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 Appartement 107

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MessageSujet: Appartement 107   Mar 4 Déc - 17:56

Appartement 107



Iro pénétra violemment dans la pièce. Sans lumière, elle semblait profonde, sobre et frigide. En fait, c’était une toute petite salle, avec au bout, au coin de la fenêtre, un lit, en face se siégeait une petite cuisinière où quelques plats se battaient pour leur beauté farouche, et une douche remplissait le coin à gauche de la porte. Au milieu… il n’y avait plus grand chose. L’espace pour bureau, où de nombreux papiers traînaient, une petite table basse entourée de quelques coussin, faisant office d’un accueil se voulant chaleureux. Iro tendit le bras, et au contact du mur blanc, appuya sur l’interrupteur, enclenchant la lumière blanche et arde de la chambre. Elle ouvrit généreusement la porte-fenêtre qui cloisonnait son matelas pour accéder au maigre balcon, qui soupesait quelques plantes vertes d’une agréable fraîcheur. Iro aimait bien s’y poser, pour réfléchir, se détendre, ne rien faire… C’était son petit coin de repos à elle. Parfois, elle fumait une cigarette que son voisin avait eu la générosité de lui donner, mais la jeune fille ne faisait cela que pour son simple plaisir sans jamais ressentir le besoin essentiel de s’habituer à l’odeur et au toucher du tabac chaud de Suna. Et puis, d’une manière objective, Iro ne savait pas si cela plairait réellement à sa famille. D’ailleurs, cela n’était qu’un plaisir succin, sans moindre valeur. Et cela n’enrayait en rien son entraînement personnel. Car Iro, du haut de ses douze ans, était une jeune fille autonome. Le clan avait décidé de lui céder son appartement, et elle gérait à son sens ses activités. Bien sûr, les relations avec son frère et sa sœur, ses amis, ses cousins, ses parents, ses oncles et tantes, tout ce qui marque la population qui l’entoure n’est pas minoré. Seulement elle aime vivre sa propre vie, et arrive comme le ferait un vieillard sénile, à se limiter dans les moindres possibilités de ses actes qui feraient tâche.

Iro rentra dans sa chambre. Elle ouvrit un placard, un gros polochon sortit suspendu à un fil ; elle s’enroula les mains d’un linge blanc et puis… Ses bras se tendirent, ses muscles se contractèrent, et la Togihiwa tapait de toutes ses forces sur le sac rempli de plume. Il bougeait dans tous les sens devant la force colossal de la jeune fille. Elle pliait à nouveau son coude, et clac, son bras partait d’un seul coup, buttant sur le lourd tribut. Ses veines ressortirent peu à peu, ses muscles se gonflèrent au fur et à mesure de l’entraînement. Dix minutes et déjà, la jeune étudiante était en sueur. Son jeu de jambe était précis et fin, il s’amusait à la tourner autour de la cible, en coordination avec ses jambes. Hop, pas à gauche, jambes droite tendue, bras près du corps, abdominaux raffermis, jambes solides et ancrées, le poing partait s’enfonçait dans les plumes. Et de nouveau, droite, gauche, droite, gauche, l’effort devenait consistant. A bout de force à bout de bras, la Togihiwa continuait de frapper inlassablement sur le même objet, tournant autour de lui. Elle s’imaginait que c’était un homme, quelqu’un qu’elle devrait battre. Elle pare, se décale, et renvoie la monnaie de sa pièce. Lui esquive, il se décale, mais elle se baisse, et assène un violent coup de pieds. Iro avait imaginé cette scène, mais tous les coups, tous les mouvements qu’elle crée, elle les avait fait, sur son oreiller de plume, lourd et dur comme l’acier. Les pas, les poings, les pieds… Tout c’était vraiment passé. Seul l’homme en face d’elle n’existait pas. Tout cette violence, motivée par sa conviction, sa simple conviction… Iro jouissait de toutes les couleurs de la vie. C’était un rayon de soleil qui j’ajoutait à tous les autres pour éclairer la vie de Suna. Elle illuminait de la vie, elle la rendait joyeuse, importante, et surtout pleine d’émotions. Par ce simple raisonnement, toute sa force s’était perçue dans ses coups, coups qu’elle donnait toujours à son oreiller de plumes tari.
Droite, gauche, droite, droite, pieds gauche, droite, droite, gauche. Ses poignets commençaient à tirer. Ses muscles s’usaient, les tendons s’abîmaient, mais lorsqu’elle se reposait, qu’elle fumait sa cigarette ou qu’elle buvait un bon thé chaud, son corps ressentait les bienfaits de cet exercice. C’est pourquoi il n’était pas question de relâcher la cadence. Elle frappait encore et encore, toujours, jusqu’à l’épuisement. La force était vitale pour elle, plus vitale que certains conforts qu’elle trouvait absurdes. Suffire à son corps, et à son esprit, c’était la seule chose qui l’inquiétait, et pour quoi elle se démenait. La puissance de l’esprit, la force du corps étaient les conforts qu’elle recherchait et qu’un jour elle trouvera.



