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 [Lieu] Village d'Habanu

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Kamen -Kitari- Hone
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MessageSujet: [Lieu] Village d'Habanu   Mer 30 Avr - 16:59

Le soleil tapait fort. Les 3 shinobis étaient sortis du pays de la pluie en traversant des marécages ... Le changement était radical. Le seul point positif de tout le voyage était qu'ils avaient évités tous les ANBUs ... Sauf à Kusa. Ils avaient du combattre. Ils étaient trois contre un. Le combat s'était terminé assez bien. Pas vite, mais bien. Nega avait du utiliser tout son potentiel pour venir à bout du Ninjutsuiste adverse. Il utilisait la terre. La seule chose que les deux autres avaient pu faire était le distraire, protéger Nega et éliminer les clones. La spécialité du Hyuuga qui discernait les deux en fonction de la dose de chakra. Maintenant, le Trio était face à une mer de sable.

[Kitari] Maintenant, je suis plus guide ... Pays inconnu.
[Sanosuke] T'inquiète. On est pas loin d'Iwa. Si on arrive à y aller en restant sur la limite entre deux pays, je connais la route.


Nega et le Masqué se regardèrent. Aucun des deux ne comprenait. Mais le faux Hyuuga avait la situation bien en main. La science de Nega entra alors en action. C'était vraiment un trio maintenant. Chacun comptait sur les autres.

[Nega] Iwa, c'est à l'ouest. Vers le soleil à cette heure ci.

En temps normal, le plus jeune du groupe n'aurait pas parlé. Il était timide. Très timide. Mais rien que ce voyage semblait l'avoir changé. Il avait confiance en ses deux anciens sensei. Les deux autres se considéraient comme des frères, et portaient tout leurs espoirs sur leur élève qui les avait bien devancés. Il fallait finir sa formation. Il fallait qu'il pense comme eux. Le trio se dirigea donc vers l'astre solaire. La nuit serait bientot là ...

Les trois Kuméens avançaient rapidement. Ils avaient en une semaine de mouvement constant appris à se mouvoir rapidement et discretemment. Toujours longer la végétation ou la montagne sans y entrer. Quand on y est si on se fait repérer, c'est fini. Si on est dehors, on peut toujours entrer ... Enfin, ils courraient pour le moment le long d'une forêt, le désert toujours à portée de vue. Ce n'était pas naturel la séparation entre les deux. On passait vraiment du désert à la jungle ... Vraiment illogique. Mais les trois n'étaient pas là pour discuter logique du paysage. Ils progressaient vite. Et seuls.

Ils atteignirent vite la roche. Maintenant, ils avaient à pénétrer un peu dans le pays pour se repérer. Nega n'était pas resté assez longtemps pour connaitre le pays. Surtout une partie si éloignée du pays. Kitari avait étudié des cartes, Sanosuke le terrain. Dès qu'ils trouvèrent un fleuve qui traversaient une montagne, ils savaient ou ils étaient. Le plus grand fleuve du pays qui le traversait de part en part. Maintenant, Sanosuke devenait le guide. Il avait déjà fait ce chemin pour aller à l'examen Chuunin.

Lorsque la Lune était à son apogée et pleine, ils atteignirent leur cible. Le village d'Habanu. Kitari se mit entre ses camarades et la civilisation. Nega ne savait pas pourquoi il était là, et Sanosuke n'avait que des doutes.


-On est arrivé. A un kilomètre derrière moi, Habanu. Nega. On est là essentiellement pour toi. Un ninja se doit parfois de subtiliser des objets à d'autres villages. Il faut faire preuve de discrétion. D'autres fois, on doit récolter des informations. D'autres fois, soigner des gens, ou les défendre. Mais il reste encore un cas de figure. Les assassinats et combats. Un ninja sers son village en le défendant, mais pas seulement. Il se doit de tout faire. Tu es doué, et sois sur que tu auras vite à le faire. Tu vas devoir massacrer des gens. Pas forcemment pour une raison. Et c'est ca qui te poseras problème. Aujourd'hui, tu vas donc venir avec nous voir ce que c'est que massacrer. Pas tuer. Mais exercer une forte pression grace à la peur. Cette nuit, le sang va couler. Il faudra être brutal, mais discret. Que personne ne s'enfuie. Essayez de pas trop voler de truc sans valeurs ... Y a le voyage retour après.

Kitari s'était auto-proclamé chef du groupe pour le voyage, maintenant aussi, il dictait les règles. C'était sa facon d'être. Sanosuke lui ordonnait plusieurs choses, il les faisait en prenant ça pour un conseil. Nega lui ne disait rien. Il se contentait de suivre ses deux supérieurs avec humilité.

-Nega, t'as pas le choix, tu passes même devant. Sanosuke, je sais que tu te feras une joie de répandre le sang ici ... Allez, on est partis. Sauf si il y a des questions ...
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Kogare Nega
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MessageSujet: Re: [Lieu] Village d'Habanu   Mer 30 Avr - 21:18

Nega n'avait rien d'un monstre assoiffé de sang ou de quelqu'un qui aurait l'idée saugrenue de tuer pour le plaisir. Pourtant, en entendant les consignes du Kaguya, il n’avait pas manifesté la moindre objection. Refuser un tel ordre était certainement possible pour certains de ses compatriotes, trop préoccupé par leur éthique morale et des considérations émotionnelles. Pour le Kogare, ces détails ne rentraient pas en compte. Il venait de recevoir des ordres de la part de celui qu’il considérait encore comme son senseï, et qu’il ne verrait probablement jamais comme un égal, quoiqu’il puisse en dire. Son ancien senseï, et actuel chef d’équipe officiel faisait également partie du voyage, et prendrait part à l’expédition punitive, sans rechigner. Nega n’avait donc pas le moindre doute ni un instant d’hésitation à exécuter les ordres. D’autant plus que l’acte n’était probablement pas gratuit. Si ses deux accompagnateurs ne lui avaient pas révélé la nature profonde de leur mission, c’était avant tout pour le tester dans des situations où il ne maîtriserait rien. C’était relativement ardu à accepter de prime abord, mais cela faisait partie de son enseignement, et au cours du voyage, il avait su se faire à cette idée, à l’incertitude et au danger que cela sous-entendait.

Ils avaient parcouru une distance élevée en un temps record. Les étapes se comptaient sur les doigts d’une main, et les nuits avaient été réduites à leur strict minimum, le but étant d’atteindre le pays du vent au plus vite. Il ne s’agissait pas de lambiner en route. Chacun d’eux trois trimballait une marionnette sur le dos, comme s’il s’était agi d’un totem personnel, nécessaire à l’accomplissement de leur mission. Nega avait suivi, sans parler la plupart du temps, se contentant de répondre de façon succincte aux questions qui lui étaient adressées, et de donner une indication de temps en temps quand il le jugeait nécessaire, enfin très rarement quand même. Son caractère n’avait pas changé. Sa timidité maladive, et son manque cruel de confiance en lui l’empêchaient de s’imposer, de s’affirmer au sein du groupe. Avec les deux fortes personnalités qui l’accompagnaient, il n’avait pas de difficultés à trouver sa place, dans la mesure où eux possédaient une autorité naturelle dont ils usaient pour mener le groupe. Il prenait sa place comme équipier, et cherchait à remplir sa part de travail de façon exemplaire, pour faire honneur à son nom et à ses senseïs.

Ils s’étaient finalement arrêtés non loin d’un village, Habanu. Et les paroles de Kitari avaient claqués dans l’air, de façon péremptoire. Nega avait hoché la tête, signifiant qu’il comprenait l’ampleur et les conséquences de l’action qu’ils s’apprêtaient à mener. Une expédition punitive, un pogrom. Semer la terreur dans le camp ennemi pour lui faire passer l’envie de recommencer, lui donner un avant-goût de ce qu’il adviendrait s’il lui prenait de faire quelque chose de stupide. Le Kogare avait reçu pour instruction d’ouvrir la marche. Et il se prêta à l’exercice. Brutalité et discrétion. Pour lui, cela se rapprochait des techniques de guérilla. Il était question de frapper vite et fort, sans un bruit, et de disparaître dans la nature aussitôt, avant de refaire le même coup à des lieues de là, pour faire naître le sentiment d’insécurité, pour mettre les masses sous le joug de la terreur. Et nul ne pourrait leur barrer la route. Une fois leur mission accomplie, ils s’évanouiraient dans la nature.

Le chuunin timide s’avança donc, en tête du groupe jusqu’à l’entrée du village. Il marchait, suivi par ses deux compagnons. Sanosuke avait son byakugan activé, et il l’avertirait probablement si jamais un danger inattendu venait à surgir. Il savait pouvoir lui faire confiance de ce point de vue là. Un homme était assis à l’entrée. Un vieux bonhomme avec des cheveux blancs et une barbe. Un brave type avec une canne, et de sacrées courbatures. Un vieux qui n’avait rien demandé à personne. Il se contentait de regarder les étoiles avec calme. Et lorsqu’il avait entendu les trois jeunes garçons qui approchaient, il avait baissé les yeux, et rencontré le regard du premier d’entre eux. Ils étaient étranges, avec leurs sculptures de bois sur le dos, et leur équipement. Des shinobis, sans aucun doute. D’un coup, il s’était demandé s’ils ne représentaient pas un danger pour le village, et il avait voulu crier au secours, appeler à l’aide. Mais il était déjà trop tard. Ce regard. Il étouffait. Ce regard sombre. Il était en train de s’asphyxier. Ces yeux perçants. Il porta ses mains à son cou, cherchant désespéramment de l’air. Et la sculpture de bois qui était sur le dos du gosse s’était retrouvée à terre, sur ses quatre pattes. Elle ressemblait à un tigre noir et blanc. Le félin s’était élancé, tandis que le vieux suffoquait toujours. Les griffes de Hyou avaient lacéré son cou, tranchant la jugulaire et ouvrant la trachée. Le vieux était tombé sans un mot, dans un bruit sourd, et les trois de Kumo avaient pénétré dans le village, décidés à réaliser un carnage aussi sanglant que silencieux…



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Sanosuke Sagaara
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MessageSujet: Re: [Lieu] Village d'Habanu   Jeu 1 Mai - 13:23

La nuit était fraîche, typique à ce pays, mon corps était enveloppé dans une cape rouge foncé qui contrasterait bientôt avec l'hémoglobine qui souillerai mes habits. Je prenais cette opération très au sérieux, ce que Nega ne savait pas c'était que nous étions à partir de maintenant passible de la cour martial, le pauvre Nega devait surement croire à une mission... Mais non, c'était une vendetta pour moi, un besoin de sang pour Kitari nous serions bientôt plus proche de la bête que de de l'homme, nous les turions tous, femmes, enfants vieillards. Aucun ne devrais survivre, aujourd'hui je vengerais une partie des Iwaiens morts aux combats, les innocents périraient bientôt, c'était cruel et immoral, mais nous étions des shinobis, des kunais, nous avions besoin de pierre à aiguisé, nous savions tout trois que la difficulté de nos combats montraient crescendo, aujourd'hui les paysans, demain les shinobis. La gloire et la mort, tel serait notre voie.

