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| | [Habitation] Demeure des Sarutobi | |
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Matsuto Hyûga Genin de Konoha


Age : 24 Inscrit le : 03 Avr 2008 Messages : 257 Feuille de personnage PV:
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 | Sujet: Re: [Habitation] Demeure des Sarutobi Sam 12 Avr - 14:52 | |
| "Oh Matsuto-kun, tu fais ce que tu veux, mais il est hors de question que je fasse ça, jamais, jamais, jamais. C'est pas possible, nan, nan, nan. T'es pas dingue, toi, en fait ? Se déguiser en animal qui pue, qu'est moche, et qui fait des misères à tout le monde, nan, jamais. Tu n'as pas honte de me proposer ça ? Ou alors t'as un plan encore plus stupide et moins efficace en stock ?" Matsuto se mit à rire intérieurement en entendant la réponse de son camarade; il était évident qu'il n'aurait jamais accepté un tel plan cependant cela l'avait amusé de lui proposer et de voir sa réaction. "Bon on se le fait ce chat. Comme on a dit. Tu l'approches, et tu le rabats vers moi, et ensuite on le prend en sandwich, et on l'attrape." "Ok, j'y vais!" Ils se séparèrent et Matsuto vit Hekema repérer un coin idéal pour le fameux troisième R du plan. Quant à lui, Matsuto començait son contournement tactique. Cependant, il aurait besoin d'aide pour pouvoir rabattre le chat dans la direction voulue. "Bunshin no Jutsu" Hop, avec ce clone, ça serait beaucoup plus simple. Discrètement, ils se déployèrent. La zone où le chat se situait était maintenant sous contrôle et les sorties étaient limitées. L'une d'entre elles était mise en avant pour permettre au chat de s'y engoufrer et de se diriger vers la position du Sarutobi. *Ca y est! tout est fin prêt.Go!* Matsuto et son clone sortirent de leur cachette surprenant le chat dans une sieste lassive. Sur ses gardes malgré tout, il détala dans la direction prévue. Il n'avait pas eu le temps de réfléchir et avait détalé dans par la seule issue qui n'était pas gardée. Matsuto put alors dissiper son clone et le poursuivre tout en resserrant l'étau doucement derrière lui. *Phase 2 entamée...* "Prépare toi Hekema kun, il arrive et m'a l'air survolté!" |
|  | | Sarutobi Hekema Genin de Konoha


Inscrit le : 04 Jan 2008 Messages : 198
 | Sujet: Re: [Habitation] Demeure des Sarutobi Sam 12 Avr - 15:39 | |
| Le Hyûga avait rempli sa part du contrat, en usant habilement d'un clone illusoire, il avait dirigé l'animal droit sur le traquenard. Au dernier moment, Hekema se releva et lui courut dessus, ce qui obligea la bête à prendre la seule issue possible, descendre dans l'impasse. Le Sarutobi dévala le mur de la maison sur laquelle ils étaient, pour coincer le matou rouquin entre lui et le bout de l'impasse. Matsuto-kun était juste derrière lui. Il tomba juste devant le chat, qui ne comprenait que trop bien ce qui arrivait, mais la maudite créature n'avait aucune intention de se laisser faire. A la manière d'un shinobi, elle sauta contre la paroi et évita la tentative d'Hekema pour l'attraper en se propulsant contre le mur. Le genin n'avait pas dit son dernier mot, et, se tournant avec une vivacité incroyable, il plongea pour le capturer. Il visait le ventre du félin, mais ne réussit à atteindre que la queue, dont il se saisit fermement de sa main droite. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, le matou n'en fut pas stoppé pour autant. Il n'était que ralenti, et il continuait à courir traînant le gamin derrière lui. Gamin qui n'avait aucune intention de le laisser s'enfuir, il tiendrait coûte que coûte jusqu'à l'épuisement d'un des deux, ou l'intervention d'une tierce personne. Enfin, pour être honnête, Hekema trouvait le choix de Matsuto un peu exagéré. Il ne devait y avoir qu'un seul chat de gouttière de compétition dans tout le village, et c'était juste celui qu'il avait choisi, comme par hasard... "Matsuto-kun, chope-le !!!!!" |
|  | | Matsuto Hyûga Genin de Konoha


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 | Sujet: Re: [Habitation] Demeure des Sarutobi Sam 12 Avr - 16:27 | |
| Tout le plan se déroula comme prévu jusqu'à la fin de la phase 2. Le chat était acculé dans une impasse et Hekema lui faisait face. Matsuto ne tarda pas à arriver en renfort derrière le Sarutobi au cas où le chat réussissait à passer. *Tiens, c'est marrant, j'imaginais ce chat plus gros et moins agile* Une pensée qui ne tarda pas à se vérifier lorsqu'il se lança en direction de son camarade et qu'il réussit presque à le passer, ce-dernier réussissant malgré tout à lui saisir la queue. Toutefois, ce chat avait de la ressource et réussissait à traîner Hekema derrière lui. "Matsuto-kun, chope-le !!!!!" Trop tard, Matsuto était maintenant plié en deux sous le spectacle qui se déroulait sous ses yeux...Il n'arrivait plus à se concentrer et il leur tournait le dos pour ne plus voir ce qu'il se passait sous peine d'exploser de rire encore plus fort devant Hekema... Il mit plusieurs secondes à se remettre d'applomb et lorsqu'il se tourna, le chat avait progressé d'un bon mètre et sa queue commençait à échapper à la main de son camarade qui se pinçait le nez semblait il de sa main libre. "J'arrive Hekema..." Matsuto plongea pour attraper l'animal de ses deux mains au moment où celui-ci se retourna, griffa la main qui le tenait pour se libérer et se tira à pleine vitesse. Cependant Matsuto ne pouvait faire marche arrière et ce qui devait se produire arriva...Il atterrit sur son camarade...Il se releva rapidement et épousseta ses vêtements avec un grand sourire. "Désolé Hekema kun...On dirait bien que ce chat a de la ressource finalement. Ca va toi?" |
|  | | Sarutobi Hekema Genin de Konoha


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 | Sujet: Re: [Habitation] Demeure des Sarutobi Sam 12 Avr - 16:47 | |
| Hekema se releva, la face recouverte de terre, sa veste et son pantalon aussi. Il ne prêta pas plus attention au rire du Hyûga qu'à ses questions. Il se contenta de s'épousseter, en réfléchissant à la façon dont il allait envoyer au diable ce lâcheur qui se moquait de lui au lieu de tenir son poste. D'un habitué de la bande, qui avait déjà fait ses preuves, il l'aurait accepté, mais d'un novice en formation, fallait pas pousser non plus. En plus, il ne s'agissait pas d'un simple jeu pour l'ennemi numéro un des chats du village caché de la feuille. C'était quelque chose d'extrêmement sérieux, et la négligence dans pareille situation n'était pas permise. Il ne pouvait pas lui faire confiance, après tout, rien d'étonnant, il avait tenté le coup en se disant qu'il pourrait parvenir à un résultat correct malgré le handicap conséquent que constituait le fait d'être un Hyûga arrogant, mais il devait se rendre à l'évidence, il n'y avait rien à tirer de ces gens-là. Qu'il aille donc au diable, ou qu'il cherche un type plus bête que le Sarutobi pour lui apprendre à s'amuser, si c'était sa vision des choses.
