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 Histoire de Kumo

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Azaru Liorra
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MessageSujet: Histoire de Kumo   Dim 24 Fév - 13:54

Kumo No Kuni




A terminer

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Liorra est son vrai nom. Théran était l'Anbu.

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Azaru Liorra
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MessageSujet: Re: Histoire de Kumo   Mar 4 Mar - 6:17

Récit d'une Visite


Fenris jeta un dernier coup d’œil à la convocation qu’il avait reçue dans la matinée. Il sortait tout juste du bureau du Raikage, qui lui avait demandé de décrire avec autant de grâce et de poésie que possible la grande Ville qu’était Kumo. Le garçon fit la moue. Il aurait préféré prendre, pour une fois, un jour de repos, mais c’était retrouvé avec cette soi-disant mission sur le dos. Il devrait donc marcher, observer, analyser, enregistrer, pour pouvoir par la suite faire un compte-rendu de ses visites. À y réfléchir, cela pouvait s’avérer intéressant, et plus détendant que de ne rien faire et s’empâter chez soi. Oui, en fin de compte ce serait certainement une bonne chose, surtout que la journée s’annonçait radieuse. Un grand soleil étendait son voile lumineux sur le monde, trônant bien haut dans le ciel. Quelques rares nuages, de type cumulo-nimbus, passaient ça et là, mais aucun n’entachait la prestance de l’astre du jour. Les traits encore obliques venaient percuter le sol de la Cité, alors que le Genin commençait sa mission. Il irait aux quatre coins de la Capitale, et tenterait de se souvenir d’un maximum de choses, l’esprit léger, en s’inspirant de la nature pour quelques futures métaphores poétiques, si c’était ce que demandaient les supérieurs. Il se décontracta un instant, faisant le vide, pour s’ouvrir à son environnement, et suivit une ruelle sombre, dépouillée, dont les murs qui donnaient dessus étaient pour la plupart dépourvus d’ouvertures, et rejoignit l’Académie.

Le premier bâtiment. Un des plus grands, des plus majestueux. Mystérieux. Il avouait n’y être que peu allé, en réalité seulement pour s’inscrire en temps que Ninja de Kumo. L’immense bâtisse était circulaire. Il savait qu’à l’intérieur, au rez-de-chaussée, et même dans les étages inférieurs, se trouvaient les nombreuses salles de classe, mais il s’en fichait pour le moment. Il réfléchit un instant, et décida que parler des bureaux des deux Raikages et des travaux visant à aménager un palier supplémentaire pourvu de pièces pour l’entraînement ne serait pas ce qu’il y avait de mieux, et ennuierait certainement Azaru-sama. Il observa donc une dernière fois cet exploit de construction, ramassé, où se trouvaient de multiples ouvertures. Il savait que derrière cette apparence classique se cachait un terrier. Telles des taupes, les ouvriers avaient construit des kilomètres de galeries où étaient aménagées les salles. Un système complexe acheminait l’électricité jusqu’au cœur même de cette ‘cachette’. Quiconque n’avait jamais pénétré ce lieu, ni ne l’avait visité ne pouvait deviner une telle organisation, pas plus qu’il n’avait pu apprécier le doux sourire de Ririn Yoruetsu et de sa sœur jumelle Yaone, les deux responsables de l’Académie, dont l’une se chargeait même de l’apprentissage des Etudiants. Le jeune Gesshoku réfléchit, assimila comme il put une manière de décrire correctement ce qu’il voyait. Une taupinière. C’était ce qui correspondait le mieux à ce lieu, bien que ce ne fut pas ce qu’il y avait de plus poétique. Ou alors, c’était le terrier du renard. L’animal au pelage de feu qui sortait distraitement la tête hors de son trou, alors même que dans son dos s’étendait son havre de paix. Son domaine. Son refuge. Fenris pivota et continua son chemin.