Le pantin s'élançait sous les injonctions des doigts de Nega qui faisait valser ce dernier, j'usquau vieillard aux yeux exorbités par la peur, voyant sa longue vie défilés devant lui, ses joies ses peines, tout. A présent il n'était plus rien, à part un futur festin pour asticot, il s'était éteint dans le silence si l'on oubliait les cliquetis métalliques de son prédateur.

[Sanosuke:] Ont se disperse, je vais vers l'ouest, Nega tout droit Kitari prendra l'est, ont se retrouve au Nord, puis ont repassera pour éliminer les survivants... Non, il nous faut des survivants, il faut que la terreur se propage, les témoignages emplit de larmes et de sanglots sont ceux qui fonctionne le mieux. Aller, dispersion.

Mon sabre s'extirpa de mon fourreau dans un chuintement caractéristique, toute expression avait été ôté de mon visage, pas un sourire malsain, pas de regards emplit de regrets. Le pays du vent... J'en tuerais le plus possible. Je m'élançais sabre en arrière vers la première maison qui se trouvait à ma gauche, effectuant quelques taos, le mur s'écarta de devant moi et je pu entrer, le chien que j'avais repéré n'eu pas le temps de glapir que déjà son sang se répandait sur le sol. Trois personnes à l'étage, un couple et un gosse. Je n'essuyais pas ma lame, elle serait rouge dans quelques secondes, activant le justsu d'adhérence à la surface je me déplaçais sur les murs tel un prédateur sortit tout droit d'un roman de science-fiction. Les marches ne craquaient pas, j'étais discret, totalement silencieux, une ombre dans la pénombre, rien de plus rien de moins. J'ouvrais la porte de la chambre du couple, ils devaient avoir environ trente ans tout deux, surement moins. Je m'approchais, deux clones sortirent des murs de chaque côté du lit, pas un regard échanger entre-nous... Leurs katana se levèrent en même temps et s'abattirent par trois fois à la même vitesse sur le couple, ils n'avaient pas eu le temps de souffrir.... Enfin pas le temps de gémir... Ils avaient de la chance ils étaient tout de même mort côte à côte. Mes clones se dirigèrent vers la chambre du gamin alors que mes yeux avaient déjà repèrés une petite boite au fond d'un placard où se trouvait quelques billets... Pas de quoi tenir un mois, ils étaient pauvres, pays pourrit, je pris les qelques ornements de la dame, mes clones avaient accomplis leur devoir ils reprirent leur place dans le mur me laissant seul avec ces cadavres.

C'était le début d'une longue nuit, nous ne le savions pas mais ce matin Habanu comptait 483 habitants... Il n'en restait que 479...

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Dernière édition par Sanosuke Sagaara le Mer 7 Mai - 19:45, édité 1 fois
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Kamen -Kitari- Hone
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MessageSujet: Re: [Lieu] Village d'Habanu   Dim 4 Mai - 16:29

477. Deux balles tirées. Le couple qui s'était endormi au coin du feu avait fait une regrettable erreur. L'ivoire s'était arrêté par le bois du fauteuil rembouré. Deux têtes percées et du sang qui se répandait sur le parquet. Cette nuit n'allait pas être noire. Pas totalement ... Un voile rouge allait s'élever devant les yeux des trois Kuméens. Ou plutôt, des trois Iwaiens exilés. Car ici, ils n'avaient plus de foyer. Leurs bandeaux étaient abandonnés. Seules leurs capacités permettraient de les différencier. Et de se rendre fou.

476. Couple heureux. Ils auraient pu partir seuls ... Ratés, leur enfant les accompagne. Ils pourront au moins l'élever comme il se doit dans l'autre monde. Il avait le temps de grandir ... A peine quelques mois. Ca en aurait presque été dommage ... Mais le Kaguya n'était pas un sentimental. Pas du tout. Sans un mot, ou peut être, si, un murmure. Une plainte à peine portée par le vent de cette soirée, il activa son Kinobori. Sans un bruit toujours, la fenêtre s'ouvrit. Maison sécurisée et sous contrôle ... Il laissait une belle marque. Il avait recouvert chaque mur d'ivoire. Le village allait devenir bien blanc... La bûche tombait.

470. Famille nombreuse. Ne jamais mettre 4 frères dans la même chambre ... C'est trop simple à éliminer. Ils étaient morts avec assez peu de bruit pour ne pas réveiller les parents ... Kitari avait donc 5 lits ensanglantés derrière lui. D'un simple geste, il fit rentrer sa lame dans son bras. Le Yanagi était bien utile par une telle nuit ... Le trio avait encore un bout de temps devant lui. Il ne doutait pas que ses camarades aillent aussi vite ... Ils auraient donc fini leur besogne à temps. Dans sa tête, il comptait. 9 morts.

469. Il n'aurait jamais pensé devoir tuer ça ... Il aurait pu sauter d'un immeuble à l'autre discretemment et ne réveiller personne ... Con de clebs. Obligé de tuer un animal trop bruyant. La prochaine fois, il passerait par la rue pour éliminer la menace avant qu'il ne soit trop tard. Ce serait bien plus discret. Vraiment plus. Enfin, il fallait bien faire des erreurs pour ne plus les refaire ... C'est des erreurs qu'on tire des leçons. Le Kaguya cherchait maintenant une fenêtre ouverte sur le bâtiment, il rampait sur le mur tel une araignée désirant exploiter la première faille qu'il trouverait.
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Kogare Nega
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MessageSujet: Re: [Lieu] Village d'Habanu   Dim 4 Mai - 17:11

469 âmes. Autant de vies à sacrifier probablement pour une simple broutille diplomatique, un incident de frontière stupide, ou une lettre menaçante envoyée un peu trop vite, à moins que ce ne soit une sombre histoire passionnelle entre le Raïkage et une shinobi du vent, dont on l'aurait privée, peut-être même était-ce la première d'entre elles, la Kazekage elle-même. Les histoires passionnelles sont bien souvent les plus terribles, et les plus sanglantes. Nega n'avait pas la moindre idée du pourquoi de ce qu'il pensait être une mission confiée par les autorités, et il n'était pas dans ses habitudes de demander. Il obéissait, car c'était là son devoir, en tant que ninja. Kumo, la terre de son père, l'autre terre natale, la terre d'exil. Il lui devait bien ça, l'obéissance aveugle. Et la vie de quelques centaines de civils paraissait bien peu de chose à côté de ce sentiment qu'était le devoir.

Le Kogare avançait ainsi, insensible, au milieu de l'allée principale. Ses camarades avaient commencé leur œuvre, leur mission. Il ne savait pas s'il fallait laisser un ou deux survivants pour qu'il puisse raconter ce qui s'était passé, ou s'il était préférable d'exterminer entièrement la population, pour que l'assaut soit plus terrifiant encore. Ce devait être contenu dans les ordres que lui n'avait pas consultés. Il obéirait donc à ses anciens senseïs, leur faisant la plus entière confiance. S'il devait recevoir des consignes particulières, ils s'en chargeraient, d'ici là, il devait remplir sa part du travail.

Méthodiquement, rigoureusement, minutieusement, il fouillait les maisons une à une. Sans un bruit, il pénétrait à l'intérieur. Nul besoin d'ouvrir la porte, il passait sous terre. Le village était pauvre, et les habitations n'avaient pas de parquet au rez de chaussée. Il ressortait accompagné de toute sa ménagerie. Et pièce après pièce, les portes s'ouvraient avec lenteur et discrétion. Le but était de terroriser bien sûr, mais il était inutile de faire peur à ceux qui ne resteraient pas dans ce monde, les autres devaient craindre pour leur vie. Les habitants d'Habanu, eux, méritaient une mort paisible, dans leur lit, si c'était possible. Ils ne se rendraient compte de rien, et mourraient heureux, sans souffrir.

Dans la première maison se trouvait une famille monoparentale, la mère et ses trois petits. A vue d'oeil, Nega aurait dit cinq ans, deux ans, et sept mois. Ils avaient probablement perdu leur père. Le chuunin savait ce que signifiait grandir sans son père, et quelque part, il se dit qu'il leur rendait un fier service en leur épargnant ça. Le mouvement des doigts étaient imperceptibles, mais Yamori s'était approché du berceau. Il planta la griffe sur le torse du bébé, et lentement, il piqua, l'enfonçant profondément, jusqu'à transpercer son petit coeur. Il n'y eut ni cri, ni pleurs. Juste la disparition de la respiration sourde qu'on entendait avant que l'agame n'ait effectué ce qu'on attendait de lui. Le lézard était la plus furtive des trois marionnettes, et à ce titre, il serait chargé des exécutions les plus délicates. Un raiton no mai placé sur la poitrine de la mère arrêta le myocarde. Il n'y aurait pas d'effusion de sang dans cette chambre là. L'arrêt cardio-ventilatoire était définitif. L'autre chambre contenait les deux enfants restants. Le singe de bois fit sortir l'une des lames rétractables de son bras, tandis que le tigre d'ivoire sautait sur le lit superposé. D'un geste de l'auriculaire, le Kogare leur ordonna de mettre fin au calvaire des enfants. La lame s'enfonça dans l'aorte de l'aîné, tandis que le tigre plantait ses griffes empoisonnées dans le corps de l'autre. Celui-ci fut paralysé sur le coup, compte tenu de son faible système immunitaire.

465 âmes. Autant de vies à sacrifier, sans vraiment savoir pourquoi, sans chercher à savoir pourquoi. Il est des occasions où un shinobi n'est plus réellement un être vivant. Il n'est qu'un instrument, un objet, une arme en réalité. Au service de son village. Au service d'autres êtres vivants qui cherchent à protéger le village et ses habitants, à leur façon, ou bien qui ne cherchent que le pouvoir. Mais ce ne sont que des hommes, qui en utilisent d'autres. Les marionnettes auraient permis à Nega de désincarner cette impression, il avait la possibilité de leur laisser faire tout le travail, de déléguer cette tâche, pour éviter les remords, le sentiment de culpabilité, et tout ce qui pouvait se produire après une telle mission. Pourtant, il avait tué la mère de ses mains, comme s'il était préparé à cela, comme si cela ne lui faisait plus peur maintenant. Il n'était qu'une arme, un simple pion sur un échiquier dont il ne verrait jamais le dixième, et il l'acceptait. La nuit serait encore longue...



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MessageSujet: Re: [Lieu] Village d'Habanu   Dim 4 Mai - 17:39

Cette nuit là resterait dans nos esprits un souvenir indélébile, que le temps ne nous permettrait d'oublier, nous étions des meurtriers, ni plus ni moins, mais aussi des adolescents qui voulaient faire leurs preuves, progresser, nous risquions de devenir de sacré légendes au pays du vent, censurerait-ils l'histoire ? C'était fort probable, je ne supporterai que très mal qu'un groupe d'exterminateurs sévissent sur mes terres, nous risquions dés demain d'être pourchassé par des anbus, nous ne connaissions pas trop la région, mes pas avaient beau m'avoir déjà mener sur ces terres, j'étais loin d'en être un habitant ou un fin connaisseur. Mais nous avions un avantage, nous effectuerons nos attaques de façon imprévisibles, je pouvais voir les embuscades avec mon Byakugan et ainsi savoir si dans certains villages il y'avait un shinobi bien plus fort que nous. J'avais remarqué que quelques uns connaissaient les rudiments de la manipulation du chakra, mais étaient ils pour autant des shinobis ? La question restait posé.