Ne trouvant pas de tirade suffisamment explicite, Hekema se limita au mépris, et retrouvant son sourire et son habituelle joie de vivre, il prit le chemin de la maison, sans un mot, ni un regard vers Matsuto. A intervalles réguliers, il crachait un peu de la terre qu'il avait avalé, et se répétait que malgré tout, cette journée s'était quand même révélée fructueuse puisqu'il avait confirmé un postulat établi des années auparavant, la première fois qu'il avait vu et entendu un Hyûga parler. Il ne s'entendrait jamais avec aucun d'entre eux. Ils n'étaient pas du même monde, et qu'ils restent entre eux, au moins comme ça, les autres avaient la paix. |
|  | | Matsuto Hyûga Genin de Konoha


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 | Sujet: Re: [Habitation] Demeure des Sarutobi Sam 12 Avr - 17:58 | |
| Matsuto vit le Sarutobi se relever d'un ton neutre...Il ne lui adressa pas la parole, ni pour le critiquer ni pour rigoler un bon coup à son tour. Il ne se donna même pas la peine de le regarder. Visiblement, il lui en voulait... *Il boude ou quoi?* Il vit le genin repartir dans la direction de sa maison et ne fit rien pour l'arrêter et décida de partir également de son côté pour aller s'entraîner. Après tout, il lui reparlerait quand il se serait calmé ou lorsqu'Hekema grandirait un peu. Matsuto souriait également en repensant à cette chasse effrenée qui s'était soldée par un échec. Quelque part, il en était heureux car il ne savait pas ce qu'il serait advenu de ce chat une fois que son camarade aurait mis la main dessus. Il courut sur un mur à l'aide du Kinobori puis repartit en direction de la forêt en courant et en sautant de toit en toit regardant aux alentours s'il ne voyait pas quelque chose d'intéressant. |
|  | | Sarutobi Hekema Genin de Konoha


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 | Sujet: Re: [Habitation] Demeure des Sarutobi Dim 13 Avr - 15:35 | |
| En rentrant, Hekema était passé par la fenêtre comme toujours. Sa mère, après l'avoir réprimandé pour son comportement toujours aussi cavalier, lui avait demandé qui était le camarade de tout à l'heure, soulignant qu'il avait l'air beaucoup plus fréquentable que les voyous qui venaient le chercher d'habitude. Ce à quoi il avait répondu que c'était un coincé qu'il avait croisé par hasard la veille. Son père s'était mis à rigoler. Et Hekema avait cru bon d'ajouter, sur un ton qui signifiait la certitude, que c'était un Hyûga. Son père avait haussé un sourcil, il n'avait rien contre eux, mais ne voyait pas trop son fils traîner avec l'un des leurs. Le duo serait des plus improbables. Enfin bref, ces considérations n'avaient pas grand chose à faire là. Il regarda son fiston, et lui proposa une petite séance d'entraînement. "Allez, dans la salle de taïjutsu, fiston"
Réaction immédiate et enjouée du mioche qui suivit son père, jusqu'à la petite salle au fond de la maison, où les deux hommes de la maison travaillaient leurs capacités physiques. "Maintenant que t'es genin, fiston, va falloir que je t'apprenne à te servir de tes armes" "Ah... euh... c'est à dire que..." "Mais encore ?" "Je me les suis fait confisquer à l'académie, ils veulent pas me les rendre, avant un an... ils disent que j'ai fait des bêtises avec"
Son père éclata de rire. Son fils tenait de lui, aucun doute là-dessus. Il se dirigea vers un panier dans le coin de la pièce et en sortit une autre paire de poings kunaï. Ceux-ci étaient moins beaux que ceux qu'il avait confiés à Hekema, une paire léguée par ses ancêtres. Il faudrait d'ailleurs que le gosse la récupère un de ces quatre quand même. Quoique, il valait probablement mieux dans un premier temps que lui la récupère et qu'il la planque, pour éviter qu'elle ne soit définitivement perdue. Il lança donc les deux poings kunaï vers Hekema. "Je te les prête pour l'entraînement, mais tu n'as plus qu'à t'en acheter, si tu en veux de nouveaux"
Le môme arbora une moue boudeuse, mais il avait bien conscience de ne pas trop avoir le choix. C'était plutôt les tarifs prohibitifs de l'armurerie qui l'inquiétaient. Il devrait faire avec, voilà tout. Travailler, et ramener quelques ryos en effectuant des missions, ou en accomplissant des petits boulots. C'était pas super drôle, mais il ne connaissait pas encore de moyen super drôle de se faire de l'argent de poche. Il lui faudrait en parler à Kana-kun, il lui mimerait peut-être une super idée, qui sait...
Ce qui ne l’empêcha d’enfiler les deux armes, et de se mettre en garde, en faisant face à son père. Qui lui répondit par un grand sourire, en désignant le mannequin sur le côté. Il n’était pas encore de taille à se frotter avec son jounin de paternel, quoi qu’il en pense. Il lui lança un petit regard, genre tu perds rien pour attendre et se tourna vers la cible qu’on venait de lui désigner. Son père donnait les consignes et il exécutait de son mieux. Il lui demanda tout d’abord de frapper. De simples coups de poings devenaient vraiment douloureux, armés de ces instruments. Campé sur ses cannes, il se mit à frapper, cherchant à donner de la puissance et de la vitesse en faisant tourner ses épaules et tout son buste. Mettre tout le poids du corps dans le coup. Son père le mit en garde contre les coups où il mettait trop d’entrain. Si jamais l’autre en face l’évitait, il n’aurait aucun mal à le déséquilibrer ensuite. L’important était d’être capable d’enchaîner quelque soit le résultat du premier coup, plutôt que faire très mal sur une seule action. Hekema se grava cette sentence au fin fond de l’esprit. Il se rendit compte qu’instinctivement c’était ce qu’il avait tendance à faire lorsqu’il se battait comme un vaurien pour tout et n’importe quoi. Cela ressemblait au Gô aussi, anticiper pour avoir des coups d’avance sur l’adversaire. Imaginer ses réactions possibles, pour être en mesure de réagir plus vite que lui, en toutes circonstances.
Après les frappes simples, il commença donc à enchaîner, son père lui faisant des démonstrations, à la manière d’un boxeur. Sautillant sur ses jambes, il balançait des jabs, pour prendre la distance, puis crochet, et direct. Toujours bouger, ne jamais rester immobile, toujours sur ses appuis. Ils travaillèrent la garde, le paternel faisant claquer sa langue contre son palais, à chaque fois que celle-ci se baissait. Et son fiston corrigeait immédiatement. Il frappait à nouveau sa cible, avec vivacité, alternant les rythmes rapides et plus lents, tournant autour d’elle, comme son père le lui demandait. Ils firent un petit exercice, visant à développer ses réflexes. Il s’agissait de donner un coup à chaque fois que le vieux tapait dans ses mains. Rien de sorcier à priori, mais quand il tapait six fois de suite à un rythme effréné, et qu’il ne fallait pas baisser sa garde pour autant, ce n’était pas si simple.
Après la séance de boxe, Hekema continua sur sa lancée. Son père lui avait interdit dans un premier temps d’utiliser les lames situées sur le flanc de son arme, mais désormais il était temps d’en faire usage, et il lui expliqua comment. Ajoutant que ce qu’il venait de faire restait bien entendu valable. Ce qui importait avec les lames était d’imprimer des mouvements de rotation, c’était ainsi qu’elles étaient les plus efficaces. Raison pour laquelle le coup le plus puissant de ses utilisateurs n’était pas le direct comme la plupart des combattants de corps à corps, mais bien le crochet. Si l’adversaire esquivait le poing, cela ne suffisait pas, puisque la lame suivait sur le flanc, et ne l’épargnerait pas, tout au contraire, d’autant plus qu’un jour ou l’autre, Hekema serait capable de la rallonger grâce à son chakra. A ce moment, elle deviendrait un atout meurtrier, et ce jour était plus proche que le père ne le croyait.
