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L'Orbe du Sud

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Tensui kiryoku
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MessageSujet: Re: L'Orbe du Sud   Lun 17 Déc - 21:03

L’ours se tourna pour voir le dernier membre de son équipe tomber lourdement, endormis. Il haussa un sourcil, comme amusé, et s’en retourna dans sa méditation. A présent, un grand périmètre autour du campement résidait sous sa surveillance auditive. Il tenait grâce à son odorat, chaque odeur à son contrôle. Rien ne pouvait passer à travers le filet qu’il avait tissé autour de leurs bivouacs. Le soleil montait, de plus en plus haut, et l’animal toujours éveillé résidait être seul. Il entendait les deux cœurs bruyants qui dormaient non loin de lui. Le sien, battait faiblement, s’économisant durant ce repos. Le faim ne l’avais pas encore atteins, il songea un moment à aller chasser pour trouver suffisamment de vivres pour la route prochaine. Finalement, il ne voulut quitter le campement. Laisser des traces, abandonné son poste de surveillant, il avait bien trop de responsabilité pour penser à leurs estomac. Ils feront routes en ne mangeant que très peu, tanpi.



[Entraînement: Taïjutsu ; Ninjutsu ; Genjutsu ; Force ; Vitesse; Intelligence ;[Kuma no Daï shubi no Youshiki)]

Durant ce moment de solitude, qui commençait à devenir long, très long, l’ours voulut s’entraîner. Certaines de ces techniques, reposaient à présent sur une certaine spiritualité. Nullement besoin de s’agiter pour s’améliorer. L’animal, assit en tailleur, les yeux fermait, levé son visage clos en direction du soleil, chaud. Il sentait les rayons l’atteindre, le traverser. Puis soudainement, il sentit une chaleur différente, à la fois comparable et différente de celle du soleil. Une chaleur envoûtante, progressive qui s’emparait de son cœur. Malaxant ses chackras, il ouvrit l’une des cages qui retenait, un des plus grands animaux qu’à créer ce monde. Le solide ours des vallées de Rekats se libérait de son enclos pour regagner une sorte de liberté dans le corps immense de l’animal mortel. C’est alors, que Tensui l’ours des mondes revint unie avec Rekats l’ours des vallées de la pierre.

Les yeux de l’animal se durcirent. Sa pilosité, comme à chaque fois, s’épaissit. Cette fois-ci, ce fut un poil solide et robuste qui apparut pour protéger l’ours. Sa chevelure, autrefois lourde, s’intensifia devenant encore bien plus pesante. Elle devint plus foncée, plus dur, plus résistante. Plus rêche, la pilosité de l’animal était à présent dure comme de la pierre. Ce ne fut pas tout. La peau de l’ours brunit, jusqu’à devenir aussi grisâtre que la pierre. Moins souple, plus dur, ce fut comme une armure qui apparut sur Tensui. L’alourdissant, limitant la vitesse de ses mouvements, on sentait clairement que la résistance de la peau de l’animal s’était durcie. Le même cuir épais et robuste avait entouré les organes du primitif qui respirait avec plus de penne, qui se sentait à présent doubler de poids. Une fine pellicule de matière vint apparaître devant les yeux sans pupille de l’ursidé comme pour éliminer la moindre faille. Toute la puissance de l’animal, envahis le corps de l’animal. Les lèvres pincées, il s’empêchât de hurler comme il aimait tant le faire.

Son corps s’était enfoncé dans la terre pourtant déjà tassé. Pas de doute, il était devenu bien plus lent. Se redressant, il commença à essayer de se lever. C’est alors qu’il sentait la réduction de mobilité flagrante. Voici ainsi, ce qui aurait pu perdre l’ours des vallées de la pierre. Son manque de mobilité. L’animal était certes incroyablement robuste, mais il était également bien trop lent pour attaquer. Tant pis, Tensui devra apprendre à attaquer avec cette lenteur. Posant un pied à terre, il se redressa. La musculature de l’animal, lui permettait encore de mouvoir se mouvoir convenablement. Il fut un pas, deux, et fut impressionner de constater de manque de sensation qu’il avait dans la peau. Une peau, devenu robuste, devenu rocailleuse.

Se tenant droit, il allait essayer de filtrer plus efficacement la puissance de l’animal légendaire. Joignant les mains, les yeux clos, il se concentrait. Il sentait la présence animale d’un immortel en lui. Mais son être luttait pour s’épanouir pleinement et agir par delà les mondes. « Enchanté… Shinobi… » Le contact avait enfin été fait. L’ours de la vallée de pierre avait enfin pactisé avec l’ours de konoha, ce dernier quittant son foyer. Son souffle devint plus profond, plus puissant. Un ronronnement, voir un grondement, résonnait dans l’être de Tensui pour chaque expiration qu’il faisait. Finalement un rugissement émana de l’animal mortel. Un rugissement incroyable, que le shinobi ne pu retenir. La déflagration ne fut pas tant sonore, mais plutôt une vibration qui fit trembler les arbres et la terre autour de lui. L’animal grondait, mais il eut aussitôt peur d’attirer l’intention… Ainsi, il préféra enfouir la puissance, au plus profond de son cœur. Il allait apprendre à apprivoiser l’animal. Dans son être, avec l’ours immortel, ils discutèrent. Pourtant, dans sa conversation avec l’animal légendaire, il garda une oreille tendu pour guetter l’arriver d’intrus potentiel… ...




Midi s’écoula, et la compagnie n’avait encore pas trouvé de réveil. L’animal hésita longuement à les réveiller, mais il renonça finalement. Si ces quelques heures de sommeil lui permet d’échapper aux geindre de ses faibles compagnons, alors il préférait largement veiller seul. C’est au bout de quelqu’un heure, que l’un deux se réveiller. La Nara ouvrit les yeux, complètement dérouté. Se croyant le matin, il conta l’ours son rêve étrange.

L’animal resta comme perplexe lorsque l’exécutant conta son rêve étrange. Les yeux sans pupilles dans le flou, il songea à ses propres rêves sombres qui avaient blessé sa jeunesse. Devant ses yeux, défilaient encore les images atroces de ces rêves qui avaient provoqué son destin. Le regard du jounin se durcit, repensant à ce que ces sombres pensées pouvaient impliquer. Tout rêve à un but, toute pensées n’est jamais entièrement créées.

Il resta, durant quelques minutes, très pensif. En premier temps, il ne sue que répondre

« Ce que tu dis est troublant. Je te conseil d’arriver à lire pleinement entre les lignes de ce genre de rêve, qui rapidement, peuvent te hanter. J’ai comme l’intuition que ce rêve se tourne vers le sable, vers Suna.. Pourquoi ?... Es-tu attaché à ce village, ou à quelqu’un de ce village ?... Je pense qu’il faudra que tu trouves, en toi, les réponses à toutes les questions de ce rêve étrange. »

Idame demeurait toujours absent, et pire encore, sans la moindre nouvel. L’animal ne désirait plus penser à l’éventualité de partir de ce campement sans lui.
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Dokara Akane
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MessageSujet: Re: L'Orbe du Sud   Mar 18 Déc - 21:25

Le soleil venait de trouver son apogée pour redescendre ensuite, que Dokara ouvrit rapidement les sourcils comme apeuré et couvert de sueur.

"Non Tensui-sempai, j'avance encore, j'avance encore, je ne dort pas !!!"

Le réveil brusque était difficile pour le petit Akane, il se croyait encore en train de courir péniblement à travers la forêt, harcelé par le rythme effréné que leur obliger leur compagnon. Quand ayant repris ses esprits, il put de nouveau sentir ses jambes qui lui faisaient affreusement mal, l'astuce employée par le jeune médecin ne fonctionnait plus laissant un énorme poids tombé sur ses quadriceps.