Comme le hasard portait bien les choses, je vis dans une maison une personne au flux chacratique bien plus élever que celui des autres membres du village... Mon visage froid ne laissa pas passer un seul sourire, mais pourtant l'excitation montait. Je risquais de tomber sur une personne digne d'intérêt, tuer les innocents ne m'amusait pas beaucoup, je faisait ça pour foutre le boxon dans ce pays pourrit. Je crachais au sol, ce n'était pas dans mes habitudes mais ce pays m'inspirait une haine infini. Mais si je n'étais pas le plus rapide ce chien arriverais à donner l'alerte, je ne voulais pas mettre en péril notre mission, mes frères comptaient sur moi. Alors je m'enfonçait sous la terre, tirant sa quintessence chacratique et créant de plus en plus de clones, de plus en plus nombreux, ils encerclèrent les maisons, y pénétrèrent en quelques acrobaties ou une habile utilisation de leurs chakras. Une fois à l'intérieur des demeures les katanas furent tiré dans un chuintement quasi-inaudible, ils avancèrent avec précautions vers les cibles que je leur avais donné, ils se rapprochèrent, des enfants, des parents des nourrissons ou des vieux croutons. Invisible dans la pénombre, d'une discrétion sans égale, les clones effectuait leur besogne avec la froideur qui m'étais coutumière, bientôt le sang vint donner une nouvelle teinte aux draps de leurs propriétaires ou maculé le sol des masures ou la population s'entassait. En quelques minutes 43 nouvelles âmes rejoignirent les portes de l'enfer, sans qu'elles puissent se débattre ni même comprendre ce qui leur arrivait, ne laissant sur le visage qu'une impression de félicité toute particulière à celui qui ne sait pas que la mort la saisit.

A présent ma cible, trois personnes. Je ne savait pas qui était la personne qui savait manier son chackra, apparemment il y'avait trois adultes sur place, était-ce le père qui savait se débrouiller ou bien leur gosse qui était en permission. Rien à foutre, ils crèveraient tous, pour tout les Iwaiens tuées, pour la honte qu'ils nous avaient infligés. Je bouillonnais, cette fois-ci un sourire carnassier et inquiétant se dessina sur mon visage d'adolescent, un sourire effrayant, sur un visage qui si tout avait été diffèrent aurait pu être naîf. Mais tout avait été comme dans une histoire dramatique, une sorte de conte à l'envers, ou tout était sombre et que la seule chose de blanc, c'était mon corps pâle et mes yeux volées.

J'avançais, ma démarche était trainante, autour de moi quarante clones, qui prirent rapidement position autour de la maison, bloquant chaques issues, fenêtres, portes, tout. Les carreaux se brisèrent sous un bras entouré d'un tissus pour insonorisé le bruit. Aucun mouvement dans la maison. C'était l'heure de vérité, je pénétrais dans la masure avec mes clones qui prenaient place de-ci de-là dans cette masure. Je m'approchais escorté par quatres des miens vers la chambre de notre manipulateur du ckacra, je les laissaient passer devant moi. Une jeune fille aux cheveux argentés. Finne élancé, je n'arrivais pas à deviner la couleur de ses prunelles, elle était légèrement vêtue et laissait découvrir une peau blanche, étrange pour une habitante de ce pays merdique. C'était dommage de tuer une fille pareil. Mes clones prirent position des deux cotés de son lit. Elle ouvrit les yeux.



* [Edit]



Elle les écarquilla de surprise et de stupeur, restant un instant immobile son corps parcouru de sueurs froides, mes clones frappèrent simultanément alors que je regardais la scène mon sourire terrifiant et mon regard impassible et inexpressif diriger vers elle. Elle bloqua les deux coups tant bien que mal, plus rapide que forte elle eu du mal à contenir la pression que mes clones exerçaient sur, ses avant bras, rapprochant la dangereuse extrémité de leurs lames de son corps, si jeune mais pourtant si parfait. Ses yeux étaient noirs, situer à l'antipode des miens, ses cheveux gris les miens noirs de jais, je m'imaginerais bine avec ce genre de filles comme petite amie. Son regard paniqué croisa le mien, je lui adressais un grand sourire pseudo rassurant pencha ma tête sur le côté.

" Désolé de vous réveillez mademoiselle, mais normalement cela aurait dû se faire durant votre sommeil. J'en suis désolé, si vous voulez bien vous laissez mourir je n'imagine pas des marques de lutte sur votre corps."


Mon ton calme, ma voix assuré, sa position des plus... Inconfortables. Tant de facteurs qui l'amenèrent à hurler, après tout c'était encore une jeune fille. Comme je l'avais prévu dans le pièce d'a côté les parents se réveillèrent, ils furent frapper à l'abdomen trois fois par leurs bourreaux mettant fin à leurs modestes vies. Leur lit fut imbibé de sang, mes clones essuyèrent leurs lames avec les draps puis se postèrent dans le couloir de part et d'autres d'autres clones. A l'intérieur de la chambre de la jeune fille le nombre de clone augmentait, lentement, mes hommes déssérèrent leurs pressions avant de re-frapper. La jeune fille esquiva, je sortait de la chambre. D'autres entrèrent. A présent le combat faisait rage, la jeune fille était aux prises avec plusieurs adversaires en même temps, je pris contact avec la pierre au cas où je devrais utiliser un justu de type doton, pour l'heure cela me servait juste à remonter mon chakra.

La jeune fille enchainait les esquives et autres parades, pas vraiment le temps d'esquiver, mais au moins elle ne se blessait pas, tant mieux pour elle, mais je savais qu'elle se fatiguerait, qu'elle se blesserait et qu'elle mourrerait. Je dû bien l'avouer, tuer une fille pareil ça me faisait chier, je passais ma mains dans mes cheveux qui n'étaient plus retenu par mon bandeau. Je devais mettre fin au combat, les clones retrouvèrent leurs formes primaires tour à tour, je re-rentrais dans la piéce.


"Je préféré faire le sale boulot moi-même, tu est trop ennuyeuse pour que je te laisse la vie sauve, c'est dommage, si tu n'avais pas été une shinobi tu aurais survécu. Essaye de me tuer."

Je lançait mon Katana en l'air en sa direction, elle le saisit, je me battrait à mains nues, j'inversai un peu les rôles à cela prêt que j'étais beaucoup plus redoutables une fois mes mains libres. Des sortes de petites lames de chakras sorties de mes tenketsus situer au bout de mon index et de mon majeur, ainsi qu'a la pointe de mes pieds, sur mes genoux et mes coudes. Elle cru comprendre qui j'étais et elle m'adressa ces quelques mots entremêler de haine et d'incompréhension.


" Pourquoi ?! Pourquoi Konoah fait celà ? Nous avons toujours honorer notre alliance et vous, vous tuer impunément des villageois ? Je te tuerai toi et tout ceux qui t'accompagne !"

Elle se précipita vers moi, je vit bien qu'elle n'avais pas l'habitude de manier ce genre d'arme, son manque d'adresse caractéristique de ce manque de pratique, ajouter à cela l'énervement et les frappes approximatives... Elle était presque inoffensive. Je m'amusai avec elle bloquant ses Tenketsus de ce de-là, elle remarqua rapidement que le combat se solderait par une défaite, mais elle était bien trop fièrte pour demander pitié ou pour tenter de fuir. En soi elle me facilitait la tâche, je lui répondis alors, d'un ton neutre et faussement compatissant.


" Je suis désolé pour notre belle alliance mais Suna est de trop, de plus nous n'avons pas besoin de raison particulières pour exterminer ceux qui peuvent devenir un jour des gêneurs. Iwa mis à bas, Kumo trop faible pour constituer une menace, les déserteurs en pleine réunification, Haya Aburame à décider que Suna n'était plus un allié, Kiri et Konoah auront vite fait d'exterminer ta terre natal, chérie. "


Le dernier mot agit comme un coup de fouet, sur la jeune fille, dans sa dignité typiquement féminine elle se demandait comment je pouvais avoir le toupet de l'appeler ainsi. Je lui adressai mon premier sourire franc alors que son bras gauche était à présent totalement immobile l'empêchant d'effectuer divers taos pour balancer ses techniques. Elle su qu'elle allait perdre. Elle se mit à pleurer, sa main droite qui tenait encore le katana tremblait. C'était la première fois que je vis un shinobi craquer de la sorte, j'eu presque envie de la prendre dans mes bras, mais kamis merci je n'étais pas tout à fait con. Je scéssait mes assauts.

" Tu sais, je ne suis qu'un pion d'un clan, d'un village, ça me dégoute de devoir te tuer, ça me dégoute de devoir tuer tout ces gens, je veux bien t'accorder la vie sauve seulement si tu accepte une condition. "


Son arme tomba au sol et elle se laissa tomber dans mes bras, d'un mouvement furtif elle fit virevolter un kunai qui était dissimuler il y'a quelques secondes dans sa moche, essayant de me frapper au coeur. Elle était courageuse, m'aidant de mon Jyuuken je m'attaquais à l'intérieur de son poignet lui infligeant une douleur atroce, elle lacha son arme, qui tomba sur le sol dans un bruit qui m'ému, car il sonnait la fin des espoirs de la fille, sa résignation, sa vengeance inassouvi, j'avais tué sa famille elle le savait, nous allions tuer tout les gens de son village natal, elle le savait. J'exposais mes conditions qui étaient à présent devenu ordres.

" Tu ne quittera pas cette maison avant que le jour ne se lève, sinon tu mourras et je ne pourrais rien pour toi. La seconde condition et que tu t'es battu contre des ombres et que tu ne sais pas qui à attaquer le village et pourquoi l'on t'as épargné. Nous sommes d'accord ? "

Elle baissa timidement la tête, n'osant plus me regarder aussi reconnaissante que méprisante en mon égard, je comprenais sa haine, à sa; place je crois que j'aurais préféré nourrir et durant quelques jours, voir des semaines ou des mois elle ne serait plus que l'ombre d'elle-même. Elle deviendrait peut être un corps sans vie ni joie, ou animé seulement par une envie de vengeance dépassant l'entendement. J'espérais qu'elle se résignerais, car sinon je la reverrais et cette fois-ci je la tuerais. Je fit un pas en arrière et utilisa le Dan'su no fuuasoku.Elle s'effondra sur son lit, immobile, sans chakra et endormit. Je quittais à présent la maison.

Il y'aurais au moins un survivant à ce carnage, mais pour l'heure ils n'étaient plus que 420.

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Kamen -Kitari- Hone
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MessageSujet: Re: [Lieu] Village d'Habanu   Jeu 8 Mai - 5:19

419.

*Abruti ...*

Le banc s'imprégna du sang de son habitant. Un clochard dormait dans un parc. Au moins, le lendemain il n'aurait plus le soucis de savoir s'il allait manger ou dormir dans un endroit correct. En fait, il lui avait rendu service ... Le Kaguya retira sa lame du corps qui se refroidissait déjà. Son Katana allait être bien utilisé aujourd'hui ... A son retour à Kumo il faudrait le faire aiguiser un peu. Ne sachant pas s'ils rencontreraient des shinobis de Suna. Car même si ce village était éloigné du village caché, certains pouvaient être de gardes, Kamen créa au sol un cercle d'ivoire. C'était son plus gros atout actuellement.

