. D'une certaine manière c'était ça qu'il voulait voir de sa jeune amie. Un peu d'originalité. Un peu d'inventivité. Malheureusement, elle avait parfaitement réagie, et il était dans une merde terrible. L'arme la plus fatidique qui soit allait s'écraser sur lui. Son Housenka, il le détestait. Arme terrible qu'était le Katon. Seule issue à la sauvegarde de la dignité de la jeune fille. Sans cette botte-là, elle aurait sûrement perdu. Maintenant... tout était remis en question. Et Koromaru devrait souffrir un peu plus qu'il ne l'avait prévu...

*Sa course, c'est bien vu. Tant qu'elle ne rentre pas dans les six ou septs mètres qui me relient à elle, je ne pourrais pas utiliser mon kage mane. Elle est trop rapide, trop puissante, et trop loin. Mais il semble presque impossible de la faire pénétrer dans mon champ de boue. Comme si elle avait compris le sens de ma technique... Maintenant il va falloir que je l'arrête. Sinon elle va pouvoir recommencer encore et encore. Une fois ça va, deux fois, c'est trop...*

Les trois pétales allaient le frapper de plein fouet. Il aurait pu les éviter, mais cela faisait foirer toute sa stratégie défensive. Il déplia alors rapidement son parchemin sur le sol. Il posa sa main sur le sceau, concentra son chakra et...

"Fuiin !"

Le chakra explusa rapidement les dix kunais. Il se releva. Il était trop tard pour le reste. Il malaxa son chakra, le fit bourdonner le plus intensément possible, et forma quelques gouttes de chakra au bout de chacun de ses doigts. Il se redressa rapidement, décrit un mouvement de quatre vingt dix degrés, et évita le premier pétale. Mais le deuxième arrivait si vite, qu'il eut à peine le temps de s'en réchapper. Il lui brûla légèrement les côtes. Le troisième vint le fouetter de plein fouet, reculant sous le choc. Il sentait la température augementait rapidement et le brûler. Mais il était plus résistant que la dernière fois. Il se releva avec difficulté, et regarda Aya-chan tourner toute seule, attendant de continuer la même technique. Il se la prendrait à chaque fois. Mais il fallait qu'il tienne.

*Bien, on va en finir.*

Les fils de chakra traversèrent les ances des dix kunais. Deux fils par lame, pour une précision destructrice. Une rapidité affligeante. Un combo du tonnerre. Une petite guéguerre que se jouait les deux adolescents. Koromaru n'avait rien à perdre. Il se disait ça, au plus profond de lui. Mais il savait qu'il ferait tout pour gagner. Parce que d'une certaine manière c'était un homme, et qu'il avait également son honneur. Même s'il se disait Nara. Ensuite parce que Aya représentait à Konoha l'administration pure. D'une certaine manière c'était la main de Stesuko. Et pour leur montrer à tous que même un genin comme lui peut se sortir des situations les plus complexes, il se battrait jusqu'à son dernier souffle.

En attendant il avait pour seul but de trouver une nouvelle fois une combinaison qui devait le sortir de ce pétrin. Mieux, il devait faire mieux. Il devait prendre l'ascendant sur son adversaire. Il ne pourrait pas subir éternellement les assauts furieux de la Madarame. Elle allait bien trop vite pour qu'il puisse la suivre des yeux. Il regarda le ciel, et d'un geste succin de la main, il écarta ses dix doigts les uns des autres.


*Le mieux serait que je puisse la ramener dans mon Doton. Oui, mais...*

Les fils de chakra étaient incassables, il avait juste à espérer que son effort ne serait pas trop grand, afin qu'il ne suive pas Aya dans sa chute... Les vingt fils formèrent vingt rayons correctement espacés. Ainsi elle ne pouvait lui échapper... Elle était obligée d'en déclencher un. Et là, elle ne pourrait rivaliser avec la vitesse de réaction de son propre cerveau, de son chakra pur. Evidemment, la sentence tomba. Lors qu'il la repéra alors, les neuf autres kunais se dirigeaient vers le lieux d'impact, alors le fil qu'elle avait touché continué de la suivre. L'opération n'était pas de lui faire mal, mais simplement de la pousser, ou tirer, vers le centre boueux. Cependant, malgré le premier fils, les neuf autres kunais se présentaient d'estoc. Il en fit plonger deux au dessus d'elle, trois autres arrivaient par devant, et les quatre dernier la rattrapaient par derrière.

*Echec*

Et Mat ? Non, pas encore...
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MessageSujet: Re: [Forêt] Lisière Nord   Mer 7 Mai - 20:52

Mais qu'est ce que c'était que toute cette pagaille? Combien de temps allait-elle continuer de tournoyer comme ça? t lui, combien de temps allait-il continuer de se prendre des pétales de feu dans la tronche? Il se laissait brûler, dans le seul et unique espoir qu'elle vienne à lui, mais ô grand amour de ma vie, aurais-tu oublié que pour attirer une abeille, il faut du miel? Qu'une charge positive est attirée par une charge négative, et inversement? Si c'est le cas, alors je t'en fais le rappelle, pour pouvoir m'attraper, ton immobilité ne changera rien au regard que je porte sur toi. Je ne m'appitoirai pas sur ton sort, parce que ça serait honteux de ma part, ça serait ne pas reconnaître ce que tu vaux, et donc ne pas te juger et t'estimer à ta juste valeur. Mais cela, je refuse de le faire...

