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 [Magasin de marionnettes] Pantins Kogare

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Kogare Nega
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MessageSujet: [Magasin de marionnettes] Pantins Kogare   Sam 21 Juin - 12:12

L’idée avait germé en lui, alors qu’il parcourait les rues d’Iwa, découvrant de nouveaux chantiers à chaque coin de rue. Il mettait bien souvent la main à la pâte, donnant de son temps et de son énergie pour aider à faire pousser le magnifique village qui devenait peu à peu le sien. A chaque fois, il demandait ce qu’il y aurait ici, et s’il pouvait aider. A force, il avait repéré les commerces principaux, les lieux qui seraient utiles comme ceux où il ne mettrait jamais les pieds. Et surtout, il avait vu une faille, quelque chose qu’il cherchait et qu’il ne put trouver. Au début, cela lui avait causé une certaine déception. Cela lui semblait impensable qu’une ville comme Kumo n’ait pas son magasin de marionnette, et pourtant, il s’était renseigné, et la sentence était tombée. Personne ne pratiquait cet art-là, ou tout au moins publiquement. Alors même s’il prenait l’idée à un fou d’ouvrir une échoppe pour vendre ses créations, il n’aurait pas de clients. En somme, c’était peine perdue, et il lui faudrait se débrouiller autrement. Le Kogare avait ruminé ces informations pendant deux jours, avant de se dire qu’il n’avait d’autre choix que se prendre en main, et mettre sur pied ce qu’il cherchait, s’il voulait tant le trouver. Un nouveau tour de la ville fut nécessaire pour trouver le lieu idéal. Un terrain plat, en périphérie, avec une grande pelouse. Déjà, il voyait le plan de sa future échoppe.

Celle-ci serait en deux parties, la boutique en elle-même et l’atelier. La boutique ferait une trentaine de mètres carrés, les pantins seraient accrochés au mur derrière un grand bar en bois, servant de guichet. Deux portes seraient présentes dans cette pièce accessible aux clients. L’une d’elles était la porte d’entrée, qui donnait sur la rue, l’autre donnerait sur la pelouse. La taille de celle-ci serait un atout considérable pour la boutique, puisqu’elle permettrait de faire essayer la marchandise aux clients désireux de tester avant d’acheter. Derrière le guichet, la partie réservée au vendeur, avec là aussi, deux portes, l’une donnant sur l’atelier derrière, et l’autre sur le côté qui permettait de rejoindre le client dans le jardin pour assister aux essais et faire les commentaires de connaisseur qui s’imposaient. Lui dire que telle ou telle marionnette semblait vraiment faite pour lui. D’un coup, Nega eut un gros doute, il ne se voyait pas du tout faire ça. Il fallait parler, et ce n’était pas là son point fort. Il lui faudrait probablement trouver quelqu’un d’autre pour tenir la boutique, certainement un étudiant sans le sou. Lui s’occuperait des soucis administratifs, et surtout il passerait son temps dans l’atelier. Il n’était pas assez compétent pour l’instant pour fabriquer ses propres pantins, mais il ferait le nécessaire pour apprendre rapidement. Et d’ici là, il ferait du négoce de matériaux et de marionnettes étrangères. La marge serait bien plus minime qu’en les fabriquant lui-même, mais si ce qu’il avait entendu était vrai, il n’aurait de toutes façons que bien peu de clients.