Ayant écouté religieusement les consignes de son père, le mioche se mit à frapper son pantin d’entraînement, un sparring-partner plutôt coopératif. Là encore, son père veillait au grain s’assurant que chaque coup soit donné avec précision, à bonne hauteur, et sans baisser la garde. Il replaça à de nombreuses reprises le môme qui avait tendance à s’emporter dans son élan, jetant toutes ses forces dans la bataille. Il progressait bien, ceci étant. Les principes de base commençaient doucement à rentrer. Dommage qu’il n’ait pas les moyens de s’acheter les armes en question…
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|  | | Sarutobi Hekema Genin de Konoha


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 | Sujet: Re: [Habitation] Demeure des Sarutobi Lun 14 Avr - 22:28 | |
| Chaque jour ouvrait de nouvelles possibilités, et le suivant n’échappa pas à la règle. Après être retourné aux abords de la rivière à truites, l’air de rien, un peu comme s’il ne savait pas dans quel but il y retournait, il était rentré à Konoha bredouille. Il n’avait pas attrapé le moindre poisson, pas plus qu’il n’avait trouvé la personne qu’il espérait y rencontrer par hasard, enfin façon de parler. Mais bon, ça ne l’avait pas empêché de passer deux heures dans la flotte à faire l’idiot avec les truites, et à essayer de faire jaillir le plus d’eau possible en faisant des bombes, sans oublier l’inévitable séance de ricochets. En rentrant, il avait croisé un ragondin, et il l’avait coursé. Rien de tel qu’une petite poursuite pour s’ouvrir l’appétit. Après quelques ronds de jambe, il avait activé son shunshin, histoire de rattraper la bestiole. Cela l’avait rendu plus rapide qu’elle, et il avait joué au ballon avec, lui donnant de petits coups de l’intérieur du pied, lorsqu’il était à portée. Le ragondin volait alors, sur un ou deux mètres, avant de se remettre sur ses pattes, et d’essayer de détaler à nouveau. L’autre truc vraiment rigolo était de marcher sur sa queue pendant qu’il courait, effet garanti. Une fois les réjouissances terminées, il l’avait attrapé, et s’était bien marré en le regardant bouger ses petites pattes alors qu’il se trouvait à un mètre du sol. Les enfants sont cruels. Il avait ensuite sorti son kunaï pour se livrer à une séance de dissection de l’animal. Encore un truc passionnant. L’hôpital, c’était nul parce qu’il fallait s’occuper de vieux qui ressemblaient à rien, et qui étaient juste malades. Il fallait leur tenir la main pour les accompagner aux toilettes, et changer leurs draps. C’était nul ! Par contre, il croisait les chirurgiens, et eux ils avaient la classe totale. A force d’ouvrir plein de bestioles diverses et variées, à force de reconstituer des squelettes, de trancher des vaisseaux sanguins, et de faire plein d’expériences diverses et variées, destinées à lui faire comprendre comment ça marchait, il avait acquis une certaine connaissance de l’anatomie humaine et animale. Basique certes, mais plutôt bonne pour son âge. La curiosité était un moteur puissant. Et il avait aussi trouvé sa vocation, la médecine, mais tendance chirurgien charcuteur. Un futur artiste du bistouri, privilégiant toujours l’opération à l’homéopathie ou l’acupuncture. Une certaine philosophie de la vie en découlait. Certains avaient peur du sang, lui trouvait extrêmement cool de dépiauter un ragondin de ses boyaux. Au grand désarroi de sa mère qui ne l’avait pas envoyé aider à l’hôpital pour ça, enfin la pauvre n’en était pas à sa première désillusion avec son monstre de gamin. Il grandirait bien un jour, enfin peut-être…
Ce qu’il avait préféré, c’était le crâne de la bestiole, qu’il avait planqué dans sa sacoche ninja pour que sa moman ne lui confisque pas. Il le planquerait avec ses autres trophées et reliques, dans le double fond de son tiroir, sous le lit. Là où il avait sa petite collection d’horreurs en tout genre. Il rentra donc à la demeure familiale l’air content de lui, un immense sourire aux lèvres. C’était son premier ragondin, il pensait que c’était pareil que les musaraignes, mais en fait non, ce qui les distinguait était leur morphologie différente, la musaraigne étant plus fine que le ragondin, ce qui donnait une constitution différente de leurs squelettes respectifs. Cela ne lui servirait probablement jamais à rien de le savoir, mais au moins, si un jour on lui posait la question lors d’un examen chuunin, il ne se ferait pas avoir. Et ça, ça n’avait pas de prix. Ou alors lors du concours final du super quizz qui aurait lieu dans deux ans, pour désigner le nouvel Hokage. Quizz qu’il remporterait haut la main grâce à cette question, et il hésitait juste encore pour savoir s’il accepterait ce titre amplement mérité, ou s’il se retirerait en révélant qu’il n’avait gagné que pour le sport, en grand seigneur. Un jour, sa mère avait demandé à son époux s’il existait des sceaux capables de bloquer l’hyperactivité ou l’imagination chez un enfant. Le père d’Hekema avait éclaté de rire, elle s’était contentée de soupirer, affligée.
En passant le seuil, son père l’appela. La phrase rituelle, c’était l’heure de l’entraînement. Coooool ! "Allez, dans la salle de taïjutsu, fiston"
Il avait couru jusqu’à la salle en question, jetant ses chaussures à l’entrée. La salle comportait un tatami, et il convenait donc de ne pénétrer à l’intérieur que pieds nus. Il oubliait une fois sur trois. Pas ce coup-ci, ce qui était plutôt bon signe. Le paternel était déjà à l’intérieur. Et Hekema lui montra le petit crâne, qu’il sortit comme un trésor, le maintenant entre ses deux doigts. Son vieux sourit, se disant que son mioche était vraiment dingue. Et le gamin commença à déblatérer sur ses péripéties de la journée. Il était parti pour une demi-heure. Son popa le connaissait assez pour savoir quand l’arrêter, et il le fit au bout d’une dizaine de minutes pour le mettre au boulot. Hekema enfila les deux poings kunaï.
L’exercice du jour consistait en une attaque-défense. Le môme commençait comme défenseur. Son père avait saisi un katana, et il portait de petits coups, peu puissants, mais variés. Le vieux criait stop, pour freezer l’action quand il le jugeait nécessaire. Là, il corrigeait la position d’Hekema, lui montrant les failles dans sa garde, et ce qu’elles permettaient. De lui infliger comme coups. Au départ, le katana tranchait l’air, et la lame d’un poing kunaï venait le dévier. Mais bien vite, Hekema trouva de nouvelles possibilités de défense. Opposer le poing américain, permettait d’utiliser la lame pour faire autre chose, et cela pouvait se révéler utile, il fit quelques essais plutôt fructueux à cet effet. Il essaya également de croiser les lames de ses deux points pour bloquer le katana. Cela demandait une certaine dextérité, mais pour stopper net une arme qui disposait d’autant d’inertie, il n’avait pas d’autres choix. Il lui faudrait continuer à travailler cet aspect, pour vraiment être capable de lutter face à un sabreur expérimenté.
La suite le vit passer à l’attaque, cherchant à percer la défense impénétrable de son père. Le jounin était un expert dans le maniement des armes, et notamment celles que portait le gosse. Il connaissait parfaitement leurs atouts et leurs faiblesses, et il savait les exploiter comme personne. Aussi Hekema avait le plus grand mal à le mettre en difficulté. Il s’escrimait à enchaîner les coups, comme la veille sur le pantin. Il s’efforçait d’anticiper les parades de son paternels, et de trouver le coup juste pour continuer la série. Jab, jab, jab, crochet. Il avait bien retenu la leçon concernant le crochet, le coup le plus dévastateur qu’il aurait à sa disposition. Crochet, petit direct, puis crochet à nouveau. Paré à chaque fois sans le moindre mal par son sparring partner. Sautillant, il se faisait rappeler à l’ordre à chaque fois qu’il cessait de bouger, ou que sa garde descendait de quelques centimètres. Les yeux de son père étaient impitoyables, il devait former un shinobi un peu fantasque, et en faire un solide guerrier, pour éviter que cet idiot ne se fasse tuer durant sa première mission…
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|  | | Sarutobi Hekema Genin de Konoha


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 | Sujet: Re: [Habitation] Demeure des Sarutobi Dim 20 Avr - 13:46 | |
| Ce matin-là, en bondissant hors du lit, le Sarutobi s’était dit que ce serait une journée de repos. C’était le genre de choses qu’il se répétait souvent, mais qu’il ne respectait jamais. Généralement, c’était même les plus agitées qui débutaient ainsi. Le calme avant la tempête, comme on disait. Enfilant ses fringues vite fait bien fait, il avait dévalé l’escalier. Pas en prenant les marches, ce n’était pas marrant les marches, il préférait amplement glisser sur la rampe, en prenant de la vitesse. La fin du parcours, marquée par la présence d’une butée imposante et plutôt robuste –Hekema l’avait appris à ses dépends quelques années auparavant-, restait la partie la plus acrobatique du trajet. Il pouvait soit sauter perpendiculairement à la rampe et atterrir sur les dernières marches de l’escalier, soit sauter en diagonale un peu avant pour retomber devant celui-ci. Dans un cas comme dans l’autre, le jeu consistait à le faire le plus tard possible en arrivant le plus vite possible, pour rendre le mouvement dangereux à souhait. Et comme de fait, il lui arrivait plus souvent qu’à son tour de se casser la tronche en l’exécutant. Dans ces cas-là, il maugréait quelques mots, cherchant des excuses, pour lui-même. Ce pouvait être la poussière qui n’avait pas été faite convenablement et qui avait troublé son timing, ou bien le reflet du soleil qui l’avait aveuglé au mauvais moment, à moins que ce ne soit le repas de la veille qui était trop gras. En revanche, lorsqu’il parvenait à ses fins –et ce fut le cas ce matin-là-, il sautillait les deux bras en l’air, pour fêter sa victoire, s’imaginant adulé par une foule virtuelle qui l’applaudissait à tout rompre suite à son exploit. Il finissait par une courbette façon comédien au théâtre.