*Allez, je parierai sur un petit footing matinal ou peut être un décrassage de la part de Tensui.*

Dokara sortit la tête de sa tente à l'odeur immonde de sueur et de renfermé pour mettre le nez dehors. Là, un éclat lumineux vint lui percer les pupilles, c'était bien le soleil. S'acclimatant avec la luminosité, il réussit à se hisser difficilement sur ses jambes restant le dos courbé avec une allure de centenaire.

*Bah je crois c'est rater pour le footing matinal, il doit bien être plus de midi.*

Commençant par avancer aussi délicatement et rapidement qu'une tortue il essaya de se rapprocher de ses deux compagnons qui étaient déjà debout. Il put apercevoir non loin d'eux une petite buche, qui d'après l'air envieux de Dokara, n'attendait que son postérieur. Dokara sentit son ventre grondait et une envie soudaine qui ne l'avait pas pris depuis longtemps. Sortant la nourriture de ses petites affaires, il commença à manger se remplissant comme l'estomac comme un affamé qu'il était. Puis prenant une petite pause il vit ses deux compères l'observait.

"Bien dormis ? Pas trop de courbatures ?"

Le regard étrange de ses deux compagnons continuait de le guetter, peut être à cause de l'attitude inhabituelle qui avait ce matin.

"Ah! Vous voulez peut être manger un morceau ?"


C'est à ce moment là que les trois shinobis s'installèrent afin de manger et discuter quand Kirue énonça son étrange rêve. Dokara continuait d'avaler la nourriture pendant la narration. Puis l'histoire toucha à sa fin, Dokara frappa des mains comme signe de belle histoire et s'arma d'une cigarette qu'il admirait tel un trésor, puis l'allumant il prit un ton sérieux.

"Bien je crois que tu souffres de .... enfin tu te prends pour quelqu'un d'autre et selon ton rêve, tu as du être effrayé par les vieillards et les bac à sable. Ah oui ! Tu cherches un but ou un trésor que tu ne peut atteindre."

Dokara s'étira quelque peu, soulageant son dos et ses jambes, il avait déjà retrouvé son faible humour. Une chose pas si mal cela montre qu'il n'a toujours pas perdu sa bonne humeur.
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Tensui kiryoku
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MessageSujet: Re: L'Orbe du Sud   Jeu 20 Déc - 13:28

La compagnie se ravitaillant, ils discutèrent de ce rêve étrange qui perturbait l’esprit du Nara. Le médecin soutenait sa thèse de l’objectif inatteignable, pendant que Kirue essayait de comprendre les lignes cachées de ce message. L’animal, lui, resta en retrait durant un bon moment. Pensif, et en réflexion, il calculait déjà la suite des opérations. Son esprit n’arrivait pas encore à accepter le fait qu’Idame et le premier escadrons n’a peut-être pas réussit à s’échapper des Anbu. Il espéra alors qu’ils n’aient pas été attrapé, auquel cas ils devraient faire une croix sur leurs futur.

L’animal se sentait alors lâche. Il aurait dû organiser un regroupement pour mener l’équipe à travers bois. Etant expert en pistage, il savait comme semer quelqu’un. Même un shinobi talentueux ne pouvait pas retrouver des traces disparues. Personne ne peu inventer des indices de mouvements. Enfin, Tensui revint à la conversation qui, déjà, n’avait que trop durée. Il devait à présent briffer son équipe pour la suite des opérations. Il expliqua à l’escouade, que les chances d’avoir été suivi étaient très maigres mais pas inexistantes. Il tenta de leurs faire comprendre, qu’à tout moment, le danger était présent, qu’il fallait être prêt à toute éventualités. Il cita aussi l’une des possibilités du sort d’Idame et de son équipe, et soutenant qu’il ne fallait pas hésiter à les abandonnées, s’ils n’étaient pas encore vers la fin de la journée.

La troupe, donc, attendit l’arrivé de ‘l’équipe une’ ou l’équipe Alpha. Elle n’arrivait pas, la tension le long des heures montait progressivement. Chacun des membres de la troupe, se retournaient par moment pour vérifier que personnes n’approchaient. Personne, encore personne. Pendant que le chunin et le genin discutaient de tout et de rien, le chef d’équipe restait à l’écart et s’entraînait spirituellement. A la fin de la journée, le silence s’imposa, la compagnie rangea, ils allaient partir. L’animal balaya le moindre indice de leurs mouvements dans le delta. C’est après avoir vérifié qu’il n’avait rien oublié, qu’il ordonna la marche forcée.


Ainsi, la compagnie se remis en route. Tant bien que mal, ils engagèrent un pas de course de nouveau rythmé, constant mais surtout très rapide. La dernière ligne droit, la fin du long et épuisant parcourt qui dura encore quelques jours. « La ‘marche’ se fera sur deux jours et deux nuits. Nous arriveront à l’aube, et nous ne nous reposeront pas. Commencez à vous préparer mentalement, vous aurez cette fois-ci deux nuit par sommeil »

L’animal était encore dans ses limites. Il avait déjà pu encaisser plus d’une semaine, il en sera à 4 nuits. Tensui était en forme, du moins il l’était encore. Ses pas l’ours et bestiales se posaient sur de fines branchettes avec délicatesse, sans en casser une moindre. Pas d’empruntes, pas d’odeurs, pas d’indices. L’expert en pistage savait ce dont un bon traqueur avait besoin, des indices pour deviner un chemin. Tensui avait appris à être bon, et ses talents avaient grandement évolué depuis son exil. Il ne laissa derrière lui, pas la moindre trace. Espérant que ses camarades en fassent autant, il dicta les consignes qu’il n’avait prit le temps de citer avant de partir. « Ne laissez aucune trace de notre passage. Posez les pieds délicatement sur de faibles surfasses, veillez à ne rien laisser tomber, à ne casser aucune branche, ne parlez qu’en chuchotant. Si une cible nous apparaît immobilisez vous et attendez mon analyse. Nous ne pouvons nous attaquer à n’importe qui, ici. Nous allons nous rallonger la route, le vent risque de tourner. Je le veux avec nous pour porter nos odeurs en direction du village et pas en sens inverse… »

Sur ce, il se tut. Ses lèvres fines se pincèrent, il n’avait apparemment plus rien à dire. A présent, Tensui était devenu de ceux qui ne parlaient pour ne dire que quelque chose d’indispensable. Ses yeux balayaient les environs, cherchant des mouvements, des cibles, des êtres vivants. Alors que le soleil chutait, ses yeux devenaient de plus en plus lumineux et sa vue de plus en plus flou. Son regard sur le monde changeait, des sources de chaleurs devenaient de plus en plus lisibles. * Lapin, sourie, mulot, lapin, sanglier, sourie, sourie.. * Passant en revus toutes les sources de chaleur, il cherchait une chaleur plus importante, plus grande, comme celle d’un être humain. Le nez au vent, le vent dans le dos, s’ils étaient poursuivis, l’ours le saurait. Seul les odeurs du chunnin et du genin lui parvenaient.

Les trois shinobi passaient d’arbre en arbre avec rapidité et fluidité. Tensui, le commandant de l’escouade était devant. Rapide, très rapide, il en profitait pour guetter l’avancée de la troupe pour éviter tout risque de piège. Zigzaguant avec célérité devant la progression des deux autres shinobi, rien ne pouvait déranger leurs progressions. En deuxième position et donc entouré des deux autres shinobi, le médecin avait une place sécurisé comme on apprenait à situé les infirmiers au sein d’une escouade. Si une attaque surgissait, les deux shinobi de devant et de derrière couvrirait la pièce maîtresse du groupe. Le troisième était une ombre qui sautait de branche en branche avec discrétion. Le Nara en effet fermait la marche, et bien que ses membres soient atrocement douloureux, il parvenait à suivre l’escouade.