Le Masqué escalada un mur. Tout un immeuble ... Un véritable squat. Il y avait bien une trentaine de personnes dedans... Parfait. Ses lèvres bougèrent sans créer un seul son pour les personnes en dehors de sa bulle de silence. La bâtiment se recouvrit d'une matière blanche. Un sol d'os prenait forme sur le mur. Le garçon tentait d'en augmenter la taille. Il fallait qu'il devienne meilleur avec la base de ses techniques pour atteindre un plus haut niveau avec les autres. Moins de chakra, plus d'os ...

Kamen passa simplement par la porte et la condamna avec ses os. Personne ne s'enfuirait. Ce serait surement le bâtiment le plus ensanglanté de la journée. Ou plutôt, de la soirée. Le Masqué ouvrait les armoires en avançant. Rien de précieux, pas un Ryo. Lorsqu'en longeant un mur il atterrit sur la pièce principale de la maison il ne fut même pas surprit d'y trouver des hommes et des femmes entassés entrain de dormir. Le feu était éteint depuis déjà quelques heures. Le massacre recommençait.

Sans un bruit, il sortit son Katana de son fourreau. Ça allait être l'arme de son désir. De son envie plutôt, oui, de son avidité de sang. Il allait massacrer ces innocents juste par plaisir. Il allait s'en donner à coeur joie. La lame renvoya un faisceau de lumière. C'était le signal du départ. Le Masqué se tenait près de la première victime, un adolescent. 16 ans tout au plus. La bulle de silence l'enveloppa. Maintenant, il pouvait l'exterminer. Une fois de plus, il aurait fait un bon shinobi ... Peut être. L'acier transperça les chairs du garçon pour passer entre deux côtes et le toucher au coeur. Il eut un petit spasme nerveux avant de mourir, mais ne réveilla personne. Maintenant, les autres ...

Le rez-de-chaussée était rouge de sang. Un petit ruisseau s'était crée dans les escaliers. Il n'y était pas allé de main morte, et dans la cabane avait trouvé une cordelette. Il allait pouvoir préparer son arc. Mais pour le moment, il lui fallait sortir. Il ne s'attarda donc pas ici. D'une pensée il ouvrit la porte d'ivoire, la traversa, et la referma. Moins vite on entrerait ici, mieux ce serait. Le Kaguya avait laissé un seul petit garçon en vie ... Le pauvre, il avait du être traumatisé ... Oui, traumatisé ... Un sourire de diable barra le visage masqué de Kamen. 388 coeurs battaient encore.
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Kogare Nega
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MessageSujet: Re: [Lieu] Village d'Habanu   Jeu 8 Mai - 20:27

La vie d'un homme est si fragile. Et celui-ci s'accroche à elle comme un malheureux, dès qu'il la sent en danger. Peut-être parce qu'il n'en a qu'une, enfin c'est ce que croient la plupart. Son instinct de survie prend alors le dessus inhibant sa logique, et faisant parfois plus de mal que de bien. Le noyé qui étouffe son sauveur en est un exemple frappant, la panique le pousse à se débattre pour remonter, et à s'accrocher comme un fou à la bouée qu'il aperçoit lorsqu'il sent la main du samaritain qui vient lui porter secours. Pour peu que celui-ci ne maîtrise pas l'art des prises de dégagement, l'addition sera doublée, et deux vies seront perdues. Il est des situations où l'homme se comporte avec cette démence, où la peur de la mort le pousse à des extrémités, où il redevient animal. Mais ce processus n'intervient que lorsque ses sens sont en éveil. Et pour les assassins d'Habanu, l'une des clés de la réussite résidait dans la discrétion. Nul ne devait voir la mort approcher, aucun ne devait avoir l'opportunité de réaliser un acte désespéré. Si Sanosuke était le plus guerrier des trois, cherchant le challenge et les adversaires valables, si Kitari était le plus sanguinaire des trois, voyant la mort de ses victimes comme une fin en soi, la boucherie comme un art, Nega en revanche représentait la discrétion dans le trio. L'efficacité calme et méthodique. Pas un bruit de trop, pas un mouvement de trop. La mission devait être réalisée avec rigueur, sans états d'âmes, sans accroc.

Trois Nega étaient désormais en chemin, le long de la grand-rue. Un être de chair et de sang, un être de foudre, et un dernier d'ombre. Chacun était accompagné d'un pantin correspondant à sa nature. Le clone d'ombres pénétra dans la première maison sur la gauche. Hyou marchait d'un pas feutré, on aurait presque cru entendre le feulement de l'animal qui plongeait ses griffes empoisonnées dans les cœurs, et dans les carotides. Trois habitants, un couple et un aïeul. L'ancêtre eut droit au tranchant de la masse chevelue du chuunin. Lorsque celle-ci se retira, le cadavre poreux du vieux montrait de multiples plaies traversantes qui l'avaient vidé de son sang en quelques instants à peine. Pour le couple, dans lequel l'un des deux devait être son enfant, ce fut le tigre qui se chargea de la besogne. Il grimpa sur le lit avec son habileté remarquable, et passant entre les deux époux, il planta ses griffes simultanément pour insérer le poison dans les jugulaires. Ils partiraient ensemble...

Le clone de foudre choisit pour sa part la maison de droite. Kosgei, l'hybride de singe et d'araignée, ouvrait la marche, avec son allure de primate désincarné aux bras aussi ballants que multiples. La demeure d'une famille nombreuse. Sept enfants, et un couple de parents. Neuf âmes qui rejoindraient le ciel. Les lames du singe de bois étaient sorties de leur logement secret, et ses deux premières victimes durent décapitées. Les parents à qui on épargnerait ainsi la douleur de perdre leur précieuse progéniture. Les enfants suivirent un à un, perdant leur caboche d'un coup sec du bourreau qui faisait office de guillotine ambulante.

Le dernier, l'original, celui de chair, le premier en réalité, les attendait, veillant au grain au milieu de la rue. Comme s'il y avait eu un risque de débordement. Rien ne devait échapper à son contrôle vigilant. Régulièrement, il montait sur les toits pour observer la situation avec de la hauteur. Il voyait ainsi la progression et les traces de ses deux compères, qui visiblement, n'axaient pas autant leur priorité sur la discrétion absolue.

378 vies restantes à Habanu, 378 vies supplémentaires à ôter d'ici l'aube, 378 morts supplémentaires sur la conscience...


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Dernière édition par Kogare Nega le Ven 9 Mai - 20:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Lieu] Village d'Habanu   Ven 9 Mai - 19:41

Azami, ou la fleur de chardon, une bien étrange non pour une enfant si douce…Elle était arrivée dans sa chambre au milieu de la nuit, alors qu’elle venait tout juste d’arriver dans un rêve enchanteur dont on ne dévoilera pas la face cachée, pour préserver l’intimité de la kunoichi, bien que l’envie soit grande et que cela soit fort tentant. Azami, sa demi sœur, peut être la seule personne qui puisse lui rappeler les moments heureux de son passé, elle qui n’en avait pas, ou plutôt qui ne s’en souvenait pas. Peu importe, elle avait atterri dans sa chambre, sur son lit en larmes, comme lorsqu’elles étaient enfant, elle lui avait raconté ce qui c’était passé, comment ce shinobi l’avait surpris dans son sommeil, comment elle avait voulu se battre contre lui, elle lui avait rapportée les paroles, le dialogue qui s’était tenu entre eux, elle lui avait tout dit, animées par haine de ces traitres et la haine qu’elle nourrissait pour elle-même. Un détenteur du byakugan, un Hyuga donc ? Mais comment un konohan pourrait-il se permettre d’attaquer Suna, c’était beaucoup trop dangereux, et cela représentait une menace de guerre imminente entre les deux pays pourtant alliés. Elle devait tirer tout cela au clair, ce n’était vraiment pas normal, quelque chose lui disait que ce qu’elle allait découvrir au-delà du désert était d’une ampleur autre qu’elle ne se l’était imaginée, cependant, il fallait qu’elle sache ce qui se tramait dans son dos.

Ayame avait laissé Azami dans son lit, histoire de détourner l’attention de Karynn, qui jamais ne la laisserait partir seule : étant à peu près de même taille et de même corpulence que sa demi-sœur elle pouvait maintenir l’illusion d’un sommeil profond encore quelques heures, d’ici là elle sera loin. Ayame était aveuglée par la colère, elle avait passé sa nuit à dormir sur ses deux oreilles alors qu’un village entier avait été ravagé, sans même qu’elle s’en rende compte, et elle se disait Kazekage ? Elle ? Mais elle ne valait décidément rien… Si elle ne pouvait pas les ramener à la vie, elle les vengera ! Tel avait été le verdict. Echangeant ses vêtement contre ceux de la jeune fille, elle se retrouva en… nuisette, misère, qu’est ce qu’il en fallait pas faire, mais elle était bien obligée, elle devait se faire passer pour Azami. Une raison de plus pour les abattre ces renégats. Et elle ne reviendrait pas sur ce qu’elle avait décidé, ce n’était pas son genre, elle les saignerait à blanc, peu importe si elle doit y laisse la vie.

Elle s’était enveloppée dans une cape, pour combattre le froid du désert, et s’était éclipsée sans bruit, recouvrant Azami, l’obligeant à rester là, sans faire le moindre geste, ni prononcer le moindre mot, pour le bien de tous, elle passa –comme d’hab quoi- par la fenêtre, se retrouvant ainsi à se frayer un chemin sur les toits du village endormi. Elle était responsable de tout ce qui pouvait arriver dans le pays du vent, elle avait accepté cette responsabilité lourde qu’était le pouvoir, elle l’avait acceptée parce qu’on le lui avait demandé, elle se savait incapable de tenir un tel rôle, mais on l’avait convaincue, et elle s’était laissée bercée par cette illusion, jusqu’à ce que ces renégats brise la bulle dans laquelle elle avait depuis quelques temps accepté de vivre et de revivre. Mais à présent, elle était partie pour survivre. Si elle ne réussissait pas à les mettre hors d’état de nuire, elle se devra de murir, et donc de mourir, car jamais elle ne pourra murir, jamais elle n’acceptera d’être une autre que celle qu’elle a toujours été, perdre sa liberté, son comportement enfantin, la joie qui brillait dans ses yeux, cela revenait à mourir, alors aujourd’hui, Ayame pour la première fois, pensait réellement à mourir, c’était lâche, mais elle ne sentait pas la force d’affronter toutes ses personnes qui avaient eu confiance en elle et qu’elle avait déçu.