Arrivé au rez-de-chaussée, il fonça dans la cuisine, où il sauta au cou de sa mère pour lui faire un bisou sur la joue, en criant dans ses oreilles un grand boooooonjour moman. Celle-ci poussa un petit soupir, et lui passa la main dans les cheveux, avant de lui rendre son baiser sur la joue, en faisant un petit non de la tête. Elle se demandait souvent comment elle avait pu enfanter une furie pareille. Pourtant, elle n’avait aucun doute sur le fait qu’il soit d’elle, et de son grand gosse d’époux. Le môme s’assit à table et grignota un demi pancake, en buvant un jus d’orange. Elle lui interdisait formellement le café ou tout autre stimulant potentiel. Le gamin était suffisamment actif et turbulent comme ça, nul besoin d’en rajouter par des compléments artificiels. Et il ne bouffait rien, elle s’efforçait à chaque fois de le motiver à manger correctement, surtout vu les efforts qu’il faisait en permanence, ne s’arrêtant jamais ou presque. Mais il avait un appétit de moineau, comme elle disait, et elle ne parvenait pas à changer ça. Elle avait fini par s’y faire, même si cela l’inquiétait. Elle le forçait à se rendre à l’hôpital depuis quelques semaines déjà, en espérant que cela lui mettrait du plomb dans le crâne, mais s’il y avait changement, celui-ci était encore imperceptible. La voix du patriarche de la maison se fit entendre. Et sa femme haussa un sourcil tandis que le gamin sautait de sa chaise, et se mettait à courir comme un dératé jusqu’au lieu d’entraînement que les deux hommes de la maison se partageaient. "Allez, dans la salle de taïjutsu, fiston"
Il pénétra sur le tatami comme la terreur qu’il était, à toute allure, et il dérapa, manquant de se casser la figure, pour changer. Son père était dans le coin avec les poings kunaïs. Le môme souriait avec les dents, visiblement aux anges, il adorait ces séances de taïjutsu avec son popa. Bientôt celui-ci lui enseignerait aussi des techniques katon, en tout cas il espérait bien qu’il lui montrerait au moins son karyuu endan. Une fois, il avait eu l’occasion de le voir l’effectuer, et c’était resté gravé dans sa mémoire depuis lors comme la technique la plus cool du monde. D’ailleurs, un de ses buts cachés était de l’apprendre auprès de son popa, et ensuite de l’enseigner à sa chuunin de senseï. Mais cela signifiait qu’il devait se dépêcher de le maîtriser. Il en parlait à son père une fois par jour au minimum, et la réponse était invariablement que cela viendrait, mais qu’il était encore trop tôt, ce qui lui arrachait une moue boudeuse de fils unique à qui on refuse un caprice. Ceci étant, cela ne l’avait jamais empêché de revenir demander la même chose le lendemain, ne serait-ce que pour vérifier que la réponse n’avait pas changé entre temps. Le popa lança les armes, que son fiston récupéra avec une agilité certaine. Il les enfila, et se mit directement en garde, face à son père. "On commence par revoir les bases des derniers jours. Fais-moi un petit footing autour du tatami, en restant en garde et tu frappes à chaque fois que je tape dans mes mains. Toujours en mouvement." *Clap*
A peine avait-il commencé à courir que le premier clap retentit. Le gamin galopait, les poings hauts, non loin du visage, et il décocha un direct du droit, excentré vers sa droite. Comme pour frapper un ennemi qu’il croisait. La seconde frappe dans les mains du père intervint quelques mètres plus loin, et cette fois-ci, la teigne utilisa un des enchaînements que son père lui avait appris. Avec le bras gauche, il donna un coup de coude sur le côté, puis détendant son bras juste après, il venait frapper l’adversaire fantomatique avec la lame de son poing kunaï. Le tout sans s’arrêter de courir. Ne jamais cesser de bouger, ne jamais baisser la garde, voilà les deux principes de base que son père lui avait inculqués et qu’il continuait à lui enfoncer dans le crâne à chaque occasion. Le Sarutobi senior considérait que c’était là deux prérequis indispensables pour apprendre à se battre avec une arme aussi mortelle que celle-ci. Elle était en effet incroyablement meurtrière dans les mains d’un utilisateur expérimenté, mais un novice dans ce domaine n’en aurait pas plus d’utilité que d’un hochet. Le maniement des poings kunaïs demandait un entraînement et une préparation spécifiques. Et son fils serait le meilleur, enfin juste après lui. D’autres applaudissements suivirent, le professeur compliquant au fur et à mesure l’exercice. Il frappait deux, trois ou quatre fois de suite, à intervalles très courts pour demander une série de coups. Et il rajouta une difficulté supplémentaire, avec des obstacles qu’il plaça sur le chemin d’Hekema. Bien entendu, il choisissait le moment où son fils sautait par-dessus pour frapper dans ses mains. Le gamin frappait, concentré mais souriant, il s’amusait et restait sérieux, même s’il papotait trop, racontant à son père comment ils s’étaient battus avec le petit Nara contre une saleté de chat, et le dessin qu’il avait ajouté dans son bingo book perso depuis l’affrontement. Et il lui demandait s’il avait déjà vu un matou aussi fort et vicieux que ça, avant d’ajouter qu’il se vengerait au centuple, contre lui et ses congénères. Du Hekema tout craché quoi…
Par la suite, ils travaillèrent une autre combinaison de base avec les poings kunaïs, que son père appelait l’aller-retour. Hekema était campé sur ses appuis, les genoux bien fléchis, en garde. D’un coup, son poing droit partait, il frappait d’un crochet à hauteur du visage. Ce coup-ci était esquivable pour quiconque aurait un brin de maîtrise du taïjutsu et de vitesse à disposition. Justement, le but n’était pas de toucher, mais juste de le faire reculer pour éviter le coup. La réaction logique de tout taïjutsuiste après un coup pareil et une belle esquive serait d’avancer pour riposter, et c’était à ce moment-là que la combinaison devenait géniale. Au lieu de ramener son bras en arrière pour se remettre en garde et parer l’assaut qui ne tarderait pas, il retendait son bras, vers l’adversaire, lame en avant, d’où le retour arrière. Ce qui lui permettait de porter le coup sur la préparation d’attaque de son vis-à-vis. Et en taïjutsu c’était le moment où on donnait les coups les plus terribles. Le jeune Sarutobi s’entraîna à frapper ainsi sur le mannequin pendant des heures, d’abord sous la surveillance de son père, avant que celui-ci ne parte. Il avait un saut à faire au temple du feu. Il embrassa son fils sur le front, et le laissa continuer à bosser sa technique… |
|  | | Sarutobi Hekema Genin de Konoha


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 | Sujet: Re: [Habitation] Demeure des Sarutobi Sam 3 Mai - 9:45 | |
| Une nouvelle journée se levait, et le môme s’étirait dans son lit, avec un petit coup de flemme. Il avait fait de beaux rêves, avec des chats ligotés, une jolie chuunin en train de l’embrasser, un Hyûga à genoux en train de le supplier d’avoir pitié de lui et sa famille, Kana en train de faire des mimiques à mourir de rire, enfin tout plein de choses qui faisaient que son rêve s’était terminé trop tôt. C’était trop bien. Remuant ses épaules, il se retournait sous la couette, en entrouvrant les yeux. Et la porte de sa chambre s’ouvrait à la volée, laissant pénétrer beaucoup trop de lumière d’un coup. Il râlait. Haaaaaammmm. Moman, auteur de l’attaque lumineuse, en rajoutait une couche, en se dirigeant jusqu’à la fenêtre et en ouvrant les volets. Double attaque solaire. Haaaaaammmmm. Hekema se retournait à nouveau, se mettant sur le ventre, le visage enfoui dans son traversin. Il voulait dormir. Sa mère, dans un jour fourbe visiblement, se saisissait de la couette et la retirait. Il faisait froid. Il lui adressait une plainte d’une voix triste. "Momaaaaaaaan"
Celle-ci ne voulait rien entendre. Elle se contentait de plier la couette, laissant le môme grelotter. Il n’avait qu’à se lever ce feignant. De là à y voir une vengeance pour l’avoir elle empêcher de dormir la nuit dernière en jouant tout seul aux casseroles ninja de une heure du matin jusque cinq heures et demie, il n’y avait qu’un pas. Que nous franchirons. Elle était clairement excédée, et avait décidé de lui faire payer. Elle connaissait suffisamment le monstre qu’elle avait enfanté pour savoir que cela ne changerait rien, mais cela lui permettait de se venger et de se défouler. Maigre consolation, certes, mais c’était mieux que rien. Vaincu, le mioche sauta hors du lit, les bras croisés autour de ses épaules, frissonnant. Il faut dire qu’il en rajoutait un maximum aussi. Il tira la langue à sa mère, avec un air de défi, et il fonça se doucher. Une bonne douche d’une demi-heure avec de l’eau super chaude. Le temps de se réveiller, parce que ses yeux ressemblaient encore à ceux d’un déterré.