La ville était étrangement conçue. Elle semblait vouloir s’étendre vers le ciel, comme pour aller à la rencontre des nuages, et de la source majeure de leur pouvoir. L’électricité, qui parfois se déchaînait violemment, symbole de la colère des cieux. Sous forme d’éclairs aveuglant, de tonnerre assourdissant, la foudre venait frapper la terre, perçant le sol d’une puissance incommensurable. Imparable. Mortelle. Et c’était tout là-haut que désirait monter la peuplade Kuméenne. Les bâtiments étaient souvent irréguliers, et l’Académie faisait presque figure d’exception dans cet environnement dépareillé. Des tours sombres se tendaient tant que possible, des chemins s’enroulant autour de ces dernières. Tout était ouvert, et rares étaient les ruelles étroites comme en avait parcouru le Genin. La Capitale bordait un fleuve au cours calme et contrôlé par un delta aménagé en amont. De nombreux pontons de bois parsemaient la Cité, des plages s’étendait, rivage au sable fin. À l’Est, les Monts, ceux-là mêmes où se trouvait la Cime, lieu de rendez-vous prisé des Raikages, empêchaient le passage des nombreux nuages, qui s’accumulaient dans les plaines avoisinantes. Ainsi, à Kumo le temps était souvent agréable, mais lorsqu’on s’en éloignait quelque peu, il pouvait changer du tout au tout en un minimum de temps. Trois minutes de marche tout au plus étaient largement suffisantes pour passer d’un soleil radieux à un orage violent. Une météo instable pourrait-on dire, mais résultant d’une alchimie compliquée. Les Kuméens savaient parfaitement s’en accommoder, et vivaient tranquillement, bien à l’abri. Le Loup longea d’immenses constructions, collées au tronc de tout aussi gargantuesques arbres. Il en avait désormais l’habitude, mais la première fois qu’il avait visité Kumo, cela avait été un choc. La Capitale du Pays de la Foudre était tellement… étrange. Originale aurait été plus juste. Empruntant une pente de bois qui entourait l’arbre tel un serpent sinueux au dos plat, le garçon prit un peu d’altitude, pour surplomber ce dont il devait faire la description. En contrebas, à quelques dizaines de mètres, il y avait le Quartier Commerçant. Il aperçut l’Armurerie, pour laquelle il avait activement participé aux travaux, et tout proche, le Magasin de Nega, qui s’était lancé dans la vente de marionnettes, puis sa propre échoppe. Il sourit, et gravit encore quelques marches. Il prit un des ponts suspendus qui avaient fait la réputation de la ville, toujours plus proche des nuages, et rejoignit une autre partie de la Cité. Tout les bâtiments étaient amassés, comme indécis, et un flot de passant circulait continuellement sous ses pas. Il avait l’impression de survoler la ville qui lui servait de refuge. Un sentiment des plus agréables. L’Hôpital et la Bibliothèque, tous deux tout juste terminés, furent bientôt dans son dos, et il se trouva contre l’arbre qui servait à la surveillance du Quartier Résidentiel. De même facture que la plupart des autres endroits, les maisons étaient tantôt de style classique, tantôt artisanales, disproportionnées même, et cependant, il restait un sentiment d’ordre chaotique. Le tout était harmonieux, et ne faisait pas tâche dans cet univers coloré. La suite de la visite fut dédié au survol du Dohyou, après une bifurcation. Il se trouvait entre l’Hôpital et la zone d’habitations. Assis sur le pont, les pieds dans le vide, il observait l’agitation qui régnait dans l’arène du Village. En ce lieu, on trouvait toujours un duel, ou un match par équipe, à regarder, histoire de faire passer le temps devant un agréable spectacle. De son observatoire, il ne pouvait discerner exactement ce qu’il se passait, mais les cris de la foule montaient vers lui, telle une clameur retentissante qui voudrait ameuter les Dieux. Tout à Kumo paraissait dédié au ciel. Splendeur. Mais aussi respect, et non décadence orgueilleuse de ses dirigeants. Le jeune Gesshoku en avait vu assez de Liorra pour savoir qu’il n’était pas de cette catégorie, ou qu’il n’en donnait pas l’image. Le second Raikage, ou plutôt le principal, Fenris ne l’avait pas encore vu, et ne pouvait donc se faire une idée concrète de ce qu’il représentait, comme psychologie. Peu importait, il devait être tout adonné à sa ville, et elle reflétait bien la personnalité de ses habitants. Un endroit grouillant de vie. Une fourmilière où chacun pouvait trouver sa place, ou se la créer. Les gens étaient ouverts, et acceptaient les étrangers, comme Sanosuke, Nega, et les autres d’Iwa l’étaient. Ils devaient tous une fière chandelle à cette Capitale. En levant les yeux, le Loup aperçut les Portes à quelques centaines de mètres, et il en prit la direction, courant à toute allure sur les planches de bois verni.