Lorsqu’il annonça son intention aux nombreux shinobis ouvriers qui travaillaient à la croissance de Kumo, un sourire tout désolé aux lèvres, tellement il rechignait à demander de l’aide, ceux-là commencèrent par rire. Ils ne voyaient pas trop l’utilité du lieu, mais à bien y réfléchir, ils voulaient tous que Kumo soit le plus grand et le plus beau des villages cachés, et cela pouvait y concourir à sa façon. En outre, ils avaient aidé tout le monde, c’était là le sacro-saint principe de solidarité, et ils n’en démordraient pas. C’était l’esprit de Kumo. Chacun y avait sa place, même le gamin timide qui voulait faire le commerce des pantins de bois. Nega ne disposa bien entendu pas du même effectif pléthorique qu’Ipokanatsu pour son armurerie, mais ce furent une bonne trentaine de shinobis qui lui vinrent en aide. Les utilisateurs de doton creusèrent le sol pour mettre en place les fondations en rien de temps, la construction n’était pas immense, et très simplement conçue. Ils élevèrent de grandes parois de terres, les quatre murs extérieurs, ainsi que la cloison qui délimitait l’atelier et la boutique. Chaque paroi eut ensuite droit à son traitement spécial. Pour les murs extérieurs, les hommes ajoutèrent une couche de bois après un interstice de quelques millimètres pour servir d’isolant, et ils montèrent de grands murs de briques, le long des parois en bois. A l’intérieur, les maçons se chargèrent de disposer une couche de plâtre de plusieurs centimètres sur chaque cloison. Le reste de l’intérieur serait pour plus tard. Nega fracassa lui-même l’ouverture dans le mur intérieur, celle qui servirait à placer la porte entre boutique et atelier. A l’aide d’un maillet énorme, il donna de grands coups, d’abord sans succès. Puis utilisant son raiton no mai, il fragilisa le mur à l’endroit où il cognait. Et d’un coup cela fut nettement plus aisé. Un shinobi du cru lui fila un coup de main pour les finitions, et ils laissèrent le trou béant au milieu pas encore totalement déblayé. Ce serait pour après.

La suite était le toit. Les shinobis firent de grandes démonstrations de kinobori lorsqu’il s’agit monter là-haut. Le premier obstacle était de tailler les murs en triangle pour pouvoir poser le toit. En effet, le doton doryuu créait des barrières rectangulaires, ne laissant que peu de place à la création artistique. Les ninjas se mirent donc en devoir de démolir les parties en trop. Les utilisateurs de raiton, nombreux à Kumo fragilisèrent la roche, comme l’avait fait Nega en bas, puis ils retirèrent ce qu’il y avait en trop. On éleva alors trois grands piliers porteurs en bois, disposés en triangle équilatéral dans le bâtiment. Deux d’entre eux étaient situés dans la boutique sur les côtés de ce qui serait le comptoir, et le dernier serait au centre de l’atelier. Nega choisit lui-même leur emplacement respectif, voyant déjà comment agencer l’échoppe pour que cela ne gêne pas les clients. Les kumoïens placèrent alors de grandes traverses de bois, pour soutenir le futur toit, en s’appuyant sur les murs et sur les piliers qu’ils avaient montés. Le toit serait fait d’ardoises locales. Aucun couvreur de métier n’était disponible, et ce furent donc des amateurs éclairés qui montèrent pour aller les disposer, ce qui provoqua un peu de casse, le métier n’étant pas à la portée du premier venu. Nega fit un tabac dans cet exercice. Au lieu d’utiliser ses mains qui ne seraient jamais réputées pour leur grande adresse, il avait choisi de se servir de fils de chakra. Son yugutsu lui permettait de déplacer les ardoises avec vitesse et précision. Il les déposait prestement et ses fils partaient à toute allure chercher la suivante, comme si la méthode était orthodoxe et classique pour ce genre de travaux. Grâce aux efforts du futur propriétaire, la toiture fut rapidement achevée. Ce qui mettait fin au gros-œuvre, ne restait plus que l’intérieur.

Pour les finitions, seulement une dizaine d’entre eux resta, les autres retournant sur d’autres chantiers. Par chance, le jounin d’affinité mokuton et deux menuisiers étaient restés. Ils se révéleraient tous trois fort utiles. Les ouvriers vidèrent l’intérieur de la maison de tous les gravats tombés lors de l’une ou l’autre des opérations de démolition de mur de terre. Il n’y avait qu’un rez-de-chaussée, pas d’étage. Le parquet serait en bois, comme la grande majorité du mobilier, seul un gros poêlon ferait exception. Le comptoir fut monté en deux temps trois mouvements, ainsi que l’établi qui lui servirait à travailler au fond de son atelier. Deux des shinobis s’était mis à peindre les murs dans des tons ocres s’alliant parfaitement avec la couleur du bois choisi pour les meubles. Quelques chaises et une table avaient pris place dans l’atelier non loin de l’établi. On ajouta également quelques crochets dans la boutique pour pouvoir suspendre les marchandises en démonstration.

Tout avait été géré de main de maître, si bien qu’au final, la construction qui avait débuté le matin s’était achevée le lendemain soir, sans le moindre accroc. Nega remercia chacun des ouvriers qui avait aidé, en s’inclinant, et en lui promettant une petite ristourne s’il souhaitait acquérir une marionnette, ce à quoi ils avaient tous rigolé et souhaité bon courage au gosse. Nega rentra, les pantins Kogare venaient d’ouvrir !