Une tension vibrait dans le cœur de chacun. Déserté, n’est pas une tache facile. L’escouade ayant réussit à contourner les Anbu, à les duper et les empêcher de suivre, ils étaient maintenant seul sur une dernière ligne droit. Aucune confrontation n’avait eut lieux, L’ours primitif avait le talent de disparaître entre deux bois et il avait utilisé ce savoir pour camoufler leurs mouvements.

...ils quittèrent l'orbe du Sud...



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Chinizu Hake
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MessageSujet: Re: L'Orbe du Sud   Lun 7 Jan - 23:00

[Experience pour les postes d'entrainement précédents :

Tensui : + 3 Tai ; +1 Vit , +1 Force, +1 Int / Konoha Sempu lvl up]
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Koromaru
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MessageSujet: Re: L'Orbe du Sud   Mer 13 Fév - 10:13

~ Loin dans le pays du feu... Effacé par les plus grands orages, rasés par les plus gros tsunamis, un désert de terre, avec une lisière infinie jusque l'horizon partagé Bleu et Vert. Entre les arbres et les vents, entre les feuilles et les vagues, il existe cet endroit : le plus bel observatoire du monde. D'ici vous voyez le soleil se lever, en Hiver à votre droite, en été sur votre gauche. Vous êtes à la frontière avec le pays des vagues et vous apercevez les premières îles du pays de l'eau. Entre oiseaux et poissons, marins et vagabonds, vous êtes au centre du monde.

Mais ce terrain n'est pas qu'incroyablement spacieux et lumineux, il est aussi vide... Déserté par tout ces habitants, trop de cataclysmes, trop de poètes déprimés ont apportés à ces terres dépeuplées le trouble le plus désiré, celui de quitter contre sa volonté. Terre d'exil et de quarantaine, elle n'est que trop rarement revisitée, et pourtant elle est si douce, si belle si reposée, lorsque le climat le lui permet. Il n'y pleut jamais, le vent est beaucoup trop performant. ~


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Tout cela est magnifique. Je suis parti tôt ce matin, retrouvant une carte dans les anciennes affaires de Kirue-kun. L'orbe du Sud... Ce nom résonnait comme un miracle dans mes pensées. C'était une étape de son départ, de leur départ vers... vers où ? Le Sud ? Bref, au pire tout cela je m'en fiche, je veux juste sentir et chercher son odeur, retrouver une trace de pas, un quelconque indice qui me ferait penser qu'il est toujours en vie. Mais j'ai aussi quelque chose à faire, pour quelque qu'un. Demain n'est pas un jour spécial... Durant plusieurs heures j'ai couru, mais lorsque j'ai découvert le delta, les montages sur l'île au loin, puis cette atmosphère si particulière, qui me rendait d'un joyeux surnaturel, je me suis arrêté. J'ai regardé, j'ai contemplé, puis j'ai tourné doucement la tête, pour trouver un petit champ de marguerites, qui se morfondaient avec d'autres fleurs dont je ne connaissais même pas le nom, pour les avoir jamais vu. Elles étaient toutes belles et uniques, chacune avait un parfum qui m'enivrait et qui me redonnait subitement l'envie de partir te chercher, quoi qu'il en coute. Malheureusement je ne suis ni fou ni courageux, alors je ne m'engage pas plus loin que quelques kilomètres autour de Konoha, de peur de savoir ce que cela fait de sortir de cette prison qu'elle nous fait, 'la mère porteuse', si gentille et si attendrissante. Je suis juste venu te dire au revoir, et non adieu, cueillir quelques fleurs pour maman et pour une personne qui me tient à cœur. Cependant, l'Orbe m'attire et je ne peux résister à son appel. Je m'avance dans la parc de fleurs, qui montent jusqu'à mon genoux, puis je m'allonge, fermant quelque peu les yeux, allumant une cigarette, la fumée jouant avec les pétales, pour retrouver l'air pur et s'y mêler. La vie est si belle qu'elle mérité d'être mieux jouée.

J'entends des bruits de pas. je m'en fous. Quiconque veuille me tuer qu'il le fasse, je suis à la merci de tout, je ne pense qu'à moi, et à ce moment tant inattendue. Je ne l'avais jamais espéré, alors pour une fois, je saurais être égoïste et ne penser qu'à ma petite gueule de Nara flemmard et gonflant. Un petit sourire se dessine sur mes lèvres lorsque je pense à ça. Que dirait Takeshi-sama ? Et Nii-san ? Je n'ai pas le droit d'être là, et pourtant... Rien n'est du hasard. Toi qui est derrière et qui m'espionne, passe ton chemin ou gomme ma présence de ce lieux saint. Il n'y a pas d'autres alternatives. Un chien ? Un tigre ? Une souris ? Peu importe. Tue-moi, emporte-moi, glisses-toi à mes côtés, mais surtout ne dis rien et profite tout comme moi. Ce moment il faudrait que chacun dans sa vie le voit...

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Nara ou Tawara ?

Tandis qu'on attend de vivre, la vie passe... Alors tais-toi et profite !
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MessageSujet: Re: L'Orbe du Sud   Mer 13 Fév - 10:59



Deux mois… Deux mois déjà qu’elle était loin de Shike et qu’elle errait, un carnet dans la main, à écrire ou faire des aquarelles entre deux lettres, contemplant la beauté des choses. Chaque lieu visité était une nouvelle découverte qu’elle plaçait haut dans sa culture, elle avait tant été entravée par son passé qu’elle avait besoin de s’ouvrir, et elle l’avait avec une réelle efficacité, le résultat était méconnaissable. Elle avait prit de l’assurance, et de la sagesse. Elle n’était pas spécialement devenue quelqu’un d’autre, non, elle avait acceptée celle qu’elle était. Toujours un tantinet timide, mais plus fuyarde, elle n’avait plus peur des contacts humains comme avant, elle ne partait pas en courant en profitant des quelques avantages qu’elle avait acquis par expérience. Aujourd’hui, elle était du genre à aller vers les gens, leur parler, pour voir leur philosophie, comprendre leur quotidien, tout cela, pour se forger un avis. Peut-être est-ce explicable d’une autre manière, Shitto a mûrie. Assagie même, mais pas dans le sens d’une turbulente calmée et raisonnée, non, le fruit de son voyage semblait pouvoir se cultiver, la jeune femme était devenu sage, elle savait quand être d’accord, quand ne pas l’être et pouvait mesurer les enjeux de chaque choix, était-ce vraiment la même finalement ? Etait-ce la Shitto qui est partie de Shike voila deux mois ?

Tant de questions, tant d’affirmations, tout cela pour montrer qu’à présent, la kunoichi était réellement devenue une femme.

Comme elle l’avait écrit à Naoki, elle était au pays du feu, non loin de Konoha, et comptait s’y rendre prochainement. C’était chose faite, elle avait marché durant la nuit pour y parvenir. Toute la nuit elle avait fait de belles aquarelles et avait rempli son carnet de notes de petites choses que la beauté des décors lui inspirait. Dans ce petit carnet, on pouvait trouver aussi bien des partitions que des poèmes, ou des descriptions détaillées. Elle aimait se documentée, et ça l’avait mené là. Les forêts qui bordaient Konoha étaient pleines de merveilles… La nuit, les arbres semblaient avoir des visages, ils semblaient humain, avant de sembler vivant, tels des statues de bois, une sculpture naturelle, ils accueillaient les voyageurs dans leurs bras bourgeonnés, mais il fallait se méfiait… A trop les contempler, on en perdait le nord, et une fois perdu dans une pareille immensité, la valeur de sa survie est bien énorme, et Shitto était néanmoins assez craintive quant à sa présence non loin de la capitale de ce pays… Des déserteurs y sont morts… Elle ne les connaissait peut-être pas, mais peut-être que si ils étaient encore là, elle les apprécierait, peut-être même les adorerait-elle ? Mais ils étaient partis, trop tôt, trop jeune… La période noire de Shike était passée, il fallait oublier les détails trop sombres… C’est ce que voulait le monde, et avec du recul, la jeune femme commençait à penser pareil. Non, il ne fallait pas oublier la mémoire de ceux qui se sont battus pour leurs idées, mais rester en deuil et toujours les évoquait, même à une perte totale de sa raison et de sa capacité à interpréter certaines choses… Shitto le savait, de source personnel, le passé doit resté au passé.