Mais en attendant, elle allait laver le sang par le sang. Habanu no kuni, berceau de son enfance, le lieu où on l’avait recueillit lorsqu’elle était encore qu’un petit nourrisson. Et c’était ce lieu qu’elle n’avait pas su protéger, c’était ici qu’elle avait grandit, bien que ce ne soit pas là où elle vu le jour, pour elle, c’était ici que débutait sa vie. Ce qu’il y avait pu y avoir avant, d’où elle venait vraiment, qui elle était réellement, la fille de qui ? Pourquoi avait-elle été abandonnée ? Quelles avaient été les circonstances de sa naissance ? Tout cela ne l’intéressait pas, tout ce qu’elle savait c’est qu’elle n’avait pas su être là à temps, et qu’il fallait qu’elle rattrape les responsables. Elle avait peur de devoir parcourir sans bruit, comme une âme, le village sans vie, les rivières de sang venaient à se joindre aux rivières de larmes qu’elle voulait verser, peur de voir qu’ils avaient massacrés les habitants- car ils étaient plusieurs, sinon pourquoi cet homme aurait-il dit à sa sœur de ne pas sortir avan tl’aube ? Ce qu’elle n’avait pas fait d’ailleurs- les uns après les autres, sans se soucier de savoir s’ils y étaient pour quelque chose ou pas. La lâcheté des forts étaient leur masque le plus flagrant, de par leur puissance, ils asservissaient et réduisaient à l’état de vermine les plus faibles, changeant leur vie en un calvaire dont on ne pourrait décrire la noirceur. Même les chiens y étaient restés, du village de quelques cinq cents habitants, ils avaient fait un carnage sans égal. Y aurait-il un seul survivant lorsqu’elle atteindra la contrée ? Parviendra-t-elle à sauver au moins une vie ? Il fallait qu’elle se dépêche, dans l’obscurité de la nuit, elle voyait tout de même se dessiner au loin les murs du petit village. Pourvu qu’elle n’arrive pas trop tard.
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Sanosuke Sagaara
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MessageSujet: Re: [Lieu] Village d'Habanu   Dim 11 Mai - 14:11

Habanu, ville fantôme, ville en sang. Seulement une poignée de survivants trié sur le volet et à qui la chance avait 'sourit', un sourire diabolique édenté aux dents noircis et à l'haleine pestiféré. Leur vie ne serait plus jamais la même, certains sombreront dans la folie la plus totale, d'autre se suicideront et quelque uns tenteront de surmonter leur désespoir, leur peine, garderons leur haine mais cela serons les vrais survivants de se massacre qui ferait bientôt parti de l'histoire de ce village.

Je crachais au sol, de haine, j'avais accomplis une partie de ma vengeance, j'étais emplit d'une félicité toute particulière, mes yeux m'avais servit de détecteur de cible très efficace, ma lame avais finit par devenir émoussé à cause du sang de mes trop nombreuses victimes, mais il lui restait suffisamment de tranchant pour quelques gorges supplémentaires, pour ôter quelques vies. Je ne savais pas trop comment mais certains avaient plus ou moins compris ce qui c'était passé et étaient sortit sur la grande place, malheureusement pour eux Kitari et moi nous étions rencontré au même endroit, à présent la place était gorgé du sang des égorgés, des corps empalé par des pics de terre, les corps perforé par les balles d'os, leurs morts avaient été aussi brutale que leurs vies insignifiantes. Puis nous nous étions re-quitté après un sourire complice et entendu, qui signifiait que nous nous reverrons dans quelques minutes, peut-être une heure. Nega lui aurais pu me rester totalement invisible, mais j'observais sa progression, lente et méthodique, les familles décimées, il ne laissait aucun survivant lui, il était plus humain que Kitari ou moi. Tend-pis il resterait suffisamment de personnes pour raconter l'horreur de nos sévisses. Parfois un cri de stupeur rapidement étouffé traversait la ville morte. Nous arrivions tout trois au point de ralliement, peut-être mettrions-nous feu au village ou bien le laisserons nous en plan comme vestige de la faiblesse de ce pays. Les deux étaient tentant. Je passais ma main dans mes cheveux noirs légérement maculé d'un sang poisseux, j'avais surement l'allure d'un dément, moi mes cheveux détachés, mes yeux d'un blanc éclatant, ma peau parsemé de gouttelettes de sang, j'avais eu un peu plsu de challenge que je ne l'aurais cru, le carnage de la place principale et mon petit tête à tête avec la jeune fille. Je souris, je savais qu'elle étais partie dés que mon dos c'était tourné, j'attendais les renforts de ces bâtards avec un enthousiasme malsain à peine caché, je pouvais les voir arriver de loin et préparé le terrain.

Soudain mon coeur s'arrêta, un long silence, le vent avait cesser son souffle continu et irritant, la poussière ne se mouvait plus d'une rue à l'autre. Pas un cri, rien, le silence, absolue. Il restait 15 âmes vivantes à Habanu et une nouvelle venait de faire son apparition. Seize personnes dans ce village, trois meurtriers, douze survivants et un intrus, à l'aura menaçant, cette personne devait être 'les renforts', mais soudain je su que nous étions en mauvaise posture, un enfoiré de super Anbu venait de faire son apparition. Je sentait son chakra, je déglutis. Mon corps se mêla à la terre, notre invité avait fait son apparition, je risquais d'être son premier adversaire. Je souris, ma dernière confrontation avec un membre des forces spéciales revenait à loin et cela avait été dans le cadre d'un combat amical. Le père de Kuma... ce ne serait rien en comparaison, cela durerais quelques secondes ou plusieurs minutes, ce serait sanglant, violent et j'accomplirais uen bonne partie de ma vengeance en tuant l'une des personnes responsable de la mort de la fierté Iwaienne.

Je n'arriverais pas les mains vides, ce n'était pas mon genre, je fit un petit détour pour chopper une gamine laissant en vie entrain de sangloter sur le corps ensanglanté de ses parents. La gamine était pitoyable, lui donner la mort serait presque lui rendre service, je la saisit doucement par le bras, je ne lui dis pas un mot, elle hurla tenta de se débattre pour revenir vers le corps de ses parents, mais ma main resta ferme, elle me suivit lorsqu'elle compris qu'elle ne pouvais lutter. A présent nous étions tout deux sous terre, en direction de notre adversaire, elle me servirait de boucler vivant, très peu glorieux mais j'étais face à un anbu. J'avais du chemin jusqu'a membre des forces spéciales, de plus j'étais assez lent sous terre, peut être que Nega ou Kitari entamerai le combat avant moi...

Une chose était sûr, le nombre d'âmes se trouvant à Habanu allait encore baisser. J'approchais.

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MessageSujet: Re: [Lieu] Village d'Habanu   Dim 11 Mai - 14:58

Sur les toits, le chuunin avait une vue imprenable sur les alentours. Il avait choisi le plus haut, comme pour s'en servir de mirador. Et il la vit arriver. Dans ce genre de situations, l'être humain avait tendance à fuir à toutes jambes, pour son bien, pour sa survie. Celui qui faisait chemin inverse en pleine nuit, se dirigeant vers l'épicentre du carnage, celui-là souhaitait y prendre part d'une façon ou d'une autre. Et dès lors, il était clair pour le Kogare que ce serait un adversaire de valeur. Ce shinobi venait protéger les siens, et de cela on ne pouvait pas lui en vouloir. Il effectuait son devoir, tout comme Nega pensait être en train de le faire. Cependant, leurs objectifs étaient incompatibles à première vue, et si le ninja tentait de les stopper, l'affrontement serait inévitable. Nega étudiait le terrain, sa topographie, et en un instant, il eut comme un flash, le lieu de rencontre était clair comme de l'eau de roche.

Le Kaguya se trouvait au milieu d'une grande place blanche comme l'ivoire qu'il y avait semée. Les murs d'os montaient le long des habitations, pour en faire de véritables cercueils. Emmurés à l'intérieur à jamais, ceux qui avaient le malheur de s'être endormis ici n'en sortiraient jamais. L'entrée du village par lequel leur adversaire arrivait -puisque tout indiquait que c'était un adversaire- menait droit sur cette grand-place. De loin, cela ressemblait à une patinoire. Les reflets étaient magnifiques, donnant toute son ampleur à l'œuvre du chuunin masqué. Nega y voyait une forme d'art, même si celui-ci était sanglant. Ce n'était pas son domaine, mais il respectait la beauté sublime de la mort et du sang, l'instant éphémère, et la volonté qu'avait Kitari d'en faire un instant unique, une expérience originale à chaque fois qu'il la donnait.

Sur cette place allait se dérouler un combat qui promettait d'être épique. Nul doute que celui qui se risquait à venir les perturber pensait en être capable, seul. Et Nega était suffisamment humble pour savoir qu'il existait des shinobis en ce monde dont il ne pouvait imaginer l'étendue des pouvoirs. Si celui-ci en faisait partie, ils risquaient tous les trois de l'apprendre à leurs dépends. Ils bénéficieraient de la supériorité numérique, un avantage dont ils devraient tirer partie. Si l'autre parvenait à les affronter un par un, il pouvait l'emporter plus facilement. Le jeune Kogare n'avait donc aucun autre choix que celui de converger vers le lieu de rendez-vous. La réunion aurait lieu là-bas.

La nuit avait commencé dans le sang. Elle s'achèverait dans le sang, Nega en avait acquis la certitude sourde. Il redescendit de son poste d'observation. La tour de guet avait eu son intérêt, mais maintenant, il était temps de se mettre en marche. Le duel n'attendrait pas. Les deux clones sortirent quasiment en même temps des maisons dans lesquelles ils avaient exterminé toute forme de vie. Le garçon effectua quelques manipulations, de sorte de se préparer au combat qui l'attendait. A la fin, il ne restait que deux Nega, l'un manipulait deux marionnettes, le lézard à collerette et le tigre blanc et noir, l'autre n'en avait aucune. Il servirait de garde du corps au marionnettiste. Les deux se mirent en route à une allure correcte, rapide, mais pas non plus au sprint. Il n'était pas encore temps de donner son maximum, griller ses carttouches physiques maintenant serait une erreur. Kosgei, quant à lui, avait purement et simplement disparu de la surface de la terre.

Les deux pantins ouvraient la marche, le garde du corps était légèrement en retrait par rapport à eux, sur la gauche du manipulateur, qui arrivait en dernier. Le groupe traversa ainsi plusieurs ruelles, dans un silence absolu, une discrétion parfaite. Les crocs du tigre brillaient, visiblement prêts à trancher dans ce qu'il trouverait sur sa route. Un embranchement en T, et les kuméens tournaient à droite, un nouveau carrefour, et cette fois-ci, ils bifurquaient sur leur gauche. La place était en vue, et ils arrivèrent sur les lieux, avant que leur invité ne l'ait investie. Apercevant Kitari, le Nega garde du corps se contenta d'un laconique

"Il ne va plus trop tarder, désormais..."

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MessageSujet: Re: [Lieu] Village d'Habanu   Dim 11 Mai - 15:35

"Il ne va plus trop tarder, désormais..."
-Bien. Dans ce cas ... D'où vient il ?

Je devais préparer le terrain, histoire de pas être trop pris au dépourvu et d'avoir un léger avantage sur mon adversaire au début du combat. Mes clones pouvaient sortir d'un peu partout. J'avais quadrillé la zone. De plus, nous n'étions pas loin du petit parc avec ses mares ... Et j'avais mes jutsus Suiton.

-De l'Est. Dans deux minutes.

Deux minutes ? Ca me laissait le temps de créer une zone appropriée au combat. Nous étions à Suna, le pays du vent ... Je devais donc m'attendre à pas mal de rafales. D'une seule pensée, j'enlevais l'ivoire sous mes fesses. J'étais assis en tailleur au beau milieu de la place. J'étais prêt à recevoir notre invité ... Derrière moi, à l'Ouest, je créais avec quelques mots un début de mur, histoire de commencer ma construction ...