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Dernière édition par Kogare Nega le Sam 21 Juin - 12:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Magasin de marionnettes] Pantins Kogare   Sam 21 Juin - 12:21

Marchandise en stock, destinée à la vente :

> 1 Neo : pantin classique de niveau 1
Spoiler:
 

> 1 Kite : Pantin volant de niveau 2
Spoiler:
 

> 1 Musclor : exosquelette de niveau 2
Spoiler:
 

> 1 Panzer : pantin armure de niveau 2
Spoiler:
 

> 0 Bigfoot : pantin classique de niveau 3 Stock épuisé
Spoiler:
 

> 1 Choûto : pantin classique de niveau 3
Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: [Magasin de marionnettes] Pantins Kogare   Sam 21 Juin - 12:24

[Suite au crash, les deux posts suivants étaient encore en attente de verdict]




Il avait l'impression d'avoir progressé ces derniers temps, dans le domaine de la création de marionnettes, mais pourtant, il continuait à échouer régulièrement, lorsqu'il tentait des créations un peu trop ardues. D'un autre côté, il avait appris à accepter ce risque, à le côtoyer en permanence. Et si les premières oeuvres ratées avaient été vécues comme autant d'échecs personnels, révélant qu'il était indigne de se faire appeler marchand ou concepteur de pantin, il avait maintenant acquis le recul nécessaire pour comprendre que chaque fois que cela se produisait, il en tirait des enseignements, et devenait un meilleur fabricant de marionnette. Cela faisait partie de toute évolution, même s'il devait avouer qu'il préférait de loin réussir, et qu'il avait un pincement au coeur à chaque fois que cela se terminait ainsi. C’était exactement ce qui s’était produit lorsque Kokkaku s’était brisé en mille morceaux, révélant la faiblesse structurelle de la création Kogare. Le fait de vouloir réaliser un exosquelette suffisamment fin pour ne pas gêner les mouvements de son utilisateur, voilà ce qui causait souci. Le moindre grain de sable dans un engrenage et c’en était fini, on ne pouvait se contenter d’une approximation, seule la perfection permettrait d’atteindre ce niveau-là. Et visiblement, ce n’avait pas été le cas lors de cette tentative, il avait manqué quelque chose. Avant de recommencer quelque création ratée que ce soit, il était nécessaire de réfléchir aux causes et aux implications de son échec, à ses tenants et à ses aboutissants. Une analyse en profondeur des causes racines permettait seule de remédier aux problèmes et de corriger le tir. L’autre solution consistait à modifier du tout au tout la méthode employée, juste faire différemment pour tenter autre chose. Une méthode plutôt empirique au fond, et le côté rationnel et analytique de Nega le poussait plus vers la première option. C’était d’ailleurs la raison pour laquelle il se trouvait assis devant son établi, dans l’atelier, en train d’étudier en détail les plans qu’il avait fait pour Kokkaku

Il soulignait les cotes dont il n’était pas certain, il entourait les zones à risque, et expertisait les pièces qu’il avait récupérées sur l’exosquelette brisé. Trouver comment elles avaient rompu, où était le défaut, dans la matière ou bien dans la conception d’une articulation. Le sens dans lequel le bois était coupé avait également son rôle à jouer. Et le Kogare étudiait donc de près les effets de cisaillements, cherchant à recréer certaines des défaillances, par de simples simulations, qui lui permettaient de dimensionner différemment les organes en défaut, ou bien revoir la conception de la liaison, pour lui laisser une liberté supplémentaire et ainsi éviter les contraintes trop importantes qui avaient eu raison de Kokkaku premier du nom. A chaque prototypage correspondait un nouveau croquis, avec une multitude d’annotations issues de l’expérimentation. Lorsque celles-ci se révélaient concluantes, elles amenaient de légères modifications du plan d’origine de l’exosquelette. Nega prenait son temps, ne se pressant d’aucune façon. Il était nécessaire de bien étudier le tout pour éviter de chuter sur le seul élément qu’on avait laissé de côté, persuadé qu’il n’avait pas d’impact. L’étude était rigoureuse et méthodique. En se basant sur les plans, il contrôlait chaque pièce et chaque liaison, mettant une petite croix pour indiquer lorsque c’était fait. Ainsi, avant de mettre la feuille de côté, il vérifiait deux fois qu’il avait bien repris l’ensemble des données, et tout checker comme il se devait. Ce mode de fonctionnement demandait beaucoup de temps, énormément de patience, et une minutie de tous les instants. Qualités que le jeune Kogare possédait. Il était dans un autre monde, quand il se trouvait dans son atelier. Il était seul, isolé du reste, et l’environnement extérieur n’avait aucune prise sur lui. Il pouvait rester trois jours entiers s’il le fallait, sans manger ni dormir, sans sortir de cet atelier. S’il pensait devoir le faire, il n’hésitait pas. Les seules choses qui pouvaient le bousculer dans ces cas-là étaient un client ou bien une mission en urgence. Dans ces deux cas, il savait qu’il devait respecter la priorité.