Après s’être lavé, il sortit de la salle de bains, enveloppé de sa serviette, direction la chambre, pour s’habiller. D’habitude, moman préparait toujours ses vêtements, et il n’avait qu’à les enfiler en vitesse. Ce jour-là, rien. Le gosse grogna, et ouvrit son placard, pour en retirer des fringues. Il détestait faire ça, c’était nul, moman le faisait bien mieux que lui. Une fois vêtu, pas tout à fait convenablement, mais passons, il descendit dans la cuisine pour prendre son petit déjeuner. Et là, surprise. Pas de café, pas de céréales, pas de biscottes. Rien. Houuu. La vengeance pour un simple jeu nocturne qui s’était éternisé était un peu disproportionnée par rapport aux habitudes. Il fit claquer sa langue contre son palais, tout en préparant le café. Soit elle avait décidé de passer la surmultipliée et de lui déclarer la guerre, soit il y avait autre chose qui couvait. Il avala le liquide foncé d’un trait, même s’il était brûlant et pas tout à fait aussi bon que quand c’était moman qui le préparait. Il était troublé, et la voix de son père l’interrompit dans ses réflexions. "Allez, dans la salle de taïjutsu, fiston"
Le môme s’y rendit en marchant, l’air serein de celui qui vient de comprendre. De celui qui est quand même plus malin que les autres, et à qui on ne la fait pas. En entrant dans la salle, son père lui dit qu’il n’avait pas l’air bien pressé aujourd’hui. Il lui demanda même s’il voulait vraiment s’entraîner, parce qu’il n’avait aucune intention de perdre son temps à faire bosser une feignasse. La réponse du môme fut sans appel. "Tu sais, popa, ce serait bien que tu souhaites un bon anniversaire de mariage à moman. Et puis que tu lui trouves un cadeau vite fait. Sinon, elle va nous faire une vie impossible, pendant trois semaines, comme l’année dernière…"
Le regard de son père et le mot non prononcé qu’il lut sur ses lèvres lui confirmèrent qu’il venait de toucher. En plein dans le mille, Hekema. Sarutobi senior lui dit qu’il devrait s’entraîner seul aujourd’hui finalement, qu’il avait un truc urgent à faire. Et il fila par la fenêtre. Le problème quand on veut faire un cadeau au dernier moment, c’est d’arriver à le faire discrètement. Le môme s’entraînerait, en parlant à un père absent, histoire de donner le change, le temps qu’il se charge de ses emplettes de dernière minute. Couverture mutuelle, c’était la règle.
Quitte à faire semblant de s’entraîner autant le faire réellement. Hekema commença par un footing autour du tatami. Il activait son shunshin pour donner la pleine mesure de sa vitesse. Il enchaînait rythme de croisière et sprints courts mais intense. Il accélérait d’un coup, traversait le tatami à toute allure, et touchait le mur. Les sprints s’allongèrent un peu, avec une notion d’aller retour. Il touchait le mur, puis revenait toucher l’autre. Et s’il ralentissait ensuite, il ne s’arrêtait jamais complètement pour autant. Toujours en mouvement, toujours courir. Bientôt, il ajouta le kinobori à la séance. Ainsi, il courrait jusqu’au mur d’en face, et le grimpait, puis il courait tête en bas, et redescendait à son point de départ. La première fois c’était un peu bizarre comme sensation, et ce fut donc un peu lent, et assez malhabile. Mais au fur et à mesure de ses essais, il donnait de plus en plus d’ampleur à ses foulées, et il devenait à l’aise avec l’équilibre qui lui paraissait au départ précaire. En intensifiant son shunshin, il parvenait à faire le tour en quelques secondes, sans jamais baisser de rythme, même dans les angles. Au taquet tout le temps, c’était là la seule règle applicable.
Après sa séance de vitesse, Hekema ouvrit la boîte aux trésors et en sortit la paire de poings kunaïs dont il se servait pour ses entraînements à la maison. Il les enfila, et se dirigea vers le mannequin. Se mettant à sautiller immédiatement, il réactiva le shunshin qu’il venait de laisser de côté. La technique était utile en toutes circonstances, et il avait bien l’intention de la parfaire pour améliorer sa vitesse, le tout en travaillant ses compétences à l’arme. Il débuta par de petites frappes précises, comme le lui avait enseigné son père. Son popa appelait ça le doken taïjutsu. Il avait noté certains points sensibles sur le mannequin, des points du corps humain où un coup faisait plus mal qu’à quelques centimètres de là. Il lui avait aussi désigné les mêmes points sur son propre corps pour qu’il voie bien de quoi il parlait et ce qu’il devait viser. Hekema s’exerçait régulièrement depuis lors à toujours toucher là. Pas forcément fort, mais vite et en restant d’une précision diabolique. Deux coups bien placés étaient beaucoup plus efficaces qu’un seul très fort qu’on filait n’importe où. Même si d’un autre côté, il aimait bien quand même filer un grand coup comme un gros bourrin de taïjutsuiste. Utilisant ses pieds comme ses poings, il frappait le sac, faisait tourner son buste pour simuler une esquive, puis frappait à nouveau, toujours sur une marque. Pas la même à chaque fois, il fallait alterner. Mais il visualisait son adversaire, se le représentant comme un Hyûga moche, avec des grands yeux de nacre, et un sourire débile et arrogant sur les lèvres, un vrai Hyûga quoi. Et il frappait avec un peu plus de vélocité et en visant les points sensibles. Il pouvait faire mal ainsi, très mal même. Le gosse était doué à ce jeu là, et il enchaînait les mouvements, utilisant avec brio la dualité de son arme, tantôt frappant du poing, tantôt tranchant de la lame. Suivant sa propre position et l’endroit où se situait son point cible, il y avait des préférences nettes pour l’un ou l’autre des modes de son arme, et il en jouait à merveille, faisant les bons choix. Toucher là où ça fait mal, toucher vite. Frapper et reculer. Puis revenir et recommencer. En mouvement permanent. Le gamin travaillait d’arrache-pied, que ce soit avec son père ou seul. Certains pourraient penser qu’il était un élève sérieux, mais il n’en était rien, c’était uniquement que cela l’amusait. Il adorait filer des coups dans une marionnette et avait une envie folle de se bagarrer avec le premier Hyûga venu, mais un des prérequis à ce genre de défis était d’être sûr de gagner. Perdre, c’était pas cool, surtout contre un naze. Alors il bossait, et cela portait ses fruits.