De part ses voyages, Shitto avait prit soin de visiter les commerces, et avait élargie ses savoirs sur les étoffes, en en achetant de nouvelles. Aujourd’hui, elle portait un kimono dont ses yeux avaient été ébahis en le voyant. Il ne lui fallait pas grand-chose, certes, mais quand on n’a jamais rien connu, l’émerveillement est la plus belle chose qui reste. Sa cape, elle l’avait mise de côté, pliée et rangée dans son bagage. Elle s’était drapée de ce kimono qu’elle trouvait si beau, gris au motif fleuri, comme elle aimait les fleurs, serré par un large ruban rosé. La coupe du vêtement était très droite, c’était un habit traditionnel, ça se voyait. On en trouvait au sud du village caché de Kumo, elle y était passée mais trop vite pour tout découvrir, elle s’est déçue de s’éloigner si vite des beautés de l’endroit. Elle avait très superficiellement attaché ses cheveux, plus pour l’esthétique que l’utilitaire en fait, car, seules quelques mèches sont soutenus vers l’arrière. C’est d’un ruban très clair, presque translucide, que se tiennent noués ses cheveux sombres, le tout fixé par une pince qui évoquait le centre de certaines fleurs, en général jaune lumineux. Sa pince n’était que d’un jaune or, mais l’effet de flore rendait absolument bien. Durant sa balade, tôt se matin, elle avait vu un merveilleux par terre de fleur, et n’avait pu s’empêcher d’en cueillir une ou deux pour les mettre à ses cheveux. Ce parfum l’enivrait, elle s’en saoulerait jusqu’au comas si elle le pouvait, mais il n’y avait aucun alcool dans cette splendeur naturelle, et c’était bien ainsi, fort heureusement.

Elle avait beaucoup marchait, elle était un peu fatiguée, mais on pouvait lire une satisfaction indélébile sur son visage. Un sourire autrefois inconnu. Elle avait trouvé un endroit merveilleux, encore plus beau que la forêt de nuit ou la source naturelle, fleuri et parfum, c’était divin. Elle s’y était posé, et avait retiré ses geta, afin de se soulager un peu de la marche, et s’était assise sur une branche, pour le par écraser le par terre, elle le trouvait si beau. Elle était en béate admiration. Il y avait quelqu’un là, sans doute l’avait-il repérée avant elle, car de son côté elle n’y avait pas prêté garde. Elle avait sortit sa flûte, et l’envie de voir ce que le paysage lui inspirait brûlait ses doigts… Et puis, alors qu’elle admirait l’ensemble, un peu en hauteur de tout, elle tourna la tête vers le personnage, allongé non loin. Peut-être valait-il mieux le laisser en paix, elle jouerait plus tard. Elle rangea l’instrument dans sa sacoche, et se contenta de sourire, adossée au tronc de l’arbre, buvant chacune des choses qui se trouvait devant elle.
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Koromaru
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MessageSujet: Re: L'Orbe du Sud   Mer 13 Fév - 11:45

Je me disais bien... Tout cela paraissait d'un surnaturel plutôt étrange. Ce n'était pas un chien. Ni tigre. Ni une souris d'ailleurs. Je n'ai jamais entendu d'animal joué de la flûte. De la flûte... Pendant un moment, mes paupières se fermèrent, recouvrant peu à peu mes pupilles, puis je m'endormais dans un sommeil semi réel, et je voyais la vie ne grand. Cette paisible pause, dont je ne connaissais ni la provenance, ni la destination, encore moins le but, ne m'inquiétait ni ne questionnait. Tant qu'elle jouait. Elle ? Oui, enfin c'est un peu dur d'esprit de penser que seule une femme peut user de ce style là. Je vois déjà ses doigts fins boucher à un les trous creusés dans le bois somptueux du petit instrument. Les notes dansaient au milieu des fleurs, le parc en étant recouvert, jonglant dans la fumée presque opaque que ma cigarette dégageait, sans même que je ne souffle dessus. Elle fumait seule, se consumant à la nature. Mes lèvres ne l'avait plus touché depuis que la douce mélodie avait pris part de mes tympans, qui souffraient de l'excellence de ce moment. Mes yeux tout autant, s'étaient fermés pour la même raison. Tout cela est dangereux, cette liberté, cette façon de voir les choses. Tant de bonheur d'un coup ne peut être que mauvais pour l'homme et pour son esprit. J'aimerai me soustraire au son frileux qui s'éteint ou s'allume selon la puissance du vent, couvert parfois par l'onde toute proche, ou résonnant dans les vallées creuses des montagnes. Les arbres, comme habitués, laissaient le son se divaguer à son aise, jusqu'à mes oreilles. Malheureusement je ne pouvais les fermer, les éteindre à ce manifeste du bonheur intense. Bientôt, je deviendrais fou. Fou de tout, de cette fleur qui me chatouille, de l'eau qui coule, du vent qui frappe mes cheveux.

Je revois nii-san avec ses amis. Ils s'appelaient comment déjà ? Tensui, Idame, oui c'est ça, des jounin. Pfff comment ce crétin pouvait se faire des potes de cette puissance ? Tu es trop fort, jamais je ne te dépasserais, Kirue-kun, jamais. Je me fiche de savoir si un jour mon ombre sera plus vigoureuse que la tienne, j'aimerais tellement vivre comme toi, de tout et de rien. Pourtant, dès que je suis rentré dans ce lieu maudit et saint à la foi, j'ai compris comment... Tout cela pour des fleurs. Elles sont là devant moi, mais l'orchestre derrière, m'empêche de faire quoi que se soit. Je suis dépendant d'une nature trop forte pour moi, alors oui, je me laisse aller à l'écouter, alors que je ne devrais pas. C'est comme dans un rêve : on se voit faire les pires péchés que le monde n'est jamais reçu, puis on prend conscience que tout cela n'est pas bien, qu'on devrait d'une manière ou d'une autre, tout éviter, renoncer à ses fantasmes les plus poussés. Mais l'inconscient bestial de l'homme reprend le dessus, et dans une langue sifflée et corrompue il souffle l'immobilisme du rêve, la non-réalité de nos faits, et là, dans une ultime impulsion, il suffit de penser que tout ceci n'arrive pas, pour que l'on continue à jouir d'une puissance animale et fauve, dans des rixes les plus folles. Mais ce n'est pas ça vivre ! Ce n'est pas possible ! Vivre c'est résister ! Chaque seconde est un combat, et c'est ainsi que la nuit, notre esprit se libère et se joue de nous pour entrevoir les plus terribles vices. Mais il fait jour merde ! Je ne rêve pas ! Ces fleurs, cette musique cette ambiance ! Pourquoi moi, je n'y arrive pas ?