Elle passa un gan d’eau froide sur son front bouillant. Le soleil se couchait mais l’air restait bizarrement lourd à cet saison. Suna rougissait, comme à son habitude. La chaleur intensifiait l’effort, et le rendait d’autant plus utile. Comme un défi.
Iro resta près d’une heure sur se simple exercice. Le tout n’était pas de frapper le plus fort possible, c’était de mêler force, rapidité et précision. Plus elle touchait, et plus elle engranger une capacité d’intelligence au combat. Ses coups devenaient rapides, dans un enchaînement parfait. Elle se baissa, leva sa jambe pour asséner un violent coup de pieds vertical, et dès qu’elle se redressa, elle esquiva un coup invisible en se décalant sur le côté, et son poing gauche pénétra profondément dans le mannequin de plume, qui tomba. La ficelle qui le maintenait par le haut venait de se rompre. Iro attrapa une serviette, se sécha partiellement et répara le mécanisme. Puis elle referma le placard et détacha son débardeur rouge pourpre. S’enlaçant dans une nouvelle serviette, elle traversa la petite chambre et pénétra dans la douche. Fermant la porte, on ne pouvait plus voir que le bout de la serviette qui dépassait sur le bord du pan de verre écaillé qui la cachait des regards indiscrets. L’eau coula à souhait, comme une fontaine de jouvence. La buée recouvra les vitres polies et les vapeurs d’eau aux encens de rose envahirent l’appartement. D’entre les murs de pierre qui entouraient Suna, le soleil avait disparu. Il ne restait plus que son ombre qui s’étiraient jusqu’à l’autre bout du désert…
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MessageSujet: Re: Appartement 107   Sam 22 Déc - 11:12

Même heure, le lendemain. Comme si ce moment de la journée était quelque chose d'important. Il y avait une émotion qui faisait l'importance de ce coucher de soleil, pour elle, ici, dans son appartement, les dunes à porté de vue. Même condition que la veille, elle rentrait en sueur, bien plus fatiguée que la fois dernière. Son entraînement avec Kotaro-sama fut long et difficile, elle en subissait les conséquences. Pourtant, elle ne voulait pas s'arréter pour autant, il fallait toujours continuer, toujours avancer parce que la voix était longue.
Elle ouvrit la porte fenêtre qui donnait sur le petit balcon ; un filet d'air pénétra dans la pièce, l'aérant des nombreuses heures passées toute seule, entre quatre mur ; elle s'empara du cendrier qui trônait dehors et le déposa à l'intérieur, sur son bureau ; elle tira les rideaux, de façon à calmer l'ardeur du vent. Iro s'étala de tout son long sur son lit, poli par l'air fraid des soirées de Suna. Elle aimait ces moments-là, mais ça faisait bien longtemps qu'elle n'avait pas été aussi crevée... Elle posa le cendrier sur sa table de chevet après l'avoir débarassé des deux ou trois fins de cigarettes de la semaine précédente, puis elle tira le tiroir de la petite table en bois et sortit un tube de papier empli de tabac. Un petit crac, une fumée d'encens s'évapora, et Iro s'allongea une nouvelle fois sur son matelas posé à même le sol. Expirant quelques bouffées de fumée envoutante, elle reflechissait, se retracer sa journée et l'avenir qu'elle lui promettait, qu'elle se promettait. Puis d'un coup elle vit le coussin tassé de plume qui pendait devant son lit. Elle se leva, souleva la cendre de sa clope qui se posa doucement dans le cendrier de verre. Elle regarda fixement l'objet, debout, droite devant lui et son imposante carure.

Ce fut comme une colère bienfaisante qui l'anima : ses lèvres se reférmèrent sur la cigarette, et ses mains partirent. Bouf, bouf, bouf, elle enchaînait les coups, ses doigts s'empallant sur le coussin dur comme du bois pilé.

*Toujours tirer enseignements de sa journée*

Son pieds gauche s'avança, et tout on corps tourna dans un seul souffle, balançant son bras, puis son poignet, puis son poing contre les plumes d'acier. Et il bougeait, comme si on le battait à mort. Mais elle le battait à mort. Elle tappait, tournait, quelques esquives, puis repartait à l'attaque. Ses coups de poing étaient dévastateurs, l'ennemi titubant à chaque contre-attaque. Rotation, impulsion, elle se surprit à concentrer du chakra dans ses mains, ce qu'elle stoppa. Sans quoi, elle exploserait son ennemi de plume. Le tout était de transpirer, de tout sortir, pour se coucher tranquille, sereine, et ne penser à rien tellement le corps à faim de sommeil. Pour cela, il fallait frapper...


Sa cigarette explosa sur le sol. Quelques gouttes tombèrent à ses côtés. C'était la fin. Son bras seul la retenant contre le mur.


Bonne nuit, à demain.
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