-Restes dans l'ombre, qui que ce soit, je lui parlerais. Attaques dès que son attention se relâche, ne serait ce qu'un petit peu ...

Nous étions tous deux prêts. Sanosuke avait disparu de la circulation depuis une demi-heure environ. Aucun de nous deux ne savait où il s'était caché. Mais nous savions qu'il ne pouvait pas être loin, il arriverait sûrement au dernier moment ... Peut être raterait il le combat... Non. Il arriverait juste au bon moment. Il arrivait toujours au bon moment ... Du coin de l'oeil, je repérais deux trois gros objets qui me permettraient de me substituer. J'étais prêt. Assis en tailleur, j'attendais notre adversaire. Il allait en baver ... Ou ce serait nous ... En tout cas, le sang continuerait à couler ce soir.
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Ayame
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MessageSujet: Re: [Lieu] Village d'Habanu   Jeu 15 Mai - 17:57

Enfin, le voilà, elle voyait se dessiner les portes de pierre et d’acier de son village presque natal, du moins dans ce village qui avait vu ses premier pas, qui avait vu ses premières années, qui lui avait tout appris, elle avait grandit en ces murs, elle revoyait dans un instant de nostalgie les rue claire parsemées ça et là d’une touffe d’herbe, d’une fleur, malgré le fait qu’il soit dans le désert, c’était l’exploit d’Habanu, il défiait la logique et la nature pour présenter une végétation sans exemple en ses murs. Les portes closes lui rappelèrent a dernière fois qu’elle avait quitté les lieux, lorsqu’elle avait demandé à ne plus voir les siens, et qu’ils avaient fermés les portes, comme elle avait fermé son cœur à des sentiments trop forts qu’elle avait enfouit dans sa poitrine pour porter ce masque, stupide masque qui avait ravagé sa vie, stupide masque qu’elle avait finit par ôté, mais depuis n’était plus capable de se regarder dans une glace. Ayame, qu’est ce que tu as fait de celle que tu as toujours été ? Aujourd’hui tu regrettes, tu as fait passer tes idéaux surréaliste sur ce qu’aujourd’hui tu réalises être essentiel à ta vie, pauvre sotte que tu es. Et que vas-tu faire à présent ? Pleurer, tenter d’oublier, ou encore les ramener ? La première est possible, la seconde peu probable, la dernière impossible, alors, qu’est ce que tu vas faire maintenant ? Te voilà en train de gravir la roche de la porte, et te voilà en haut, tu domines de par ta taille aussi médiocre soit-elle, à l’exemple de ton esprit, le village d’Habanu, celui qui t’as tout donné, et que tu n’as même pas été capable de protéger.

Mais ce n’est pas la première fois que tu échoues, n’est ce pas ? Lorsque l’ex-Kazekage est mort, tu n’as pas été là non plus, n’est ce pas ? A croire que tu n’es jamais là quand il faut, ou peut être est ce révélateur de la peur qui sommeille en toi, cette peur de disparaître, toi qui tiens tant à ta chère petite personne. Aujourd’hui, des centaines de gens sont morts alors que tu dormais protéger de toutes parts, tu le sais n’est ce pas ? Et qu’est ce que ça te fait ? Rien, forcément, depuis quand la douleur des autres te fait quelque chose, depuis quand es-tu capable de ressentir quoi que ce soit pour un autre, pour une autre ? Tu sais au fond de toi que j’ai raison, et aujourd’hui tu découvres toute l’envergure de ta médiocrité, de ta lâcheté, tu te fais horreur, mais penses-tu que ça changera quelque chose ? Parmi eux, il n’y en a pas un qui méritait de mourir, et même si c’était le cas, tu le mérites bien plus que lui, pauvre idiote que tu es, regarde ton œuvre, oui ton œuvre, ce n’est pas leur faute, ces mercenaires n’auraient jamais attaqué Habanu si tu avais été là, c’est ta faute et seulement la tienne, ils auraient pu aller massacrer d’autres villages dans d’autres pays, mais non, s’ils ont choisit ce lieu et ces temps, c’est qu’il y a une bonne raison, et la bonne raison, Ayame-sama, puisque c’est ton titre à présent, la bonne raison, c’est que tu es un fléau, et que tu as attiré sur ces innocents les foudres d’une vengeance qui depuis trop longtemps se trame.

Mais aujourd’hui, lorsque ses yeux couleur ambre balayèrent les rues vides ils ne rencontrèrent que du sang, du sang et du sang, quelques cadavres, la plupart étant enfermés entre quatre murs, la plupart ayant été tués dans leur sommeil, leur sommeil Ayame, Kazekage en papier mâché… Du sang, encore, et cette odeur, qu’est ce c’est, cette chose que tu redoutes, espèce de lâcheuse, qu’est ce que c’est ? Oui, la mort, de noir vêtu, la mort, ou peut être même ta mort ma petite Ayame. Elle s’avait où elle risquait de trouver sa mort, ou bout d’une allée claire obscure en ce début de jour, elle avançait, dévoilant sa position, sa silhouette se dessinait lentement, sortant de l’obscurité elle avait décidé de faire face au destin, et de se dévoiler à la lumière, elle allait où ses pieds la trainaient, drainer par un instinct qu’elle ne s’expliquait pas, s’était là bas qu’elle trouverait les réponses à ses question, la solution à sa grande équation. Ayame, récemment nommée Kazekage du village de Suna avait décidé en ce jour de venger ces malheureux ou de mourir au combat, à l’exemple de Rin-sama, et de tant d’autres braves, Kotaro-sama, tous s’étant sacrifiés pour l’esprit et le cœur de Suna. C’était son tour à présent, même si elle devait mourir transpercée par une lame, même si on lui tranchera la gorge, elle voulait d’abord savoir pourquoi, elle refusait de mourir dans l’ignorance.


*Habanu, je jure que je ne te quitterai qu’une fois ma tâche accomplie, même si cela signifie perdre la vie, car c’est la voie que j’ai choisi…*

Elle s’avança, les premiers rayons du soleil vinrent éclairer la place centrale du village, celle où d’habitude se trouvait le vendeur de bonbons le matin ; lorsqu’elle se rendait en cours, prenant un petit sac pour la récréation. Un lieu qui lui rappelait tant de souvenirs, les jours passent et s’effacent mais ses souvenirs restaient en place, elle savait qu’elle ne pourrait ô grand jamais effacer ces images, ces sons, ces couleurs, ces odeurs, toutes ces choses qui avaient pimenté sa vie. Sa cape couleur sable frôlait le sol, sa capuche était rabattue sur ses yeux, son regard froid et distant montrait que la Ayame enfant avait laissé place à la guerrière. Elle s’avait qu’elle allait être reçue comme il se devait, mais s’y attendait tant et si bien qu’elle ne chercha même pas à éviter le piège pourtant bien visible devant elle : Ayame se jetait dans la gueule du loup consciente de la folie de ses actes. Qui sait, peut être que sa folie la protègerait, ou peut être même était-ce sa folie qui faisait sa force, aller savoir. Elle le vit, mais elle savait qu’il n’était pas seul, tout portait à croire qu’ils étaient trois, leurs auras ne trompaient pas. Posant son regard ambre sur celui qui lui faisait face, elle ne dit rien, attendant qu’il entame la conversation, ils pourraient rester longtemps ainsi, si jamais le shinobi en face d’elle refusait de parler. Pour tout geste, elle porta la main à sa capuche qu’elle rejeta en arrière, peut être connaissait-il son visage, peut être pas…
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Sanosuke Sagaara
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MessageSujet: Re: [Lieu] Village d'Habanu   Jeu 15 Mai - 19:13

Une femme, enfin rectifions, une Anbu, elle était enfin là, nous l'attendions, je sentais à présent son envie de vengeance, nous avions surement brisé une partie de sa vie comme elle-même avait dû briser les vies de nombreux Iwaiens morts au combat. La haine que j'avais en moi s'intensifia, comme si c'était encore possible, cette fille l'attisait, j'avais à présent et plus que jamais envie de tuer, de la tuer, elle, ce village n'avait été là que pour nous donner un adversaire à la hauteur, j'avais bien fait d'épargner cette Kunoichi, j'avais remarqué son aura s'éloigner Byakugan aidant, je l'avais vu quitté le village. Je ne savait pas quel était son lien avec cette Anbu, ou jounin, soit sa professeur soit sa soeur où un autre membre de sa famille... Qu'importe, elle rejoindrait surement les morts d'ici là à ce que le soleil ne soit totalement apparut. Enchainant les taos, un être élémental sortit de la terre sous la forme d'une petite fille au visage rond et souriant que j'avais tué de cela trois heures. Une petite fille douce et délicate, des cheveux blonds, un regard vif et intelligent, une jolie petite fille qui aurait fait une belle femme plus tard, peut être la Kunoichi avait déjà vu son visage, ou pire la connaissait, enfin c'était tout de même pour moi l'effet recherché, je voulais qu'elle souffre, je souhaitait remuer le couteau dans la plaie avant de la tuer. Elle devait souffrir, de façon à ce que si nous perdions le combat elle en reste brisé à vie, ou en perde la raison...

" Bienvenu à Habanu, Kunoichi-sama. Hihihi, il s'ent est passé des choses cette nuit, tant de gens ont perdu la vie, tant de visages ne seront plus caresser par la brise sunanienne. C'est dommage, êtes vous triste Kunoichi-sama ? Es la jeune fille que j'ai épargné tout à l'heure qui est venue vous trouvé ? Oui c'est elle, vous lui ressemblez beaucoup Kunoichi-sama. Hihihi. Oh Nega-Kun ! Ne trouverai tu pas cela amusant de la faire combattre contre les cadavres des habitants de cette ville ? Oui car nous allons nous battre Kunoichi-sama, j'espère que vous étes prête, car moi je vous attendait avec impatience, oui je tenais à vous voir, nous allons bientôt pouvoir commencer à jouer, tout les quatres ! Comme quand ont jouent à des jeux de sociétés... En FAMILLE !"

La gamine s'était mise à sautiller, toute guillerète autour de la Kazekage, si seulement j'avais su que c'était la Kazekage. Mais pour l'heure elle semblait s'amuser, riait aux éclats, parlaient aussi fort que n'importe quel autre petite fille, elle et sa voix criarde. Je devais l'irrité la Kazekage, peut être aurais-je l'honneur de la faire pleurer ? Je ne savait pas, mais pour l'instant je la faisait souffrir, j'en étais sûr jouait avec ses nerfs tel un habile tortionnaire, bientôt nous nous battrons, avant tout il fallait la mettre en condition. L'énerver, lui donner l'occasion d'approcher de très prêt la folie, de la côtoyer avant de lui faire connaitre la mort.

La jeune fille resta là planté sur place, bien droite, ses yeux plongés dans le regard de la Kazekage, observant la saute d'humeur à venir, elle était sur le sol d'ivoire et semblait comme s'émerveiller de ce milieu si inquiètant, mes compagnons savaient que j'étais là à présent et la Kunoichi serait peut être bientôt prise par une haine folle qui l'aveuglerai et me permettrai de l'éliminer dans un moment d'inattention. Juste un moment, une seconde, le temps d'un souffle, le temps d'un cri, le temps d'un pleur, ma lame se logerais entre ses côtes. Vengeresse et meurtrière, tout comme la kunoichi voudrait l'être envers nous. Mais elle n'y parviendrait pas, non, nous étions trois enfants de la roches, trois frères, trois amis nous la tuerions car le vent ne peut briser la roche.