Une fois son analyse terminée, il en découla plusieurs plans modifiés, avec de légères améliorations sur certains éléments, des trucs presque négligeable, qui ne tenaient vraiment qu’à cette atteinte souhaitée de la perfection, ainsi que deux défauts majeurs de conception. Une fois ceux-ci corrigés, il fallait également veiller à la qualité du bois, puisque l’une des causes était aussi un des renforts qui présentait une non-conformité. Il en ferait part au bûcheron qui était son fournisseur. Non pas pour essayer de récupérer des sous, ou de lui mettre la pression, mais juste pour lui signaler qu’il ne pouvait pas utiliser pareil matériau, et que le tri devrait être un peu plus sélectif à l’avenir. Le garçon avait de bons rapports avec le bûcheron, il payait toujours à temps, et ne cherchait pas à augmenter les délais, et négocier des escomptes et des ristournes en permanence comme la plupart des clients qu’il avait. Le Kogare irait donc le voir le lendemain pour lui faire part de son constat, avec la pièce incriminée, ainsi qu’une identique qu’il avait repérée dans son stock.

Entre temps, il pouvait retenter le coup, et c’était là son intention. Ne jamais rester sur un échec. Il possédait ce gène du marionnettiste, celui que lui avait légué son grand-père, et il aimait plus que tout prendre son marteau, son burin, et le rabot, pour sculpter dans un rondin de bois. Il s’attela donc à reprendre ses atouts, choisissant soigneusement les matériaux qu’il utiliserait cette fois-ci, et dessinant à plusieurs reprises les modifications majeures qu’il avait définies. Il n’était pas question de se planter à nouveau, cette fois-ci, tout devait être parfait. Il les déposa au sol, et commença à prendre les premières pour les installer sur l’établi, juste à côté de ses outils. Plusieurs heures avaient été nécessaires pour l’analyse, et il en faudrait au moins autant pour la deuxième construction. Rien n’était simple, et même ce qui avait été réussi avec brio la première fois devait être refait avec le même talent la seconde fois. C’était toute la difficulté, ne pas se concentrer uniquement sur ce qui avait foiré, mais rester en état d’alerte tout au long de la fabrication de l’exosquelette deuxième édition. Il y passa le reste de sa journée jusque tard dans la nuit, taillant, soudant, rivetant, vissant, et testant sans cesse, recommençant lorsque cela s’avérait nécessaire. Lorsqu’il eut enfin terminé, il l’enfila avec précaution pour voir si ses conclusions étaient correctes…








Citation :

Kokkaku - Exosquelette niveau 3
Un exosquelette fin, qui ne gêne absolument pas les mouvements du shinobi. Cependant, il reste un modèle plutôt fragile.
DA : 10 || PV : 30 || slots : 100
Nécessite : Yugutsu niveau 3 / Maitrise du chakra niveau 3



[Hrp : 189 ryos dépensés pour les matériaux. Destiné à l’inventaire de Nega. En attente de verdict.]