La musique s'arrête. Je vais ouvrir les yeux. Je vais voir les plafond de ma chambre, soulever ma couette encore chaude d'une nuit mouvementée, puis je vais voir m'man, grand-père, je vais manger, et je vais aller m'entraîner avec Hiroshi-kun, et les autres. Je vais voir le soleil, le vent chaud, les grands arbres que j'aime tant, et je vais leur parler d'un rêve où je vois des fleurs qui chantent, une femme qui s'extasie à jouer de la flûte, juste derrière moi... Je vais retrouver Keimara-senseï, Setsuko-sama. D'un coup j'ai envie de vraiment la voir, ce qui parait incompréhensible, pour me tirer de là.
J'ouvre les yeux. La musique s'est effectivement stoppée, établissant un grand vide spectrale, mais le vent est froid, il faut jour, je ne vois personne. Sauf les iris qui caressent mon visage, les feuilles qui tombent et qui glissent sur ma peau. Ce n'est pas un rêve, non...

Précipitation : mes doigts composent quatre taos, et je m'envole. Je réapparais quelque mètres en arrière. Devant moi un tronc, de long cheveux bruns grossièrement noués, gondolés, ample, des genoux qui dépassent de l'arbre qui la cache... Je décroche la boucle de ma sacoche, m'empare d'un kunai, et d'un bond en avant je me mets à côté d'elle. Elle est assise, semblant ne rien vouloir chercher à voir, tout comme moi je n'ai rien espérer lorsque j'ai ressenti sa présence. Je plie mes jambes, mes fesses touchent mes talons, mes genoux se plient, je reste en suspens sur la pointe de mes pieds. Mon bras gauche flanche et la lame du kunai vient se figer devant la gorge de celle dont je n'ai toujours pas vu le visage. Il me suffirait de tourner la tête, mais je continue de regarder droit devant moi. Elle n'a pas peur, elle ne peut pas avoir peur, je le sens. Nous étions là tous deux, et nous le savions très bien. Je ne sais pas d'où elle vient, elle ne sait pas qui je suis. Je m'en fous. Une seule chose m'importune pour le moment. Je ne vais pas la tuer, parce qu'elle n'est pas un danger. Ou alors elle cache très bien son jeu. Mais je le saurais. De toute manière... Non, je n'aurais pas besoin d'eux, je suis en sécurité ici, avec elle. Elle est en sécurité ici, avec moi. Nous sommes tous deux là, elle contre son arbre, moi à ses côtés. Mon kunai caresse toujours sa gorge de sa lame froide, mon bras est tendu mais il ne bouge pas. Cela fait plusieurs minutes que nous regardons au loin, ne visant rien, prenant tout. Je ne gâcherais pas un moment comme celui-là.


"Joue..."

Le kunai se fait un peu plus pressant sur sa peau au semblant douce.

"S'il te plait... Qui que tu sois, joue, ou je vivrais plus."

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MessageSujet: Re: L'Orbe du Sud   Mer 13 Fév - 12:51

Ce silence était doux, reposant, un calme planant envahissait Shitto d’une sensation de bien être imparfait. Elle respirait un air pur et profitait des effluves sucrés des fleurs. Elle respirait, comme si avant, elle s’asphyxiait, profitant de chaque bouffée d’air comme si elle était la dernière. Tout semblait trop parfait, trop pour être vrai, jusqu’à ce qu’une sensation de froideur se posa sur sa gorge… Un froid métallique… Il n’était peut-être pas si calme que ça, cet homme allongé tout à l’heure… Shitto avait elle donc fait une erreur ? Aurait-elle dû le tuer ? Elle doutait déjà dans avoir la compétence, mais elle ne comptait pas mourir ici, ni par lui, ni par un Oi-Nin, elle ne faisait absolument rien de mal, mais on trouverait toujours un sujet d’accusation. Donc, elle était menacée par un kunai. Elle restait droite, le dos contre le tronc de l’arbre, sans oscillait pour la moindre chose. Droite comme un i, souriante comme tout à l’heure, les yeux fermés, calme et reposée, il pouvait bien la tuer, elle avait l’impression d’avoir déjà assez compris la vie ainsi. Avec cet air serein, elle lâcha de sa voix claire et douce, de chanteuse à ses heures perdues…

« La vie n’est qu’un rêve, et la mort en est son éveil… La musique mène au repos, la violence, au réveil… »

Le timbre de sa voix semblait sage, tel celui d’un oracle dont on attend que la vérité. Elle ouvrit lentement les yeux, toujours souriante, et inclina légèrement la tête sur la droite, ce qui frotta sa peau au tranchant de la lame. Elle n’avait aucune peur, ni du kunai, ni de celui qui le tenait, ni de la mort qui pouvait la prendre. La seule chose qui pouvait encore venir, c’était le regret de ne pas avoir prévenu Naoki, c’est tout, en fait… Alors qu’elle avait tourné la tête, une mèche de cheveux fut coupée par le tranchant affûté de la lame… Les cheveux virevoltèrent et allaient pour se poser sur le sol, flottant avec légèreté entre temps. Shitto leva la main pour la passer dans ses cheveux et ajouta, elle n’avait pas encore entendu la voix du jeune homme.

« Que me voulez-vous ? »

Et puis, il était venu l’heure d’avoir la réponse… Où était le leurre ? La voix du personnage derrière elle se fit entendre, et ne semblait pas tout à fait lucide… Etait-ce un mouvement de panique ? Elle ne lui voulait pourtant aucun mal…

[Koro] : « Joue... »

Il resserra un peu plus l’emprise de son arme, qu’avait-il donc ? N’avait-il pas compris ce qu’elle lui avait dit ? Sans doute, car il s’obstinait. Toujours égale à elle-même, Shitto ne bougeait pas. Elle ne fuyait plus, non, ni le contact humain, ni les causes de leurs idioties. Elle ne fuyait plus rien, elle était prête à tout assumer. A nouveau, il prit la parole…

[Koro] : « S'il te plait... Qui que tu sois, joue, ou je vivrais plus. »

On pu entendre un soupir fin et discret de la part de la jeune femme. Elle enchaîna, rapidement, puisqu’elle n’avait que cet avantage dans son sac, et se retrouva sur une branche un peu plus haute, juste en dessus de Koro, qui n’avait plus pour emprise qu’une bûche. Elle était debout, le dos contre le tronc, et avait la main droite posée sur son avant bras gauche, et dans sa main gauche, il y avait la flûte. Elle avait le visage clair et presque souriant, était-ce narquois ? Ses yeux étaient clos, et elle ne bougeait pas, elle demeurait.

« Je connais bien d’autres méthodes pour demander quelque chose… »

Elle porta la flûte à ses lèvres, et lentement commença à jouer… La mélopée était claire et douce, elle semblait parler, comme un chœur. Une voix formait d’une union, ici, une union de notes et de sonorités de la nature… Elle mêlait un brassage de culture comme il en existait peu… Fallait-il faire long ? Son souffle était fin et mesuré tandis que ses doigts ouvraient et fermaient les petites encoches faites à cet effet. Tout semblait ne plus avoir d’importance matériel aux yeux éteins de Shitto… Le temps passait au fil de la musique, sans qu’elle le sente passer…
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MessageSujet: Re: L'Orbe du Sud   Mer 13 Fév - 13:30