Le youkouro était activé, et je pompait déjà du mieux que je pouvais l'énergie que me conférait la terre. Il fallait que je récupère tout le chakra que j'avais utilisé durant le massacre, mais j'étais bien parti, la Kazekage nous avaient laissé le temps, bientôt elle serait submergé par mes sbires. Peut être prendraient ils la forme de sa soeur ou bien celle de la petite fille ?



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Kogare Nega
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MessageSujet: Re: [Lieu] Village d'Habanu   Ven 16 Mai - 16:50

Sans un mot, les deux Nega s'étaient éloignés, lorsque l'ordre en avait été donné par le Kaguya. Le Kogare mettait un point d'honneur à faire son devoir, et à rendre fier celui qu'il considérait encore comme un senseï légitime. Il avait été élevé et éduqué à la mode Kusaru. Un shinobi était une arme, et non un contestataire anarchique. Lorsque le capitaine d'équipe donnait une consigne, il convenait de la suivre, et de lui faire une confiance aveugle, dans le seul et unique but de permettre à l'équipe de remplir sa mission au mieux. L'individualité devait s'effacer au profit de l'intérêt collectif. Ils étaient donc partis se planquer à quelques encablures de là, dans une zone ombragée, en restant à distance raisonnable l'un de l'autre. Les deux pantins les avaient accompagnés jusque là, mais toujours pas de trace du troisième, le singe fétiche de Nega s'était évaporé.

Ainsi protégé, il l'avait observée alors qu'elle s'avançait dans la rue qui la menait au traquenard qu'ils lui avaient préparé. Elle n'avait pas la moindre chance, toute anbu puissante qu'elle puisse être, tout au moins était-ce là la pensée commune. Ils avaient la supériorité numérique de leur côté, l'avantage du terrain avec le sol d'os qui recouvrait déjà toute la place, l'effet de surprise, puisque tous n'étaient pas encore rentrés en scène, contrairement à elle qui progressait à découvert. Et même si elle avait de son côté la volonté de défendre les siens, et de les venger probablement, il n'en demeurait pas moins qu'elle allait se heurter à trois tueurs de la pire espèce. Les trois kuméens étaient des êtres dangereux, même s'ils ne se ressemblaient pas, chacun à sa façon avait un côté sombre absolument terrifiant. Le goût du sang pour le Kaguya, la soif de vengeance pour le Sagaara, l'insensibilité pour le Kogare. Celle qui se présentait là avait conscience de sa force, mais il n'était pas dit qu'elle sache ce qu'elle allait devoir affronter.

Nega la trouva belle. Son apparente fragilité donnait envie de la protéger, pourtant il dépassa cet aspect immédiatement, remettant l'étiquette "danger, à abattre" sur le visage de la jeune femme. Ses yeux perçants la suivait intensément, cherchant à découvrir ses faiblesses, et ses forces grâce à un examen attentif. Après tout, c'était le seul but de leur présence à tous les deux, glaner les informations nécessaires pour mener un combat efficace et victorieux. Alors qu'elle entrait sur la place, la petite fille apparut. La marque de Sanosuke était là, dans cette déstabilisation préliminaire, et l'examen du Kogare se fit encore plus attentif. Percevoir les réactions, ou leur absence, comprendre la psyché de leur adversaire, et comment faire mouche, pour que l'affrontement tourne à leur avantage. La force brute n'était pas leur domaine, ils ne frappaient pas au hasard. Les coups d'épée dans l'eau, c'était juste bon pour les amateurs. Mieux valait frapper une seule fois, vite et bien.

La petite se mit à rire, et en appela à Nega, qui réprima un frisson. Si elle s'en sortait, elle connaîtrait son prénom, et cela pouvait signifier bien des ennuis. Il n'avait plus vraiment le choix, il faudrait la tuer. Etait-ce là un stratagème de Sanosuke pour s'assurer de la loyauté du Kogare ? Peut-être, mais il n'en avait nul besoin. Le jeune garçon était avec ses deux senseï, et il les protégerait jusqu'au bout, au péril de sa vie s'il le fallait. Elle ne lui faisait pas peur. Et Hyou brûlait d'impatience de planter ses crocs dans sa chair appétissante. Le combat promettait d'être titanesque, et elle n'aurait pas le droit à l'erreur. La situation était même plus sournoise, ne pas faire d'erreurs ne l'assurant pas de la victoire. Elle aurait fort à faire. L'auriculaire de Nega bougea presque imperceptiblement, et le fil de chakra bleuté suivit la même trajectoire, transmettant l'ordre...


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Kamen -Kitari- Hone
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MessageSujet: Re: [Lieu] Village d'Habanu   Sam 17 Mai - 5:38

Je regardais la Kunoichi qui venait de rentrer sur mon aire de jeu. Sur mon parquet. La danse allait pouvoir commencer ... Mais je n'avais pas été le premier à entrer en action. La petite fille était là pour la déstabiliser. Je reconnaissais bien la marque de Sanosuke derrière ce petit discours. Une touche de folie, tout en restant logique ...

-Allez, suffit Nyu. Madame ... Veuillez pardonner l'indélicatesse de ma fille. Je suis sur que l'on peut régler ça entre adultes responsables, n'est ce pas ?... Oui, surement ... Alors, que voulez vous savoir sur nous, si l'on peut éviter un combat qui pourrait être mortel pour l'une des deux parties, autant l'éviter ...

Il me fallait la mettre en confiance maintenant. Après tout, je mentais effronteusement, mais bon ... Il fallait laisser une occasion à Nega de se pointer. On devait gagner du temps. Même moi je le voyais pas ... Pauvre Kunoichi. Elle n'aurait jamais du venir sauver ce village. Que ce soit le sien ou pas, elle n'aurait pas du... Vraiment pas.

Je l'observais sous tous les angles ou presque. En nuisette sous sa grande cape ? J'espérais et redoutais à la fois qu'elle utilise son vent ... Nega pourrait être choqué, il était jeune ... Moi aussi, certes, mais j'en avais déjà vu ... Dans des livres, certes, mais c'était déjà ça ... Quant à Sanosuke ... Avec son Byakugan, il devait déjà avoir traversé quelques vêtements, féminins ou non ... Je ne me faisais aucun soucis pour lui. Vraiment aucun. En attendant, il me fallait lui faire croire que nous n'étions pas beaucoup. Ou en tout cas, pas assez pour la vaincre. J'espérais juste que ce que j'avais dit avais mis la puce à l'oreille de mon frère d'armes. Au cas ou, il me fallait ajouter une précision.


-J'espères que Talin ne va pas trop tarder ... Si il a pas été tué ... Kunoichi-sama, vous allez pouvoir voir toute notre famille réunie. Vous serez la première à le voir ...

*Allez mon gars, continue à créer des clones transformés en habitants. Faut la faire souffrir, elle retueras jamais ceux qu'elle a déjà vu morts ... Qui qu'elle soit !*
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Ayame
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MessageSujet: Re: [Lieu] Village d'Habanu   Ven 30 Mai - 16:52

Une gamine, alors que les plus grands et les plus forts des hommes avaient été égorgés dans leur sommeil, cela eu pour effet une décharge de frisson dans le dos, à croire que ces gens là, allez savoir si c’était des homes, des femmes, peut être les deux, n’avaient pas de cœur, ou peut être n’en avaient-ils plus ? A moins que ce soit le reflet de ce qu’ils voient en eux, cette idée de soi que l’on veut protéger pour masquer son réel soi-même, cette manière si lâche et pourtant si usée de la race humaine pour palier ses faiblesses et tenter d’oublier ses souffrances. Pourtant, sur le visage d’Ayame apparut quelque chose d’inattendu, on aurait dit de la pitié, oui, cette situation lui faisait pitié, qu’est ce qu’ils ou il pensai(ent) ? Que sous prétexte que c’était une enfant, elle n’allait pas l’abattre ?. Ils se trompaient lourdement, elle savait qu’ils étaient tous morts, tous, jusqu’au dernier, ils avaient tous périrent, en une nuit, même pas, les premiers rayons de soleil vinrent éclairer le regard couleur ambre de la Kazekage qui semblait tout à coup illuminé par une flamme ardente de moquerie, ses cheveux argent sous le soleil brillèrent alors qu’elle continuait à s’avancer vers l’occupant de la place, le sol d’os sous ses pieds brillait d’un éclat blanc et pur, le bruit de ses pas créait une bien étrange mélodie qui raisonnait, faisant écho à celle de l’eau.

Comme elle le pensait, il avait prit la parole en premier, la petite n’était pas, elle le savait, mais celui qui était devant elle était un être qu’elle ne connaissait pas, pourtant le sol d’os la laissait penser à un manipulateur d’os, pourtant, ils avaient presque tous disparus, Kiri s’en était chargé, alors ce serait des kirisiens ? Et depuis quand un kirisien détenait il le dojutsu konohan qu’était le byakugan, elle savait qu’il y avait une chose qui lui échappait, mais peu importe, à présent, elle sentait trois types de chakra, ce n’était pas des débutants, de toute manière, des débutants n’auraient pas réussit à mettre à sang Habanu, mais elle les estimait, face à eux ne se trouvait plus Ayame la gamine exigeante, ni même Ayame la Kazekage, mais cette Ayame masquée, qui avait ôté son masque sans pour autant changer de personnalité, ils avaient face à eux l’anbu, cette femme qui était bien plus terrible que ne le laissait paraître son apparence fragile, sa silhouette fine et frêle semblait trahir une faiblesse qui en réalité était sa plus grande force. Elle écouta le jeune prendre la parole, jeune en effet, il ne dépassait pas le vingtaine, encore une âme perdue, comme tant d’autres, comme la sienne quelque part. Ses paroles firent rire la kunoichi, un rire silencieux, amusé et moqueur à la fois, et là, aussi incroyable que ce soit, dans la situation actuelle des choses, elle s’assit par terre, en tailleur, sa cape rabattue sur ses cuisses, la tête légèrement de côté, un sourire sur les lèvres.


« Je ne sais pas si vous vous rendez compte de ce que vous me demandez jeune homme. Mais de toute manière, je n’ai pas l’intention de vous tuer, ni vous ni n’importe lequel de vos semblables, que l’ont a pas besoin d’attendre, étant donné que vous êtes tous trois là. »

Elle marqua une pause, de nouveau son sourire éclaira son visage, oui, peut être la sous estimait-il, mais elle avait repéré trois types de chakra, même si le nombre d’émissions était supérieur à trois, des clones, forcément, mais si ils comptaient ou croyaient la faire marcher, ce n’était pas le cas, elle tenait à mettre les points sur les i tout de suite. Ecartant du bout de ses doigts fins une mèche grise qui était tombée devant ses yeux, elle leva légèrement la tête vers la source des rayons lumineux qui se faisaient de plus en plus nombreux et radieux, le soleil perçait le voile pâle marquant fin à cette nuit : c’était l’aube. Le début, peut être le début de la fin, qui sait ?