L’imposante ouverture vers l’extérieure le dominait de toute sa hauteur, alors que lui-même avait retrouvé la terre ferme. Les deux gardes en faction dans chacune des tours encadrant l’édifice ordonnèrent l’ouverture, et l’animal se faufila au-dehors dès que l’interstice fut assez large pour son corps. Se retournant, il observa l’enveloppe externe de la Capitale. Des remparts s’étendaient tout autour, et les Portes étaient la seule issue. Immense certes, et arborant un immense pentacle aux reflets dorés. Beau. Ce fut le mot qui vint tout naturellement à l’esprit du Genin. Finalement, il ne regrettait pas sa mission, et il s’émerveillait de tout ce qui l’entourait. Chaque pas qu’il faisait était une découverte. Un plaisir des sens, un régal pour les yeux. À son retour, il aurait quantité de choses à raconter. Kumo, la ville ailée. La Cité des Nuages. Où les arbres ne sont que les marches d’un gigantesque escalier. Expansion. Toujours plus haut. Désormais, le Loup se trouvait dans les Plaines, qu’il connaissait quelque peu, pour les avoir traversées avec la plus grande joie lors de son arrivée, accompagné de ses deux seuls amis. Il y avait aussi la rencontre avec Yuu, son actuel senseï pratique, alors même que Meshiroï restait le Jounin en charge de l’équipe. Il traversa l’étendue herbeuse, et entama la montée vers la Cime. Il savait le lieu en général interdit, mais ne pouvait retenir cette escapade : de plus, il avait de bonnes raisons pour y grimper. De là-haut, son perchoir lui offrirait un superbe panorama, et il aurait dans son champ de vision la grande majorité du Pays contrôlé par Kumo.

Enfin. Le dernier pas. Le souffle coupé. Non pas par l’effort, mais par la beauté du paysage. Les prairies, les plateaux. Des dégradés incessants de verts ondulaient sous le ciel, jusqu’à l’horizon à l’Ouest, où Terre et Ciel se rejoignaient en un même ton. Turquoise ? Non, c’était indéfini, et même avec le Soleil à son Zénith, il était impossible où se terminait l’un et commençait l’autre. La politique tout entière de Kumo, vouée aux Cieux, résumée en un seul trait. Magnifique. Au Nord, la Forêt, elle aussi à perte de vue, sombre, et pourtant dégageant une aura troublante. Fenris s’y était aventuré, une fois, lors d’un entraînement, et avait éprouvé une impression de bienséance qu’il aurait aimé ressentir à nouveau. Tout dans ce lieu, malgré le froid mordant de l’altitude, inspirait une accueillante chaleur. Comme si les maux étaient adoucis par la qualité du spectacle. Presque à regret, le garçon descendit, et retrouva le sol en soupirant. Il devait rentrer, faire son rapport. Mais comment retranscrire en mots ce qui ne pouvait qu’être vu, et dont l’âme s’imprégnait irrémédiablement. Impossible de traduire tout un lot de sentiments profonds. Sincères. Le retour se fit en traînant la patte, et en pénétrant dans la ville, le Loup jeta un dernier coup d’œil au tableau idyllique dans son dos. La route vers le Bureau du Raikage était courte, on pouvait l’effectuait en ligne droite, mais nombreux furent les détours, multiples les ruelles empruntées. Il fallait perdre un maximum de temps. Repasser plusieurs fois dans son esprit les images d’une Citadelle si particulière.

En arrivant, le garçon attrapa une feuille de papier encore vierge. Il en portait en permanence sur lui, car les idées survenaient à tout instant, sans prévenir. Il dut simplement demander une plume à l’accueil, et prit place à une petite table, dans le Hall des locaux des hautes instances de Kumo. Il ne savait pas tracer d’aussi beaux Kanjis que ses deux amis, ni même les imprégner en chakra pour donner naissance à des armes, mais il maniait correctement la pointe pour savoir écrire. Les mots naquirent, prirent forme. Une écriture vive, élancée. Des courbes allongées, des bras et des queues de lettres longues, fines. De fines sphères pour d’autres. Il essayait, tant bien que mal, d’exprimer son ressenti, vis-à-vis de son village d’accueil. Cela faisait trois lieux qui l’accueillaient, au minimum. Qui pouvait lui affirmer qu’il n’avait pas été déserteur auparavant ? Konoha, Iwa, maintenant Kumo. Une vie de voyage, et la Capitale du Pays de la Foudre invitait au voyage. Des péripéties internes au village, certes, mais tout aussi enrichissantes. En une heure, il eut terminé son récit, et remonta les marches. Il toqua alors à la porte d’un homme dont il savait les yeux fait d’or. Quand il fut invité à rentré, il le fit, pour mettre un terme à sa première mission officielle…

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