"Fuiin !"

*Ah non, pas ça… Qu’est ce qu’il est chiant quand il veut, c’est moi qui suis chiante d’habitude, c’est pas juste…*

En effet, c’es parce qu’elle avait voulut être chiante, et l’embêter un petit peu qu’ils en étaient là. Un regret ? Aucun, elle s’appelait tout de même Madarame Aya ! Mais il était vache quand même son grand amour, il aurait pu se servir d’autre chose. Et voilà, elle recommençait à râler, mais il fallait la comprendre, la dernière fois qu’elle avait vu Koro se servir de son Yugutsu, elle en avait payé lourdement les frais, le nombre de cicatrice était conséquent, et en plus des douleurs physiques et des séquelles engendrées, cela lui rappelait une époque trop douloureuse qu’elle tentait de rayer de sa mémoire, fournissant des efforts dont personne ne doute et qui tente tant bien que mal d’arriver à leur fin, chose qui n’est pas, c’est le moins qu’on puisse dire, aisée et gagnée d’avance. Et le voilà à nouveau qui use de cette satanée technique, qu’est ce qu’elle avait envie de lui faire avaler ses fils de chakra quand il s’en servait comme ça, mais elle n’en fera rien, sa victoire elle l’obtiendra avec du sang froid et de la délicatesse, une victoire à son image, à l’image de cette Aya qu’elle gardait cacher, qu’elle dissimulait derrière le masque d’une enfant gentille et souriante.

*Aux grands maux, les fourbes remèdes… Oboro bunshin no jutsu !*

N’ayant pas cessé de tourner, elle avait composé le tao, puisqu’elle ne pouvait pas se permettre d’augmenter sa vitesse de peur d’être prise dans l’une des techniques du prince charmant, elle allait créer l’illusion d’une croissance de vitesse, et en plus de le perdre dans ses idées, semer le flou dans son esprit de petit flemmard, cette perspective ne pu empêcher la gamine de sourire, amusée par cette idée quelque peu tordue. Mais peu importe, après tout des idées tordues, il fallait bien en avoir, sinon la vie ne servirait à rien, et puis, si c’était pour embêter Koro-love, c’était une bonne initiative, une très bonne initiative ! Confortée dans ses folies, elle fit apparaître ses cinq clones, dans un pouf ! sonore, une fois la fumée dissipée, Koro pu voir trois Aya tourner dans le même sens que l’originale, et trois dans le sens inverse. Où était Aya ? Très bonne question, à lui de chercher, mais ainsi, elle pouvait se retrouver derrière lui quand elle le souhaite ; il ne pouvait plus la suivre du regard, ou du moins, suivre ses jambes, pour éviter de croiser son regard et donc c’être prit dans un genjutsu de la mort dont il ne pourrait probablement pas sortir, mais cela, elle n’en était pas sûre, c’était un terrain risqué sur lequel elle ne s’aventurera qu’une fois bien armée.

*Le prince devrait surveiller ses arrières, ou c‘est lui qui tombera et bien plus vite qu’il ne le pense… *

Et voilà que ça se met à parler en énigme, on aura tout vue, on dit qu’on se perd un peu lorsqu’on aime, qu’on est un peu moins concentré sur ce qu’on fait, sur els autres, un seul être vous manque et tout est dépeuplé, quand il est là ça va un peu mieux, mais l’équilibre n’est pas total. Pourtant, l’équilibre, c’est ce qui est capital, règle n°1 du petit chimiste, tout système évolue spontanément vers son état d’équilibre, le système Koro-aya aussi, enfin, normalement, même si leur évolution sortait un peu, pour ne pas dire beaucoup, de la normale. Echec. Pas tout à fait.
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Koromaru
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MessageSujet: Re: [Forêt] Lisière Nord   Ven 9 Mai - 14:54