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|  | | Sarutobi Hekema Genin de Konoha


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 | Sujet: Re: [Habitation] Demeure des Sarutobi Sam 3 Mai - 22:45 | |
| Au final, son père avait rattrapé le coup, la veille, et là, franchement, il lui en devait une. Il lui avait évité une brouille d’un bon mois, avec abstinence complète. Peut-être même qu’elle l’aurait laissé dormir dans le canapé. Elle plaisantait pas avec les anniversaires de mariage, moman. Et le môme savait déjà ce qu’il allait lui demander. Et il ne pourrait pas lui refuser. Non, il n’accepterait pas, ou sinon, ce serait une rupture de leur pacte secret de couverture mutuelle. Et ils avaient tous les deux beaucoup à perdre dans l’histoire, le paternel ne s’y risquerait pas. C’est donc un Sarutobi junior tout guilleret qui descendit les escaliers ce matin-là, et qui avala son bol de café après avoir fait une bise à sa moman aux anges. Popa devrait acepter, popa devrait accepter, popa devrait accepter. Sinon, ce ne serait pas du jeu. "Allez fiston, dans la salle de taïjutsu !"
Le moment tant attendu. Il entra dans la salle, triomphalement. Conscient de l’ampleur du service qu’il venait de rendre à son vieux. Celui-ci lui passa la main dans les cheveux. Il savait probablement déjà ce qui l’attendait. Et bien sûr, le gosse ne perdit pas une seconde avant de faire un grand sourire, et de demander, sûr de lui, s’il lui apprendrait le karyuu endan. Autant ce gamin pouvait parfois être réellement imprévisible, autant il avait un certain nombre d’idées fixes qu’il était impensable de lui faire oublier. Il pouvait arriver que cela se révèle franchement pénible à force. Mais il n’arrêtait jamais, il n’abandonnait pas, et revenait à la charge jour après jour. On pouvait lui répondre non tous les jours, plusieurs fois par jour, cela ne l’empêcherait jamais de revenir le lendemain poser la même question. Et le surlendemain, et le sursurlendemain. Jusqu’à ce que celui d’en face craque. Mais les nerfs de Sarutobi senior étaient faits d’acier trempé, il en fallait plus pour le déstabiliser. Et même si le gosse n’était pas loin d’être en mesure de commencer son apprentissage du jutsu katon dévastateur qui était la spécialité de son père, il le ferait poireauter quand même. Pour lui apprendre à être patient. Délicate opération cependant, dont il ne sortirait pas indemne, à force. Toujours est-il que ce jour là comme les précédents, et comme les suivants, il refusa, au grand désarroi du gamin, qui trouvait que pour le coup, c’était franchement injuste. Il lui devait une fière chandelle, popa, quand même. Il se mit donc à bougonner, et le vieux crut bon de devoir se rattraper. "Par contre, on va bosser le doken taïjutsu aujourd’hui, et tu vas entrevoir ce qu’est un vrai taïjutsuiste. Je ne te parle pas d’une brute sans cervelle qui tape comme un veau, ou d’un hyûga et leurs techniques qui ressemblent à de la danse classique. Moi, je te parle d’un adepte du doken, celui qui touche à chaque coup, et qui est capable de mettre un adversaire à genou avec son petit doigt."
D’un coup, le môme était autrement intéressé. Foutre un Hyûga à genoux avec juste son petit doigt, ça, ce serait vraiment le top de la classe. Tout compte fait, ça avait l’air super, le truc de popa. Il s’avança donc, prêt à prendre sa leçon de doken. "Je t’avais déjà expliqué les bases. Donc on va faire une petite leçon d’anatomie avec les points vitaux, et l’influence des coups, suivant où et comment ils sont portés. Ensuite on travaillera la précision. L’anatomie, ça te dit quelque chose ?"
Le gamin rétorqua qu’il passait six heures par jour à l’hôpital, et qu’il connaissait donc parfaitement le corps humain, et les différents mécanismes qui le régissaient. Un atout non négligeable, pour celui qui voulait le toucher là où ça faisait le plus mal. Il avait l’occasion de voir tous les jours des gens qui souffraient, et il connaissait déjà instinctivement ce qu’allait lui dire son père. Il savait où l’homme avait mal, quelles étaient les différences physiologiques entre un shinobi et une kunoïchi. Sur certains points, il en savait peut-être même un chouïa de plus que son vieux. Ce qu’il apprit en revanche du cours magistral que lui offrit son paternel, c’était l’impact des différents coups. La différence fondamentale entre un atémis, un coup de poing et un coup de paume. Le fait qu’il n’y en ait pas un qui soit meilleur que les autres, mais bien que chacun d’entre eux avait son utilité, suivant la zone visée, suivant l’angle selon lequel on souhaitait frapper. Et un nouveau monde s’ouvrit devant lui, empli d’une infinité de nouvelles possibilités de se battre. Il comprit le coup du petit doigt, même s’il avait conscience d’être loin du niveau nécessaire, il se dit qu’un jour il saurait le faire. Son père lui fit une grande parenthèse sur le maniement des poings kunaïs, et l’application du doken dans leur utilisation. Ou trancher, ou frapper, avec quelle partie frapper suivant l’endroit, en plaçant le poing dans quelle position. Cela n’avait rien à voir avec la bagarre de cour de récré, c’était une science, et pourtant, c’était sacrément cool comme science, et ça pouvait même servir dans la cour de récré en y réfléchissant bien…
Après la théorie vint la pratique. C’était quand même le moment préféré d’Hekema, il n’était pas du genre à rester en place plus de dix minutes d’affilée, enfin, il pouvait, mais il considérait ça comme un effort surhumain. Et à son humble avis, il en faisait déjà beaucoup trop par jour, des efforts surhumains. Il voulut aller chercher les poings kunaïs, mais son père lui dit qu’il devait commencer sans. Et il se mit donc à enchaîner des coups. Difficile sans cible, c’est pourquoi son père lui avait créé un bunshin qui lui servait de sparring partner. Un clone consistant aurait explosé au premier choc, mais le bête bunshin illusoire était absolument parfait pour ce genre d’exercices. Une vraie cible ambulante, qui permettait de taper sans causer de dommages, et de recommencer à volonté. Le môme frappait donc en visant les tendons, les organes sensibles, et tous ces points sur le corps qui faisaient hurler n’importe qui juste si on les touchait un peu violemment. Son paternel était juste à côté, et il corrigeait les mouvements, l’angle d’inclinaison. Il donnait des conseils sur le type de frappe. Hekema frappait de plus en plus vite, enchaînant pied et poing, alternant atémis et crochet avec dextérité. Toujours en mouvement, et toujours en garde, puisqu’il ne fallait pas oublier les leçons précédentes. A chaque nouveau cours avec popa, il franchissait une étape, oublier les précédentes reviendrait à tout recommencer du début. Et le vieux ne le laisserait pas tout foutre en l’air. Ce serait bien mal le connaître que penser qu’il puisse laisser passer ça. Hekema se battait donc avec un mirage, et privilégiait la précision en toutes circonstances. C’était une façon de se battre qui lui convenait bien, qui s’alliait parfaitement avec son mode de mouvements. Frapper, et faire mal puis s’éloigner, et revenir. Toucher à chaque fois qu’on en a l’occasion. Punir dès qu’on voit une brèche dans la garde adverse. Les poings s’abattaient à intervalle plus ou moins réguliers, rythmant ce combat imaginaire qui voyait Hekema l’emporter sur on ne sait quel déserteur mythique.