Je n'avais aucune expression. Je n'en exprimais aucune. Elle non plus. Cependant, ce que je venais de faire la répugner. Je m'en fichais. Non pas que sa vie ne m'intéresse pas, je ne la connais même pas. Seuls ses doigts, ses lèvres étaient pour moi d'une importance que je ne pouvais ignorer. Je n'avais pas encore oser imaginé avec quelle beauté ils devaient être façonnés, mais sa musique était telle qu'elle seule pouvait la reproduire. Mon bras ne tremblait pas. Il ne pressait plus, il restait d'une dangereuse constance. Quelques mèches tombèrent sur le sol, en contre-bas. Mes yeux continuaient de se projeter au loin. Ses paroles étaient d'une sagesse telle, que je ne pouvais imaginer à quelle point cette femme pouvait être pure. Ne pas trembler de panique sous ma lame notait déjà une confiance ne soit certaine, ou une peur de la mort inexistante. Si mon poignet est ferme, ce n'est pas parce que je n'ai pas peur de la mort, je n'ai tout simplement plus aucune peur de la vie. Elle ne me dit rien, la mort serait mieux ainsi. Seules ses mélodies réconfortent mon cœur aux tourments d'une sauvage fin. Eh bien ! Appose la sur tes lèvres, puis clapote là de tes doigts de fée. Qu'un son sorte, tes paroles ne me changeront pas. Je me souviens de cette conversation avec Aya-chan... Changer, c'est un bien grand mot. j'ai acquis la puissance, celle qui fait que j'aurais pu la tuer, cette douce inconnue, en claquant des doigts. Mais je n'ai appris que ça... Ce n'est pas la philosophie d'un shinobi, savoir tuer. Hanomaru-san n'avait pas tort. Je me dirige vers la voie du sang. Celle qui me répugne... Pour la première fois, un petit sourire venait se dessiner sur mes lèvres, qui elles, ne pouvaient pas même toucher une flûte de leur vie. N'est-ce pas un cadeau, que de savoir manier tel objet ? N'y a-t-il un bonheur plus ample que de jouer pour les autres et pour soi-même, dans un même mouvement ? J'aimerais tant, l'écouter durant des heures. Se serait irrespectueux de dire que la fille ne m'intéresse pas, et que seule ses attributs musicaux me font jouir d'un repos certain, mais il est vrai pourtant que je le pense. Je n'ai pas encore son visage cependant, et si sa musique est aussi pure que son âme, je tomberais et je me tuerais, sans pouvoir revenir.

Elle l'a mal pris, mais cela découle de sa philosophie, par les quelques bribes qu'elle m'a exposé. J'aurais pu prier, j'aurais pu crier. Cela aurait changer quoi ? Aurais-tu jouer, petite muse ? Crier ou prier ne sert à rien pour un homme qui désespère. Tout allait bien, mais ce lieux me remontre toutes ces images d'un passé si chargé... Et là mon cœur s'effondre et tu es la seule qui puisse me redonner la force de partir d'ici vivant. Ce n'est ni émotionnelle ni sentimentale, c'est une nécessité.

Voila qu'elle s'échappait. J'ai vu le sol se rapprocher dangereusement de moi. Mais je me reprenais. Je ne devais pas.


"Je connais bien d’autres méthodes pour demander quelque chose…"

Mon sourire effacé se renouvelait. Mon poignet se cassait et je lançais le kunai vers la terre. Il se plantait dans un léger choc, à côté de ses cheveux. Tous gisaient comme morts. Mes bras pendaient, ma tête tombait. Quelques larmes coulaient.

"Si la musique mène au repos, et la violence au réveil, alors parfois, il vaux mieux se réveiller un peu, pour vivre en paix tout le reste de sa vie, tu ne crois pas ?"

Je marquais une petite pause.

"D'une manière ou d'une autre, je n'ai pas le choix. Le réveil est si fort que je ne puis me protéger de lui. Il sonne, et seul le son de ta flûte peut couvrir ses vomissements acerbes."

Je m'en allais. Sautant rapidement et habilement vers un arbre opposé, je la laissais seule, elle et sa musique douce. Retombant sur le sol, je trouvais ce qu'il me fallait. Sortant un kunai, je sculptais le bois, de la même façon que je peignais mes parchemins : le poignet libéré, l'esprit libre. Peu à peu, le bout de bois prenait la forme que je souhaitais. Bien sûr, je n'étais ni artiste, ni un talentueux, je savais simplement manipuler mon esprit et mon ombre. Cependant, je n'étais mécontent du résultat. Cela ressemblait au moins à quelque chose. D'un bond, je remontais sur son perchoir et je me plaçais en face d'elle. Elle continuait à jouer, je voyais enfin son visage. Je... Je n'en pensais rien, tout cela me dépassait. Elle était certainement un peu plus âgée que moi, mais son teint restait jeune. Je n'ai pu tirer que cela de cette description éphémère. Tout le reste me dépassait largement. Mon ombre se bousculait, à l'image de mon esprit. J'essayais tant bien que mal de le retenir dans un mouvement serein, mais tout s'emballer. Peu à peu, il se rétablissait une osmose nouvelle entre elle et moi, et enfin, alors que les notes fissuraient toujours le paysage avec une douceur incroyable, mon ombre obéissait enfin. Nous étions à deux ou trois mètres l'un de l'autre. Je ne sais pas si elle me regarde. Je suis des yeux cette partie de moi-même à qui je dois tant. Puis, elle s'empare de son corps, de son ombre, et bientôt, le Kage Mane est totale. Cependant, je la laisse faire, je ne m'oppose en rien dans ses mouvements, et elle continue de faire danser les feuilles autour de nous. Je regarde ses doigts, et me concentre. Malaxant mon chakra, le Kage Fukusha s'enclenche. Tenant ma flûte naturelle dans la bouche, prenant avec simplicité et amour le bout de bois entre mes deux lèvres comme s'il ne pesait rien. Peu à peu, mon chakra si diffusait dans toute mon ombre et je sentais la sienne bouger, dans une rythmique identique à la gestuelle de son corps, de ses doigts... Le courant passe, et d'une manière logique, même si le son de son instrument est d'une qualité inégalable, mes doigts bougent harmonieusement comme si son esprit s'était empri de mon corps, et que c'était elle qui jouait à ma place. Peu à peu, je prenais conscience de ce talent. Si je lâchais mon contrôle, je me retrouverais tout seul, et je ne saurais plus comment faire pour faire sortir un son de qualité de ce petit bout de bois. Nous sommes l'un en face de l'autre et je me laisse balancer par sa cadence et son silence...

Je joue, et c'est tout. Elle joue pour moi, nous sommes deux, c'est plus que de la poésie. Ce qui importe, c'est que j'oublie tout...

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MessageSujet: Re: L'Orbe du Sud   Mer 13 Fév - 15:34

Une étrange sensation s’était emparée d’elle, elle ouvrit les yeux, et constata le jeu des ombres… Non, le jeu de l’ombre, elle n’avait plus la sienne, elle était prise. Etait-elle encore libre de ses mouvements ? Elle ne le savait pas. Mais la façon dont il se servait d’elle ne lui était pas appréciable, mais elle ne pouvait rien faire pour deux raisons : Elle était à sa merci, et elle n’était pas à domicile, et le moindre faut pas est ainsi douloureux. Elle continua à jouer comme si elle ne s’était aperçue de rien, il ne fallait de toute façon rien montrer, être impassible était son maître mot. Son visage était calme et serein tout comme sa mélopée… Et puis l’idée lui vint et elle décida de la suivre. Elle continua de bouger les doigts sur sa flûte mais arrêta de souffler dedans. De ce geste elle voulait voir qu’elle serait la réaction de la personne en face. Il n’y avait plus que le silence et les deux personnes… Tout stagnait autour, plus rien ne dansait, c’était le calme mort… Sa voix résonna dans le silence qui devenait lourd et impérieux.

« Pourquoi faudrait-il causé la mort pour vivre ? Pourquoi toujours ôté aux autres une choses que l’on veut garder ? Pourquoi avoir une vision des choses figées plutôt que de se cultiver ? »

Elle était toujours dans cette même posture, à bouger ses doigts sans émettre le moindre son via l’instrument, elle le fixa dans les yeux, de son regard si neutre. La scène n’avait pas vraiment évolué depuis tout à l’heure, tout était en plan, hélas…

« Ne va-t-il pas un temps d’agir ainsi ? Ne faut-il pas un jour décider à mûrir ? »

Son timbre vocal, calme et posé allait totalement avec l’air serein qu’elle avait… Ce n’était plus la même Shitto qu’au départ de Shike… Est-ce que ça allait plaire à certains ? La question ne se posait pas, on verrait bien à son retour l’effet produit. Il était dur de comparer l’ancienne à la nouvelle Shitto, elle était plus philosophe, plus psychologue, plus sage et plus confiante, mais au final, ne l’était-elle pas avant ?