Les kunais allaient le frapper de plein fouet. Elle allait vite, très vite, mais le chakra ne pardonnait pas. La vitesse d'esprit du Nara était nettement adéquate à sa propagation dans le milieu gazeux qu'était l'atmosphère et ayant repéré sa cible, les neuf autres fils se larguaient de pouvoir entailler sa jolie peau blanche. Elle avait déjà fait les frais de son Yugutsu. Elle avait même eu ce bonheur de pouvoir découvrir une forme que le Nara n'avait encore jamais utilisé. Elle avait en quelque sorte servie de cobaye, bien contre sa volonté. Mais les vingt fils au lieu de dix lui donnait une précisions qui à son niveau, relevait d'une puissance ultime. Les lames semblaient être animées d'une vie forcée, d'un bonheur de pouvoir trancher la plupart des celles du corps humain, cela grâce au chakra fier du Nara. Cependant, il se doutait bien qu'elle ne pourrait continuer ainsi. Il ne doutait pas de la capactié de réaction de la Madarame, et non pas qu'il s'attendait à tout de sa part, il préférait regarder et analyser, puis réair. Le but n'était pas de la bloquer, de fermer toutes les portes de sortie. Ce genre de méthode de combat étaient souvent efficace. Il en préférait une autre. A regarder comment le combat se déroulait, Koromaru n'avait pratiquement pas bougé d'un pouce, mise à part ses doigts qui gesticulaient comme des fous, il était toujours au centre de son marécage virtuel, cerclé par la course d'Aya, à quelques cinq ou six mètres de lui. Non, lui laisser toute la mesure de sa diversité, les jambes, les bras et la tête libre. Libre d'action, libre de pensée. Elle avait de multiples choix, de nombreux moyens pour en finir avec le Nara qui lui tenait orgueilleusement tête. C'était ça qui était intéressant. La résultante d'un duel se résumait souvent à celui qui prendrait le pas d'avance, la prévision amèrement juste sur son adversaire, et non celui qui se sentait le plus proche d'en finir. A partir du moment où tout est bien ficellé, même lorsque l'épée de Damoclès semble tomber, il reste toujours un espoir, et là... La victime n'est plus forcément celle que l'on croit.

Cinq bunshins sortirent de nul part. Voila qu'elle utilisait enfin un genjutsu. Parce qu'il était net qu'ils n'étaient pas consistants, il ne la savait pas si évolué en ninjutsu pour créer des clones emplis d'un feu ardent. Peut-être se trompait-il, mais il n'avait pas peur de prendre ce pari. D'autant plus que dans sa situation, découvrir et utiliser son chakra dans tant de puissance était quelque peu suicidaire...

Les dix kunais tombèrent un à un. Muselant son chakra, il le concentra en lui, et regardait tourner devant lui les six adversaires qu'il avait maintenant à contenir. Il sourit, ne dédaignant pas se tourner. Il restait cloîtré dans un seul et unique sens et voyait passer devant lui, un à un, les six Madarame, toutes plus belles les unes que les autres. En aimer six aurait été cependant, bien trop difficile. Il laissait baigner dans son visage une expression de victimisation, il était dominé par son adversaire, il n'avait aucune carte en main. Que pouvait-il faire de plus ?...

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MessageSujet: Re: [Forêt] Lisière Nord   Mer 21 Mai - 16:30

Première phase, six Aya pour le prix d'une, deuxième phase, euh, en réalité, elle n'y avait pas encore réfléchit, c'était quoi alors la deuxième phase? Aucune idée, elle prendra le temps de le faire plus tard, car pour le mement, elle se devait de réagir vite, en un mot: d'agir. Mais elle devait agir sans révéler sa véritable position, c'est qu'elle était bien embêter par les clones qui s'avéraient être à la fois une force et une faiblesse, comme beaucoup de choses, après tout, aimer était une force comme une faiblesse, elle se battait contre Koro parce qu'elle l'aimait, mais elle n'ira jamais trop loin, ayant trop peur de le perdre, et ne pouvait non plus laisser cet affront impuni. Elle finissait par se demander si elle n'était pas un paradoxe vivant, après tout... question à méditer dans le paragraphe suivant si la narratrice n'ommet pas de le faire., en attendant, le problème était qu'elle ne pouvait pas lancer de technique sans révéler sa position, et elle bénit tous les cieux et tous les êtres vivants pour sa mission de la mort qui tue à Oto, qui lui a permi d'acquérir le jutsu sauveur dans une telle situation. Passant la main dans ses cheveux comme trois de ses semblables, elle pensa calement dans son esprit sans pour autant réduire sa vitesse de croisière:

*Utsemi no jutsu*

Maintenant, elle pouvait se permettre de parler sans aucune restriction, bien que cela ne lui paraisse pas nécessaire, après tout, elle ne s'appelait pas Hekema, elle n'avait pas un besoin vital de blablater à chaque instant de sa vie, elle éprouvait juste le besoin d'écrire, encore et encore, deslignes, et des lignes, des pages et des pages, des livres et des livres, c'était ça qui la libérait, elle, une plume et un encrier, une simple feuille de papier pour pouvoir s'évader et ses malheurs ainsi que les pensées des mauvais jours se dissiper. Pourtant écrire lui permet aussi d'innover, lui permet de changer, lui permet de lui dire ce qu'elle ressent. Mais peu importe, ce qui importe maintenant, c'est ce qui va arriver, ce sera difficile, mais après tout sera clair, et limpide, ils n'auraient plus à se prendre la tête. La prochaine fois, elle enchaînera, encore et encore, les assauts et les attaques, proches des flammes de l'enfer.
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