Le coup de coude ou de genou, le middle kick avec le tibia ou la manchette avec l’avant-bras. Toute la panoplie de coups y passait. Il frappait, et continuait crescendo dans son évolution. Il avait commencé avec la précision, puis ajouté la vitesse. Désormais, il augmentait la force avec laquelle les mandales étaient portées. En prenant bien garde de ne pas rater ses cibles pour autant, c’était la base du doken. Utiliser sa connaissance du corps humain pour exploiter les faiblesses du type d’en face…
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|  | | Kanamaru étudiant(e) de Konoha

Inscrit le : 22 Mar 2008 Messages : 109
 | Sujet: Re: [Habitation] Demeure des Sarutobi Sam 21 Juin - 15:00 | |
| BLAM. Dans un baîllement, Kanamaru referma d'un coup, dans un bruit sourd, l'épais bouquin sur lequel il était en train de s'assoupir. Certes il préférait de loin vadrouiller dans les rues en compagnie de la bande, mais dans les moments de calme qu'il s'octroyait, il aimait se retrouver seul avec lui même ou bien avec un livre, l'une de ces sources de savoir fabuleuses. Aujourd'hui il s'était penché sur " L'histoire des Naras ". Passionnant à plus d'un titre et stupéfiant de par l'une des découvertes qu'il y avait faite, liant de près son clan à certains autres du village. Captivé par sa lecture, il y avait passé la journée, sautant dans la foulée le petit déjeuner et le déjeuner malgré les appels incessant de sa mère, chose assez surprenante de sa part pour être soulignée, pour finalement abdiquer vers la moitié de l'ouvrage, épuisé par tant de concentration. Il était aux alentours de dix sept heure quand il se frotta les yeux avec l'arrière des poings, puis s'étira dans le but de se détendre et de se réveiller un peu. L'heure à laquelle son ventre décida également de le rappeler à l'ordre, son estomac se nouant d'un coup dans un petit bruit disgracieux au possible. C'est un fait, Kana avait faim, et dans ces cas là, la priorité était de trouver à manger. Bien sûr, il aurait put simplement aller jusqu'à la cuisine et fouiller un peu pour trouver de la nourriture, mais quelque chose l'intriguait dans le bouquin qu'il venait juste de refermer, quelque chose qu'il devait tirer au clair, et il est de notoriété public que quand Kanamaru a une obsesion en tête, c'est difficile de la lui enlever. De toute façon un peu d'exercice ne lui ferait pas de mal après tant de temps passé assis. C'est décidé, il irait manger dehors. Il attrapa la petite bourse accrochée à sa ceinture, l'ouvrit et regarda à l'intérieur. Elle était désespérément vide. Pas de chance. Dans une telle situation, beaucoup de personnes se seraient sans doute résignées, mais pas Kana, certainement pas. Une fois la déception passée, il bomba le torse et écarta en grand les zygomatiques. Il savait qu'en compagnie d'Hekema, ils formaient un duo implaccable...le duo qui tue en somme...ou plutôt qui se fait tuer, giffler, cogner...mais ça valait mieux pas y penser en fait. Bref, l'heure était venu d'aller rendre visite au Sarutobi. Enfilant sa toge rouge, il y glissa le livre à l'intérieur, en le sanglant fermemant pour qu'il ne le gêne pas trop dans ces déplacements, attrapa sa sacoche qu'il accrocha à sa ceinture après y avoir placé quelques feux d'artifices ainsi que deux petites notes explosives, puis ouvrit la fenêtre pour se faufiler à l'extérieur de la chambre sans être vu. Pourquoi sans être vu me direz vous? Sans aucune raison particulière à vrai dire, juste pour le style certainement. Et hop, ni une ni deux le voilà dehors, arpentant les ruelles direction la demeure de brique rouge. Une fois sur place, il pénétra l'enceinte du clan Sarutobi et se dirigea droit vers la maison d'Hekema, affrontant d'un sourire toujours aussi naturel et angélique les regards suspicieux des passants qui savaient très bien que lorsque l'un des deux deux gosses partait à la rencontre de l'autre c'était rarement pour le bien de la communauté. Mais en fin de compte, même si c'était tout de même avec une certaine retenue, tout le monde ici et chez les Naras avait finit par s'en accoutumer, et personne ne lui coupa donc la route pour l'interroger, tandis qu'il continuait à saluer ici et là. Enfin parvenu à destination, il s'arrêta à quelques pas de l'entrée, juste à côté de la boîte aux lettres. Si Blabla était présent il était sûrement en train de s'entraîner, et la mission du moment consistait à entrer en contact avec lui sans que ses parents ne repèrent Kana. Car si le père Sarutobi était fort sympathique au demeurant, il n'aimait guère être interrompu pendant l'entraînement de son fils, sans parler de sa mère qui avait un caractère finalement assez proche de maman Nara.
*...héhé...il est temps de te rendre la pareil Heke kun...*
Sortant les quelques feux d'artifices de la sacoche, il les glissa à l'intérieur de la boîte aux lettres, avant d'y insérer l'une des notes explosives et de partir se cacher à l'angle de l'habitation, en attendant que le plan se réalise de lui même. Quelques secondes de patience plus tard et BAOUMMMMM...un grand bruit éclata et de nombreuses étincelles jaillirent de la boîte, emportant tout le contenu sur leur passage. Un mélange de bleu, de vert, de rouge et de bien d'autres couleurs toutes plus chatoyantes les unes que les autres que le gamin eut bien du mal à ne pas applaudir des deux mains, tant la satisfaction d'une telle beauté colorée l'étreignait. Maintenant, plus qu'à attendre que Blabla ne pointe le bout de son nez. |
|  | | Sarutobi Hekema Genin de Konoha


Inscrit le : 04 Jan 2008 Messages : 198
 | Sujet: Re: [Habitation] Demeure des Sarutobi Sam 21 Juin - 15:25 | |
| Un feu d'artifice dehors. Et Hekema qui était en plein entraînement. Quelle galère, son père ne le laisserait jamais sortir de la salle de taïjutsu, pour regarder ce qui se passait. Même s'il le suppliait, il savait bien que les séances de poings-kunaïs avec popa, c'était sacré, et il était hors de question de les interrompre, juste parce qu'il pensait rater éventuellement un chouette truc. Son cerveau carburait à plein régime, cherchant une excuse débile à balancer pour se faufiler dehors, et apercevoir le spectacle. Il courait autour du tatami, enchaînant accélérations, entrechats et pas chassés, comme son père le lui avait demandé. Et pas la moindre idée machiavélique en vue, tout son oxygène était utilisé pour l'effort physique, et son imagination, d'habitude si fertile, s'en retrouvait carrément handicapé. Heureusement, moman était là, pour le sortir de ce mauvais pas. "Hekema-kun !!!!!!"
Elle ne s'était pas contenté de l'appeler, elle avait littéralement hurlé, ce qui était plutôt mauvais signe, mais d'un autre côté, c'était une occasion en or d'échapper à l'entraînement, et de voir ce qu'il voulait. Il tourna donc un regard suppliant vers son père, qui avait remarqué l'intonation grave dans la voix de moman, tout comme lui. Celui-ci ne pouvait pas s'opposer à ça, il fit un petit geste de la main, le libérant de ses obligations du moment. Mais il lui précisa tout de même qu'il avait intérêt à revenir dès qu'il en aurait terminé avec sa mère. Le gamin hocha la tête, et lui promit de faire vite. Ses yeux brillaient, il avait hâte de savoir. Il galopa à travers les couloirs de sa maison, et constata, pas vraiment surpris, que moman était furieuse. Elle le regardait avec un air noir, et il lui fit son plus beau sourire d'ange innocent. Il ne savait pas encore ce qu'elle lui reprochait, mais il y avait de fortes chances qu'elle vienne d'apprendre un de ses mauvais coups, alors mieux valait prévenir que guérir.