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MessageSujet: Re: [Magasin de marionnettes] Pantins Kogare   Sam 21 Juin - 12:25

En se levant ce matin là, il avait eu comme une révélation. Un rêve peut-être, qui aurait survécu à la fin de sa nuit. Il savait exactement ce qu’il avait à faire. Il ne courut pas pour autant. La précipitation n’amenait généralement rien de bon. Il était préférable de faire bien du premier coup, plutôt que se jeter partout, et au final, devoir recommencer. C’était là l’une des leçons qu’il avait acquise de ses nombreuses expériences de création de marionnettes. Il fit donc route tranquillement, jusqu’au magasin, en prenant soin de ne rien oublier, de tout graver dans sa mémoire, tant que ce n’était pas noté de façon rigoureuse sur un plan de détail. Il avait envisagé un instant de faire les croquis à la maison, avant de partir pour l’atelier, mais au fond, il savait qu’il ne dessinait jamais aussi bien qu’assis devant son établi, dans l’arrière-boutique de son magasin. Il avait pénétré dans son antre, l’air de rien, et retourné la pancarte à l’entrée pour signaler que l’échoppe était ouverte. Les clients n’étaient pas légion, mais il faisait des efforts pour les satisfaire de son mieux, et mine de rien, ceux qui étaient venus une fois, revenaient presque toujours. La seule exception notable était la vieille grand-mère, celle qui l’avait trahi, l’embarquant lui et ses deux coéquipiers dans un traquenard. En un sens, elle avait raison de ne pas revenir, cela se serait mal passé, à priori. En tout cas, il y aurait eu de quoi.

Nega avait replacé le bras d’un de ses pantins d’exposition, pour qu’il ait meilleure allure dans la vitrine, il avait fait un bref inventaire, comme chaque matin, pour s’assurer qu’il avait tout le matériel disponible pour une éventuelle réparation d’urgence, et que rien n’avait disparu pendant son absence. Voler le chuunin serait vraiment une preuve de stupidité, mais on ne savait jamais. Parfois, les gens avaient de drôles d’idées. Une fois le rituel achevé, il franchit la porte de l’atelier, la laissant ouverte au cas où un visiteur viendrait troubler son ouvrage. S’il était là pour acheter une marionnette, ce serait probablement avec plaisir que le Kogare l’accueillerait. Il s’était fait une petite réputation, même si ce n’était qu’au niveau local. Mais celle-ci était bonne, et somme toute justifiée. Les pantins Kogare, des pantins de qualité.

Les crayons de bois avaient volé jusqu’à son pupitre, et il se saisit de l’un d’entre eux qu’il mâchouilla un petit moment avant de tracer la première ligne de son fléau apocalyptique, Mokushi le cyclope. Il le dessina dans toute sa splendeur, en perspective cavalière, immense, massif, terrifiant, et armé de son gourdin destructeur. Un visage anguleux, et une crête façon punk sur le sommet de son crâne, un seul œil grand et circulaire, des bras immenses et cette arme aussi imposante que contondante. Elle avait un petit air de rouleau à pâtisserie qui n’aurait eu qu’une seule poignée, la seule différence résidant dans le fait qu’elle s’évasait au fur et à mesure qu’on se rapprochait de l’extrémité. La marionnette serait comme son modèle imaginaire, immense, robuste, et terriblement puissante. On la prendrait certainement pour une brute sans cervelle et un peu pataude, mais manœuvrée par le Kogare, elle se révélerait d’une rapidité et d’une ruse impressionnantes. Un combattant redoutable que la plupart auraient intérêt à éviter. Il pourrait le porter d’une main ou de l’autre, ce qui lui donnerait un avantage certain, la poigné était même suffisamment grande pour qu’il le prenne à deux mains, si besoin était de donner un coup encore plus monstrueux. A réserver aux grandes occasions.

Une fois satisfait de cette première ébauche, le Kogare se mit à détailler les diverses parties de son nouveau pantin. Autant de plans de détail qu’il y avait de membres, et de liaisons. Ce ne fut qu’une fois cette étape menée à son terme qu’il commença à trier le matériel, choisissant ce qu’il souhaitait. Il lui fallait d’abord d’énormes rondins de bois bien solide pour sculpter le torse, le gourdin, et les membres. Pour les liaisons, il n’y avait rien de sorcier, cela serait globalement très proche d’une anatomie humaine. Il fallait juste dimensionner correctement, pour supporter les poids importants induits par la morphologie de colosse qu’il avait décidé de lui donner. Il serait plus impressionnant encore que le bigfoot, ce serait peut-être bien le chef d’œuvre de sa collection, à moins que le prochain ne le surpasse à nouveau. En un sens, il serait logique qu’il progresse à chaque fois qu’il créait un nouveau pantin, et qu’il trouve toujours plus d’idées, toujours plus dévastatrices.