[Désolée, panne d'inspi', tssk, tu m'inspires même pas :P]
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MessageSujet: Re: L'Orbe du Sud   Mer 13 Fév - 21:23

Pourquoi tant de crainte ? Pourquoi une peur si intense ? J'ai une tête de mauvais garçon si prononcée ? Ou une femme ne pourrait-elle pas comprendre le malheur d'un gamin ? Les femmes ont toujours été un mystère pour moi, mais souvent, j'aime à découvrir quelques aspects de ce mystère, de cette ombre. C'est sûrement ça. Chaque ombre fait un peu parti de moi-même. Les femmes sont des ombres... On a l'impression qu'on les comprend et on se rend très vite compte que ce n'est qu'une infime partie qui se tourne vers le soleil et que l'on voit réellement. Le reste est à découvrir ou à garder cacher, selon les caractères. J'aurais fait beaucoup pour en apprendre plus, mais ce n'était ni le lieu ni le moment de s'embarquer dans des explications, des questionnements ou quoi que se soit d'autre. Qu'elle ne soit pas d'accord et basta. Qu'elle me laisse crever sur mon tronc ou dans mon par terre de fleur. Mûrir ? Un petit sourire se dégage de mon visage. Bizarrement j'engendre une colère de plus en plus certaine contre elle, alors qu'elle ne m'a rien fait sauf jouer de la flûte par force. Il était là le problème. Son son est pur parce que c'est une partie d'elle-même qui se ressent dans chaque note. Je voulais juste... oublier et me reposer. La fatigue m'irrigue et m'irrite. Voila comment je suis. Moi d'habitude si posée.

Mon ombre se retira peu à peu de son corps, et le silence se faisait. Ma flûte glissait peu à peu de mes doigts engourdis. Puis, enfin, elle tombait pour se fracasser sur le sol.


"Pourquoi faudrait-il causé la mort pour vivre ? Pourquoi toujours ôté aux autres une choses que l’on veut garder ? Pourquoi avoir une vision des choses figées plutôt que de se cultiver"

"Parce qu'il y a toujours des situations exceptionnelles.... Aujourd'hui, je voulais simplement cueillir des fleurs pour une personne que j'apprécie. C'est ici qu'elles sont les plus belles. Ce lieu a une histoire que je ne puis ignorer. Et dans tout ça, tu es là, sans savoir d'où tu viens, ni de quoi tu es réellement formée. Je cherchais des fleurs, j'en ai trouvée une plus intelligente, mais toute aussi belle. En fait, la beauté m'importe peu. Seul ce qu'elle cache est digne d'intérêt. Mais là, maintenant... Je n'ai plus la force de découvrir quoi que se soit. J'ai juste envie..."

De fermer mes yeux et d'écouter cette flûte... Mais apparemment cela ne se passera pas ainsi. Cette fleur-ci a du caractère. Tant mieux, la neutralité est débile, et insensée. Elle n'est pas humaine.

"Ne va-t-il pas un temps d’agir ainsi ? Ne faut-il pas un jour décider à mûrir ?"

"Je suis sensé comprendre quoi ? Mûrir ? On dirait mon cousin... Et sa grande bouche. Mûrir. Pour moi, mûrir, c'est mourir à une lettre prêt... Mûr... C'est là qu'on cueille le fruit et qu'on le mange. Certains disent que c'est parce que c'est à ce moment qu'il est le meilleur. Il n'empêche. Mûr, il meurt. C'est bête. Croire que l'esprit humain est meilleur lorsque son corps est mûr... Les enfantillages sont dignes d'être gravées à jamais dans notre mémoire. Il n'y a rien d'autre dans la vie, qui procure un tel bonheur, que l'innocence candide de l'enfance.
Même moi je me mets à parler comme un 'grand'. Tout ça me dégoute..."


Je mettais ma tête entre mes mains. Je ne pensais plus à rien. Je n'avais d'ailleurs pas envie de penser, de réfléchir. Ce que je venais de dire... ce n'était pas si bête. Je me répétais ces phrases durant quelques secondes. Hum, pour une fois je suis assez d'accord avec ce que je dis. Changer ? Tu me parlais de changement Aya-chan ? Peut-on changer en mieux ? Je l'espère. Ne pas conserver cette tête de môme. Je préfèrerais être un bébé. Il ouvrirait les yeux pour découvrir le monde. Le sage n'est sage que parce qu'il sait. Nous, ne savons rien. Et c'est là tout notre charme. Va, petit philosophe, trace ton chemin si tu le souhaites, mais il y a un jour où tu ne sauras plus quoi apprendre. Et ce jour-là, tu seras mûr...
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MessageSujet: Re: L'Orbe du Sud   Jeu 14 Fév - 19:45

Shitto était comme beaucoup de choses… Tel le papillon, elle était douce, fragile et éphémère. Chaque battement de paupière était comparable à un battement d’ailes… Léger et simple, ça menait tout un charme… Telle l’oiseau chantonnant un air clair le matin, en captivité, elle se taisait… C’était une personne qu’il fallait savoir manipuler pour savoir comment elle allait réagir… Elle regardait le jeune homme, passa sa main dans ses cheveux et lui adressa un sourire. Qu’il était compliqué, pas besoin d’être mûre pour cela, et c’était pour les gages acquis. Elle avait un air doux sur le visage, pas maternel, non, attentionné suffisait à le décrire, et sans parole, on arrivait à comprendre ce à quoi elle pensait. Elle porta lentement à ses lèvres l’instrument, avec grâce, mais sans la moindre précipitation, et commença à jouer une mélodie semblable au vent… Légère, libre, fine et à jamais inaccessible, qui pouvait se révéler violente et fatale… Si il voulait à se point écouter cette femme chanter dans une flûte, ça n’était sans doute pas pour rien. Et puis, Shitto aimait jouer, alors pourquoi se priver lorsque les deux partis trouvent une entente cordiale ? Tout était calme, Shitto comme tout le reste… Autant profiter de cet instant. Ses yeux lentement, tout une harmonie de lenteur avec elle, se fermaient pour que la jeune femme n’en soit que plus prise par la musique. Elle jouait ses notes sans savoir de quoi elles reviennent ni d’après des partitions, elle sortait tout ça d’un petit coin du crâne que l’on appelle imagination. Chaque bruit était doux, et aux oreilles de Koro comme de la musicienne, était semblable à une voix claire et travaillée, qui chantait sans rien demander. Ce chant ne semblait pas pensant, et restait là, comme à flotter dans l’air… Elle ne cherchait aucune raison pour jouer, juste celle de se laisser porter par la douce mélopée… La tête vide de pensée, elle cntinuait…

[Ce post non plus ne m'inspire pas, alors plutôt que de bloquer le rp]
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MessageSujet: Re: L'Orbe du Sud   Ven 15 Fév - 15:49

[T’es jamais inspiré tu veux dire non XD]

Comme un sourire, je crois qu’elle avait compris. Du moins, elle avait deviné quelque chose de moi. Sûrement que je n’étais pas ce mal-être qu’elle prétendait me faire porter, mais plutôt que ce mal-être me portait… Sa flûte résonnait et peu à peu j’oubliais tout. Enfin, le repos éternel. Enfin ne plus voir leur visage. Kirue, Yagami. Ne plus y penser. C’est triste d’oublier ses frères, mais aujourd’hui ils ne sont plus là pour me faire dire le contraire. Alors je regardais ces fleurs, tout en bas, sur le sol. Elles étaient belles. Cette beauté, peu à peu, me ramener à la réalité. Je revoyais son visage. Elle… Je ne l’oublierais jamais, ce visage. Je te l’ai promis non ? Je ne m’en souviens pas, excuse-moi. Aujourd’hui, là, alors que je suis à côté d’une fille que je ne connais même pas, qui me berce au doux son de sa flûte enchantée. Dans d’autres circonstances, j’aurais simplement dit qu’elle joue bien. Là, elle me sauve. Elle me sauve, pour mieux profiter, plus tard. Tu verras, je vais revenir. Et ces fleurs seront pour toi, pour toi seule. Je ne sais pas si elles sont plus belles que celle que tu m’as offerte, moi je les trouve exceptionnelles. Elles sont d’un raffinement dont je n’avais jamais oser imaginer la prestance.