Moman tendit le doigt en direction de la fenêtre, toujours aussi sombre. Et Hekema s'approcha, il constata avec des yeux émerveillés que la boîte aux lettres de la maison avait volé en éclat, et plein de miettes de courier flottaient désormais en suspension, comme autant de confettis. Moman lui fit part de son sentiment à ce sujet. "Hekema-kun, que tu fasses des bêtises avec les boîtes aux lettres des voisins, je ne suis pas d'accord, et tu le sais. Mais la nôtre, là c'est vraiment le pompon. J'espère qu'il n'y avait pas de courier important. Tu ne retourneras pas à l'entraînement avec ton père, avant d'avoir réparé la boîte aux lettres, ça t'apprendra. "
Il ne nia pas, trop conscient que ça ne changerait rien, même si pour une fois, c'était vrai. La teigne était juste dans une position où il ne pouvait être cru, la faute à trop de mensonges, et il en avait bien conscience. Il hocha donc la tête, acceptant la punition qui au fond, n'était pas si terrible. Il passa par la fenêtre, arrachant une nouvelle pique de la part de sa mère, qui était visiblement très attachée à sa boîte aux lettres, ou bien à son courrier, Hekema lui trouvait ça cool...
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|  | | Kanamaru étudiant(e) de Konoha

Inscrit le : 22 Mar 2008 Messages : 109
 | Sujet: Re: [Habitation] Demeure des Sarutobi Sam 21 Juin - 21:53 | |
| Une fois la boîte aux lettres éclatée, tapit dans l’ombre du bâtiment, Kana observa la scène qui prenait place devant ces yeux émerveillés. C’est presque s’il ne se crut pas sur l’instant au beau milieu de la fête du village. Des étoiles plein les yeux, il ne put s’empêcher de bouger les lèvres en formant des « Ooooh » et des « Aaaaah » muets que toute personne prêt de lui aurait facilement reconnu, profitant même du bruit provoqué par le déchirement et l’envol des morceaux de boîte qui s’éparpillaient progressivement autour de l’habitation, pour applaudir à tout rompre tel un spectateur fasciné. Et puis, tant pis s’il se faisait choper, ça en valait bien le coup après tout. Après quelques instants, une certaine agitation à l’intérieur de la demeure sembla prendre la mesure de l’évènement quand soudain, un son surpassa aisément le vacarme ambiant. Maman Sarutobi faisait des siennes et à n’en pas douter, Blabla allait manger chaud. Séchant les larmes de joie qui commençaient à poindre au coin de ses yeux, Kana, en repensant aux réprimandes de sa propre mère quand lui-même se faisait choper, eut pour son camarade de jeu un moment de compassion qui s’estompa presqu’aussitôt au regard du chemin qui lui restait à parcourir pour accomplir le plan du moment. Il attrapa dans sa sacoche un crayon et un bout de papier sur lequel il inscrivit quelques mots, puis se baissa et saisit une petite pierre autour de laquelle il enroula en chiffon le morceau de papier. Prêt à passer à la suite, il se concentra sur les fenêtres de la façade, et comme prévu, c'est par là qu'Heke kun montra le bout de son nez. A vrai dire, de mémoire de Kana, le môme n'avait pas souvenir d'avoir vu le Sarutobi emprunter autre chose que la fenêtre pour sortir de chez lui, à se demander si la porte n'était pas condamner pour d'étranges raisons, comme une sorte de séquestration, oui, c'est ça, les Sarutobi séquestraient certainement tous ceux qui avaient osés ne pas rire à leurs blagues, ou peut être même des chats, tous ceux qu'ils avaient chassés, ce qui expliquerait leur haine croissante pour ces bestioles qui finissaient par les emcombrer. Il sortit donc la tête et le bras droit de leur cachette, visa la cible avec précision, et balança rapidement la caillasse vers son compagnon. BINGO. En plein sur les flancs du garçon. Plus qu’à attendre que celui-ci réagisse. |
|  | | Sarutobi Hekema Genin de Konoha


Inscrit le : 04 Jan 2008 Messages : 198
 | Sujet: Re: [Habitation] Demeure des Sarutobi Dim 22 Juin - 21:37 | |
| Le môme s'approcha de la boîte aux lettres. La réparer, une drôle d'idée. Elle avait implosé, il n'en restait que des miettes. Le seul moyen de la réparer était d'en construire une nouvelle, ou bien d'en voler une à un voisin. La seconde idée était beaucoup plus amusante que la première. Et il se mit à sourire bêtement, rien qu'à y penser. Un larcin en vue, et les neurones de notre Sarutobi s'illuminaient à la façon d'une guirlande de Noël. Il songeait déjà à qui serait sa cible, s'imaginant aller voler celle de l'Hokage, ou bien d'un Uchiha quelconque, la classe quoi. Et il lui faudrait un guetteur aussi, pour réduire les risques, et aussi avoir un compère à dénoncer lâchement, si jamais ils se faisaient prendre. C'était le jeu, après tout.
Il en était là de ses réflexions quand une douleur soudaine l'atteint au niveau de sa hanche. Il poussa un petit cri de douleur, la mine renfrognée. Il étudia le caillou agresseur pendant une petite minute, avant de daigner se baisser pour le ramasser. On ne savait jamais, des fois que ce serait une race de caillou mutant, qu'on aurait croisé avec des pois sauteurs du Mexique, un hybride génétiquement modifié, et programmé pour détruire tous les Sarutobi. Une arme terrifiante, qui ne payait pas de mine de prime abord, mais le danger était bien réel. Enfin, sauf si c'était juste un caillou avec une feuille autour. Et puis, sans risque, la vie ne valait pas la peine d'être vécue, aussi s'empara-t-il de son agresseur, et il retira la feuille en fermant les yeux. On ne savait jamais, ça aurait très bien pu libérer une bombe aveuglante, et je ne sais pas si vous avez déjà chassé un chat sans le voir, honnêtement c'est galère. Alors autant se montrer prudent, l'enjeu était trop grand.
RAS. Plutôt bon signe. Blabla. Le début du message donnait tout de suite le ton. Il n'y en avait qu'un pour exploser une boîte aux lettres façon feu d'artifice, lui balancer des pierres, et l'appeler Blabla. Il n'y en avait qu'un pour faire ça, alors qu'ils avaient convenu d'un code justement pour ce genre de situation. Le genre de code simple à retenir et à mettre en oeuvre, il suffisait d'accrocher son foulard, et Hekema se serait précipité au lieu de rendez-vous qu'ils connaissaient si bien tous les deux. Mais non, trop simple sûrement. Il fallait qu'il innove, étonnant de la part d'une feignasse pareille, il se donnait du mal pour inventer de nouveaux trucs. A moins qu'il se soit fait piquer son foulard pendant qu'il roupillait, ce serait bien fait, en tout cas.
La suite du message était assez attrayante, mais le souci, c'était moman. Elle voulait qu'il répare la boîte aux lettres avant de... avant de s'entraîner. Et là, il n'allait pas s'entraîner, donc elle ne pourrait pas lui dire qu'il avait désobéi. D'ailleurs, tout au contraire, il pourrait affirmer qu'il était allé en ville dans le seul et unique but de s'occuper de la boîte aux lettres. Le plan était machiavélique. Il s'approcha doucement du mur, en sifflotant, l'air de rien. Aussi discret qu'un éléphant lépreux qui chercherait à ne pas laisser de trace. Il tourna l'angle et se retrouva face au petit Nara, emmitouflé dans sa traditionnelle toge rouge. Il lui fit son regard casanova de banlieue, et attaqua. "Yo, ma kunoïchi muette préférée, c'est toi ? Oh j'aurai jamais cru. Je savais que les filles écrivaient souvent des lettres d'amour enflammées aux beaux garçons comme moi, mais là, vraiment, tu y vas fort. Je comprends que tu sois folle de moi, mais c'est un amour impossible, tu sais. Je suis vraiment désolé."
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