« Et maintenant, qu’est ce qu’on fait ? On va attendre que vos deux amis arrivent ou alors on va seulement continuer de se regarder ainsi pendant quelques temps, en soi ça ne me gène pas, je vois rarement le visage des personnes autour de moi. – Ayame l’anbu, c’était celle là qui avait refait surface, elle continua de regarder le garçon, un gamin en réalité, maintenant qu’elle y pensait, la quinzaine, peut être un peu moins. Elle s’étira, sa nuit s’était faite courte, à présent, elle retrouvait toute la personnalité qu’elle avait développé en tant qu’actrice de l’ombre, il ne faut pas croire que lorsqu’on est anbu on en s’amuse pas, au contraire, jouant des mèches frontales beaucoup trop longues, elle finit par s’adosser à un os sorti du sol, la tête posée sur ses genoux, une main sur chaque joue, Ayame l’anbu, ils avaient fait ressortir en elle tout ce qu’il y a de plus atroce, un masque, c’était ce qu’elle portait, sans qu’il soit matérialisé pour autant, un masque cachant un monstre, un vrai. – J’aurais dû manger avant de venir, enfaite, ça vous a pris comme ça, de tuer tout le monde ? C’est vrai, y’a des jours comme ça, où on s’ennuie tellement. »

Puis elle se tut, elle était encore dans un état relativement stable, lorsqu’elle allait finalement changer d’état, lorsque l’instabilité sera déclarée, à ce moment là, elle ne pourra pas plus rien pour eux, car dans cet état elle, elle était dangereuse même pour elle, se faisant intérieurement peur, c’est une des raisons de sa sortie de chez les anbu. Quand on est trop dangereux dans une fonction donnée, il vaut mieux s’en éloigner, d’où le post de Kazekage qu’on lui a proposé, presque imposé, elle pensait pouvoir sortir de cet état, mais l’appel de son village ‘natal’ avait réveillé la guerrière qui sommeillait en elle. La victoire et la vie, ou la défaite et la mort, un dilemme, un challenge, un défi qu’elle allait une nouvelle fois relevé…
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Sanosuke Sagaara
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MessageSujet: Re: [Lieu] Village d'Habanu   Ven 30 Mai - 17:35

La petite fille cessa de rire, cessa de sourire, son regard se fit inquisiteur et froid, il se posa sur Ayame comme on pose une arme sur la tempe d'un homme. De son visage la joie disparut et laissa place à l'impassibilité de son créateur, Sanosuke, le regard de la jeune fille bien que dénué de Byakugan avait une bonne valeur analytique et si l'anbu y faisait attention elle pourrait sentir, ce regard, si perçant. Mais l'anbu s'assied, sous le regard presque étonné de la petite fille, elle n'as pas peur. Confiance exacerbé ou véritable maitrise de soi ? L'aube se lève sur un jour nouveau, son éclat encore timide ne semble pas encore prêt à laver les pêchés des exécuteurs d'Habanu... La petite fille ne trottine plus, la gaieté la abandonné, soufflé par le vent qui balaye la grand place en proie au vide et à cet étrange aura de sang. Il y'a eu des morts à Habanu, mais y'en aura-il encore ? Elle s'assied, face à la Kazekage qu'elle prend pour Anbu, mais le titre ici n'est rien, la gamine sait ce que vaux l'anbu face à elle, elle sait que si tout continu il y'aurais trois autres morts à Habanu. Le vent s'intensifie et irrite les oreilles des personnes qui en sont exposé. Le regard de la petite fille se pose sur les mèches argentés de l'anbu qui virevolte par dessus son masque d'impassibilité qui recouvre un monstre.

" Votre aura est intéressant, Anbu-sama, j'ai l'impression de pouvoir le palper de là où je me trouve réellement. Je suis vraiment très impressionné, ne me reprochez pas ma prudence mais je ne m'approcherais pas de vous, du moins pas de suite. Votre attente risque d'être longue si vous tenez à tout prix à tous nous voir. Voyez-vous, les habitants de ce village ne sont pas tous morts, si cela peut vous redonner un quelconque espoir. Je ne sais pas vraiment à quoi vous jouer, mais vous n'êtes pas vous même, je n'aime pas vraiment ça. Avez-vous peur de vous extérioriser ? de craquer ? de pleurer ? Et arrêtez d'appuyer votre tête là, vous risquiez de mourir bêtement... Enfin, je ne connais pas beaucoup de morts intelligentes... Cela peut vous sembler lâche, mais je ne compte pas mourir aujourd'hui, pas avant d'avoir vu le soleil se coucher. Nous sommes comme vous, Anbu-sama, de fidèles serviteurs de notre pays, nous allons là où nos chefs nous guident et nous exécutons... Cette fois-ci ce fut des hommes. Ne vous mèprenez pas à notre sujet, nous n'implorons pas votre pitié, ni même de la compassion, si vous êtes venu ici c'est pour nous tuer, je me trompe ? Il ne serait que juste pour nous de mourir. Sachez que nous sommes prêt à nous battre le plus dignement que nous puissions pour que votre vengeance soit apaisé, par notre mort ou la votre. "

A prèsent la petite fille parle, comme parlerait son créateur, sans émotion, le regard froid, elle semble même être devenue plus pâle. Son regard plonger dans celui d'Ayame elle attend, elle attend la réponse, celle qui scelleras peut être l'existence de son maître, caché quelques dizaines de mètres plus loin.

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MessageSujet: Re: [Lieu] Village d'Habanu   Mar 3 Juin - 18:54

Provocation gratuite de part et d'autre, une sorte de round d'observation étrange, comme un rituel auquel se livrerait deux coqs avant de combattre. Le jeune Kogare ne comprenait pas le moins du monde l'intérêt d'une telle séance d'enfantillages, mais les deux qui l'accompagnaient étaient plus expérimentés que lui, et il ne faisait aucun doute à son sens qu'ils savaient parfaitement ce qu'il convenait de faire dans la situation actuelle. Il se contentait donc d'observer aux aguets, et il prenait garde de ne pas interférer avant d'en avoir reçu l'ordre explicite. Il aurait pu engager le combat de sa position, plutôt favorable, et tester les réactions de la jeune femme, après tout, les deux présents étaient là pour cela et rien d'autre. Emmagasiner l'information, compiler les données, pour définir la stratégie la plus appropriée, et la plus susceptible de les mener à la victoire. Il savait que Sanosuke, tout comme lui, ne jetterait pas toutes ses forces dans la bataille dès l'entame. Le Kaguya se chargerait de mener l'assaut initial au moment opportun, et ses compères enchaîneraient.

Hyou leva une patte, dans un silence pesant, et il la reposa quelques centimètres plus loin. Ouvrant la gueule et abaissant volontairement son centre de gravité, il ressemblait à une bête sauvage à l'affût, prêt à bondir sur la gazelle qu'il venait de prendre pour cible. Curieuse analogie, si proche, et pourtant si éloignée. La gazelle n'était peut-être pas la proie au fond, mais plutôt le prédateur. Elle dégageait une aura impressionnante, et son sang-froid dans pareille situation ne pouvait laisser de doutes sur son identité. Il s'agissait là d'une anbu de Suna, ce ne pouvait être autrement. Pourtant, elle ne portait pas de masque, et comme pour souligner encore la vague de mystère qui l'entourait, elle n'avait pas d'arme sur elle, et sa cape ne ressemblait à rien à une tenue de combat. Il était peu probable qu'elle puisse se battre vêtue ainsi. Tout au moins, si elle souhaitait se donner à fond.

Les pattes antérieures de Yamori s'ouvrirent alors qu'il se mettait en position debout, sa queue frétillant doucement, autant pour traduire l'impatience du manipulateur de l'agame, que pour lui servir de balancier. Les mouvements étaient fluides et inaudibles compte tenu de la direction du vent, qui venait dans le sens contraire. Elle ne pourrait pas déceler sa présence avant qu'il ne sorte lui-même de sa cachette, même si le fait qu'elle ait déterminé la présence de trois chakras distincts laissait à penser qu'elle maîtrisait des capacités plutôt rares. L'adversaire était de taille, mais pour mener à bien leur mission, les trois n'avaient d'autres choix que de franchir ce nouvel obstacle. Enclenchant une munition dans le lanceur, Nega mit au point rapidement la tactique qu'il emploierait en première phase d'affrontement, pour analyser le comportement de cette ennemie.

Il était prêt, il n'attendait plus qu'un signe pour engager les hostilités...



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Kamen -Kitari- Hone
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MessageSujet: Re: [Lieu] Village d'Habanu   Mer 4 Juin - 5:31

J'écoutais la petite fille parler. Nega était toujours caché, je ne jetait même pas un coup d'oeil vers lui, il ne fallait pas trahir sa présence. J'observais les différentes manies de notre ennemie. Rien ne trahissait une quelconque anxiété, pour le moment.

-Pardon madame, mon ami ne vous a pas vraiment répondu. Nous cherchions une seule personne de ce village pour notre mission ... Mais faute d'avoir une description de cette personne, il a fallu tuer tout le monde ... On a du l'avoir maintenant. Nos Kages respectifs seront contents.

Le doute venait d'arriver. Nous étions de villages différents ? Apparemment oui. Rien ne devait être laissé au hasard dans nos discours. Elle ne pouvait pas analyser chacun de nos visages pour comprendre si nous mentions ou pas ... Surtout que le mien était caché par un Masque, celui de Nega était caché dans l'obscurité, quand à Sanosuke ... Il était là sans y être. Nous étions tous en place pour lancer l'offensive. Nega était éparpillé. C'était encore mieux ...

-Si vous souhaitez allez parler de ça à votre Kazekage, nous serons obligé de vous faire subir le même sort qu'au reste du village. Après une nuit comme ça, soyez sur qu'autant que nous sommes, nous sommes prêts ... Même si Talin n'est toujours pas là. Nyu, tu peux aller le chercher s'il te plaît ? Tel que je le connais, il s'amuse avec un cadavre et il n'est pas prêt de le lâcher. Il n'a jamais vu de Sunaiens ... Alors forcemment, il est intrigué.

Mon message était lourd de sous entendus, autant pour Nega, que pour Sanosuke, et même pour cette femme face à nous. Ma phrase signifiait à Nega que pour le moment il devrait rester caché. Pour Sanosuke qu'il devait couvrir plus de terrain avant l'assaut, et pour la femme qu'une personne était encore avec nous, une quatrième aura qu'elle ne détectait pas ... De quoi la mettre sur ses gardes. Elle ferait attention à nous, mais aussi au reste du décor en attendant un dernier ennemi. Elle allait vraiment avoir du soucis à se faire. Surtout lorsque l'un des habitants de ce village était en danger ... En grand danger, et surtout bien humilié. Être dépecé sur son propre lit devait être horrible ... Et c'était cette vision que la Kunoichi allait devoir combattre pendant qu'elle nous affrontait. Personne n'aurait pu échapper à une pensée de ce genre. Vraiment personne ... Sauf peut être quelqu'un d'inhumain comme Sanosuke ou moi ... Mais bon, elle semblait plus sensible que nous deux.
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MessageSujet: Re: [Lieu] Village d'Habanu   

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[Lieu] Village d'Habanu
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