Armé de ses ustensiles de tailleur de bois, il s’attaqua à la partie sculpture, enlevant les copeaux de bois superflus avec minutie, sans chercher à se presser. Il avait cette capacité rare chez l’être humain que de maîtriser son impatience, sans trop de difficultés. Il prenait les choses comme elles venaient et ne cherchait pas à les précipiter. Il avait déjà vu ce qui arrivait lorsque cela se produisait, et le souvenir qu’il en avait gardé l’avait en quelque sorte immunisé contre ce genre de pratique, peut-être pas à vie, mais il l’avait vacciné pour quelques années. Le torse prit forme, et les bras vinrent se greffer. Il prit bien soin des mains et du système de préhension, sachant qu’il s’agissait là d’un élément primordial. Il s’était foiré à plusieurs reprises sur des créatures humanoïdes armées, et cette fois, il comptait bien se démontrer qu’il avait franchi un cap, et qu’il était à même de vaincre ses vieux démons, d’affronter ses bêtes noires, et d’en sortir vainqueur.

C’est avec cet esprit presque revanchard qu’il s’était lancé dans la fabrication, y mettant tout son cœur, et toute sa rigueur. Il faisait les choses petit à petit, l’une après l’autre, sans jamais brûler d’étapes. Il ne savait que trop bien où cela l’aurait conduit. La taille de l’arme contondante lui prit plus d’une heure, il la voulait parfaite. Et il en prit une autre pour évider une fente à l’intérieur, juste de quoi glisser une lame qui ferait du hochet géant un jouet mortel. Il installa également plusieurs lanceurs de projectile à l’intérieur de la bouche, et au niveau des épaules du colosse antique. Pour achever son œuvre, il ajouta une petite nouveauté de son cru, pour s’assurer que l’ennemi ne chercherait pas à fuir trop loin. Il lança un yugutsu, et se mit en tête d’aller tester son nouveau compagnon d’armes dans le jardin.










Citation :
Mokushi : pantin classique de niveau 4
DA : 30 PV : 150 – slots : 550 - Nécessite : Yugutsu niveau 4 - dispose de 300 slots

- Element majeur – Bois


- Description – Cyclope

Mokushi est un pantin de bois, de morphologie humanoïde, mais en version colossale. Il mesure ainsi plus de deux mètres, et en tant que cyclope, il ne possède qu’un seul œil, au milieu du visage. Il possède un visage anguleux et une crête façon punk sur le sommet de son crâne, son œil unique est grand et circulaire, ses bras sont immenses.Ce qui en fait une créature assez effrayante.


- Pièges et particularités

* Mokushi est armé d’un gourdin de bois qui fait plus d’un mètre de long, et quarante centimètres de diamètre. Il peut le manier avec une main ou l’autre, voire les deux, auquel cas, il augmente encore la puissance du coup donné.
* Le gourdin possède une lame de katana rétractable qui sort dans son axe. La lame fait un mètre de long, et se révèle aussi tranchante qu’effilée. => 50 slots
* Dans sa tête, Mokushi dispose d’un lanceur de shuriken à répétition, et de deux fioles de poison, pour les rendre plus dangereux encore. 2 x 3 slots de poison et 48 shurikens => 54 slots
* Dans son torse, au niveau des épaules, sont placés deux lanceurs de kunaïs explosifs. Chacun d’eux peut lancer dix kunaïs. Ceux de droite sont équipés de notes explosives majeures, ceux de gauche de notes explosives normales. 20 x (3 par kunaï + 2 par note) => 100 slots
* Sa crête est tranchante, et il l’utilise parfois comme arme lorsqu’il se retrouve au corps à corps. Son coup de tête devient alors particulièrement redoutable.
* A l’intérieur de son buste se trouvent également trois petits harpons, qu’il dirige sur l’ennemi. Ceux-ci disposent d’une tête rétractable. Lorsqu’ils s’enfoncent dans leur cible, un simple coup sec sur le filin qui les retient, et le mécanisme se déclenche, écartant les ailettes situées sur la pointe. Il devient ainsi quasiment impossible de le retirer, sans faire d’énormes dégâts. Les filins portent à six mètres. Un mécanisme permet de rembobiner les filins, et donc de ramener l’adversaire vers le cyclope, ou bien de tout arracher sur son passage, si la cible est bloquée pour une raison ou une autre. 18 m de filin x 2 slots + 3 harpons x 20 slots => 96 slots




[hrp]Pour le prix : 315 ryos. En attente du verdict. [/hrp]

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