« Tu n’es pas d’ici n’est-ce pas ? »

Je gardais ma tête entre mes mains. Mes yeux avaient arrêtés de pleurés les quelques larmes qui coulaient le long de ma joue et qui venait s’étendre sur le bois frais. Le silence se faisait.

« Ce son… Cette tonalité est étrangère à ce pays. Elle ne reflète pas ce que ce pays voudrait être. Pourtant, il est si beau. Cette pureté. Tu ne viens pas de Konoha, pas vrai ? »

Je levais subrepticement la tête. Je la regardais. Un questionnaire ? Qu’allait-elle penser de cela ? Bof, tout cela m’importe peu. Mais dans ma tête, il y a comme une lueur d’espoir qui jaillit… Un espoir incertain. Tout ce qu’il y a de plus mauvais pour l’esprit. Celui auquel on se raccroche, alors qu’on sait très bien qu’il ne se réalisera jamais.

Jamais.

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MessageSujet: Re: L'Orbe du Sud   Ven 15 Fév - 16:23

La musique voltait au côté de Shitto, comme matérialisée. Tout un calme planant dans ce vaste lieu de merveilles rassemblées. Koro parla… Une question, une autre… Il fallait qu’elle s’arrête… Lentement, petit à petit, le rythme de la musique faiblit, peu à peu, le souffle de Shitto s’adoucit… Le son se calma jusqu’à ce que le silence revienne… La jeune femme ouvrit les yeux à nouveau, levant un peu la tête pour se tenir droite face à Koro… Elle toussota discrètement, et avant de parler, posa son index sur sa lèvre inférieur…

« C’est la première fois que j’aborde Konoha… En effet, je ne suis pas d’ici… J’ai appris à jouer à Oto, et après, j’ai prit libre cours pour ma culture de voyager, et ainsi, d’écouter les mélodies de chaque pays de ce monde. Je venais pour la même raison vers Konoha… Les sonorités, les légendes, la philosophie… Je viens comme un livre vierge qui ne demande qu’à être noirci. »

Elle n’avait cependant ni l’envie de décliner son identité, ni ses origines, et non plus son lieu de vie actuel, mais ce dernier, elle l’avait fortement sous-entendu, assez pour qu’il comprenne.

« Sachez que je ne viens que pour la culture, je n’ai aucun noir dessein dans mes bagages… Tiens, tant que j’y pense… »

Elle s’assit et ouvrit son sac… Dans celui-ci, Koro pouvait voir divers matériels, il y avait quelques kunai, une petite boite blanche, une bouteille d’eau, un pinceau, quelques stylos et crayons ci et là, et deux bloc notes… Elle attrapa le pinceau, la boite blanche et l’eau, et sans rien dire, referma le reste et s’assit. Dans le petite boite qu’elle venait d’ouvrir se trouvait de petites choses rondes colorés, qu’elle mouillait avec son pinceau trempé dans l’eau, et ainsi, elle peignait Koro et le fond magnifique. L’aquarelle est une chose si belle…

« Excusez-moi, mais il me faut une trace visuelle »

Elle se mit à peindre le jeune Nara, sur le branche, avec en bas le par terre de ces magnifiques fleurs
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Koromaru
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MessageSujet: Re: L'Orbe du Sud   Ven 15 Fév - 20:20

Hum. Drôle de vie. Voyager ainsi. C'est sûrement pour cela qu'elle parle de mûrir. Toute cette culture. Ca doit rendre les gens fous, de ne jamais voir le même paysage chaque matin. Je suis content d’avoir ma maison, ce qu’il reste de ce qu’on appelle une famille, toujours les mêmes jeux, toujours les mêmes amis, les mêmes rendez-vous. Mais elle ne me parait en aucun cas folle. Aussi je ravise ma généralisation. Il n’en reste que je ne pourrais vivre ainsi. Yagami si, apparemment. Cependant je le concède, on doit voir du monde, connaître nombre de personne. Moi j’ai fait un choix, je m’y tiendrais. Elle aussi, apparemment. Elle parlait en métaphore, secret cachés que je n’avais toujours pas envie de découvrir. Je ne voulais ni ne pouvais pas. Plus la force. Mais à mesure que je me récite chacune de nos paroles, n’avons-nous pas fais essentiellement cela ? Essentiellement ? Exclusivement serait plus juste… Bref, nous restions pour tous deux, des mystères respectifs. Sauf que moi, j’avais mon bandeau de shinobi autour de mon cou, elle n’en avait pas. Cependant, en revoyant chacun de ses mouvements, elle a utilisé un Kawarimi. Ou alors j’ai rêvé. Et puis, dans son sac, il y a des kunais. C’est forcément une shinobi. Cela ne peut être qu’ainsi. Durant quelques secondes je prends peur. Désertrice ? Sûrement. Et après ? Je n’en avais rien à faire moi. Si elle avait pu me tuer, elle l’aurait fait depuis longtemps. Je ne la considère pas comme dangereuse. Cependant je reste seulement aux aguets. On ne sait jamais.

« Tiens, tant que j’y pense : Excusez-moi, mais il me faut une trace visuelle. »

Bizarrement, je me laisse faire. Pris entre mes deux mains, je détourne légèrement mon regard du socle de fleurs en bas, pour voir ce qu’elle fait. Sortant quelques ustensiles, elle peignait, effectivement. Si ça se trouve, j’étais dessus. De toute manière je n’avais pas envie de bouger. Ca tombait plutôt bien…

« Dis… »

Elle relevait la tête rapidement. Voyant que je ne répondais rien, elle se remettait à l’ouvrage.

« Tu pourrais faire quelque chose pour moi ? »

Je venais d’avoir une idée. Je ne sais pas d’où elle sortait. Cet espoir, c’était sûrement ça. Pourquoi ne pas essayer ? Cela ne coûte rien pas vrai ? Peut-être ne le fera-t-elle pas, peut-être bien que si. Mais avec toutes ces hypothèses, je ne sais plus quoi faire. La véritable question est : en quoi cela me gênerais ? En rien…

« J’ai un grand frère… En fait j’en ai deux. Ils s’appellent Yagami et Kirue. Nara, comme moi. Ils utilisent leur ombre pour se battre…. Je ne sais pas trop pourquoi je te raconte tout ça, mais d’une manière ou d’une autre, cela me fait du bien.
L’un et l’autre sont partis. Je ne leur en veux pas. J’aimerais… simplement les revoir. Un jour, j’espère encore. Mais puisque tu parcours le monde, si un jour tu en trouve un sur ta route, dis-leur que leur frère Koromaru ne les oubliera jamais. Et dis leur aussi qu’il va bien, et que… »


Dis-le merde !

« Et que… je les retrouverais un jour, quoi qu’il m’en coûte. »

Elle n’avait pas levé la tête. Enfin… je n’en savais trop rien, j’avais parlé la tête encore dans la pénombre de mes coudes, articulant peu, parlant lentement. Je ne sais pas si elle allait le faire. Mais peut-être que si elle les croise, elle leur dira. Peut-être…
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Nara ou Tawara ?

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L'Orbe du Sud

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